Recommandations de vote du collectif national pour les votations du 28 février 2016

1) NON à l’initiative «Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage»

Cette initiative, en plus d’être très mal rédigée, est rétrograde et discriminatoire. Elle répond d’une très mauvaise manière à un problème d’équité fiscale qui mérite cependant d’être débattu. Avec cette initiative, le PDC veut aussi nous vendre une baisse fiscale qui est socialement très injuste, car profitant essentiellement et quasiment qu’aux couples ayant les revenus les plus élevés, ceux qui ont donc le moins besoin de soutien. Ceci va aussi créer le cas échéant un trou financier d’environ 2 milliards, et ce manque à gagner va devoir être comblé par d’autres mesures, qui elles risquent fortement de toucher les familles les moins riches, ce qui est inacceptable.

2) NON à l’initiative «Pour le renvoi effectif des criminels étrangers»

Cette initiative menace une quantité impressionnante de personnes, tellement elle ratisse large, avec notamment un renvoi pour récidive d’un délit comme un simple excès de vitesse. Mais ceci dit, La Gauche n’est pas surprise de ne pas voir figurer dans la liste de l’UDC bourgeoise des délits sur la fraude fiscale ou de recel d’argent sale. Il ne s’agit donc pas d’une simple mise en œuvre de l’initiative du 28 novembre 2010, mais d’un texte bien plus restrictif, inscrivant dans la Constitution un panel de délits bien plus large. Cette initiative enlève aussi la possibilité aux juges de trancher de manière différenciée selon la gravité des situations. Le HCR dénonce cette initiative, avec l’appui de nos accords internationaux, mais aussi du respect de notre propre Constitution.

3) NON au 2ème tube au Gothard

Un second tunnel serait un formidable appel d’air pour créer un véritable corridor à camions dans un milieu alpin que le peuple a pourtant décidé de protéger en 1994 en inscrivant cette volonté dans la Constitution. De plus, les capacités du réseau routier du Sud du Tessin sont bien trop limitées pour pouvoir absorber un tel trafic supplémentaire, ce qui va occasionner des problèmes de bouchons encore bien plus importants. Une bien meilleure solution sera mise en œuvre en 2017 avec la liaison ferroviaire Apltransit, améliorant aussi la sécurité. La Gauche invite donc les citoyens à renoncer à gaspiller 3 milliards pour appeler le trafic international de poids lourds à venir gazer une région qui mérite notre protection.

4) OUI à l’initiative «Pas de spéculation sur les denrées alimentaires»

Cette initiative est très importante, car la spéculation sur les denrées alimentaires contribue grandement à provoquer certaines vagues de famine pour engraisser des financiers qui n’en ont largement pas besoin. Spéculer sur la famine est une honte, et l’enrichissement de ceux qui ne font que manipuler des chiffres derrière un ordinateur se fait aussi au détriment des producteurs, et pas que des consommateurs. La Gauche milite pour des modèles de production de proximité respectueux de l’environnement, et garantissant un bon prix de reviens correct aux producteurs. Ceux qui soutiennent cette spéculation contribuent aussi largement à former des mouvements migratoires et des déplacements de populations, les mêmes qui utilisent tous les raccourcis et mensonges pour stigmatiser les migrants (…).

CP Congrès 2015 – 5 décembre à Bienne

Un nouveau départ, et une nouvelle organisation !

A l’occasion du congrès annuel qui s’est tenu le samedi 05 décembre à Bienne, La Gauche suisse peut dire qu’après un creux de vague, sans doute inévitable, et peut-être même  salutaire, pour autant que nous sachions tirer les enseignements du passé, elle s’est maintenant donné les moyens pour aller de l’avant. La motion demandant la dissolution de La Gauche suisse pour recommencer autre chose, après la présentation des propositions du collectif national, a été refusée par 20 voix, 0 acceptation et deux abstentions par l’assemblée. Ce nouveau collectif national, à organisation bicéphale (partie alémanique et romandie/tessin) compte actuellement 14 membres représentant 8 cantons. Il va maintenant s’employer à travailler sur plusieurs axes prioritaires importants :

1) Invitation d’autres sections politiques cantonales de la gauche de la gauche à participer avec au moins un-e représentant-e aux travaux du collectif national. Ceci étant pour nous le meilleur moyen aussi d’y faire entendre sa voix, et aussi de tenir un maximum de sections cantonales politiques bien informées de ce qui se passe. La Gauche entend ainsi aussi pouvoir répondre le mieux possible à une demande de plus de transparence de certains camarades.

2) Inventaire de toutes les organisations politiques à gauche du PS et des Verts, des syndicats alternatifs et des associations, pour les inviter à nommer des représentants. Ces personnes seront ensuite invitées à un congrès de fondation pour la formation d’une future plateforme nationale. Cette nouvelle plateforme devra se trouver un nom, et aussi un mode de fonctionnement.

3) Les luttes sociales et initiatives menées par les principaux partis de la gauche gouvernementale (Verts et socialistes) et des grands syndicats allant dans le sens de nos inspirations politiques, seront aussi bien entendu soutenus par La Gauche suisse, privilégiant ainsi la défense de nos idées à des luttes d’appareils.

4) Travail sur l’équilibre des forces au sein du collectif national, avec un vote interne proportionnel garantissant un équilibre entre alémaniques et romands, sans oublier le Tessin, et avec aussi un droit de véto individuel pour chaque membre. Ceci devant nous permettre de continuer de donner nos positions pour tous les objets fédéraux, avec une approbation qui soit la plus large possible de nos prises de position.

5) Dans une seconde phase, et selon le succès de la fondation de cette nouvelle plateforme, qui aura pour but de pouvoir lancer des initiatives fédérales, et aussi de fédérer un maximum de forces dans différentes luttes sociales et campagnes nationales, La Gauche fera son bilan personnel et décidera de son avenir, en tenant compte de l’avis des militants de ses sections cantonales

Les membres du nouveau collectif national : Ce collectif va s’agrandir, et nous espérons que ce sera rapide, mais à peine avions-nous terminé notre congrès que déjà 4 nouvelles candidatures ont été enregistrées, elles seront ndonc proposées dès la première séance du collectif national.

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Frédéric Charpié
Secrétaire national (romandie et Tessin) Contact : info@lagauche.ch 078 892 73 74
Klingsor Reimann
Secrétaire national (suisse alémanique) Contact : info@alternative-linke.ch
079 237 13 55

CP Résultats des élections fédérales 2015

Suite à la progression de la droite xénophobe et libérale dans les urnes fédérales, nous aimerions plus de remise en question, mais surtout plus de propositions de la part des partis gouvernementaux de gauche. Cette gauche nous inquiète : Paquet Berset, économies antisociales dans le Jura, votes de députés pour le Cassis de Dijon ou pour pour le soutien d’une loi contre les libertés individuelles (LRens), et bien d’autres exemples qui sont autant de moteurs d’abstentionnisme, voir même de fuite d’électeurs vers d’autres tendances politiques.

Après une campagne tournant autour d’un problème migratoire qui n’existe pas, nous craignons que cette gauche gouvernementale continue son glissement à droite plutôt que de retourner à ses valeurs fondatrices. Pour les Verts, très peu de remise en question des deux co-présidentes, elles avaient déjà tiré la barre au centre suite au départ d’Ueli Leuenberger. L’écologie serait, selon elles, possible sans justice sociale? Pour nous pas, et seuls de véritables projets sociaux, ambitieux et défendus avec détermination, peuvent inverser la tendance. Il est temps de «faire envie»!

Surtout, nous félicitons notre camarade du POP Denis de la Reussille pour sa brillante élection. Il signe ainsi un retour espéré de la gauche de la gauche sous la Coupole fédérale. Prenant acte des résultats sortis des urnes, nous regrettons avoir raté des alliances importantes dans les cantons de Vaud et de Genève. Nous allons maintenant proposer une rencontre large en invitant un maximum d’acteurs de la gauche de la gauche suisse, non pour nous fondre dans un seul parti, car cette idée est abandonnée, mais pour préparer une plateforme déterminant de futures alliances indispensables. Nous pourrons redéfinir nos points de convergence essentiels, base sur laquelle nous avons déjà tous bien travaillé. Ces points politiques communs sont très importants, car ils font des alliances de la gauche de la gauche autre chose que de simples calculs électoralistes.

Pour le collectif national

Frédéric Charpié – Co/secrétaire national

Conférence de presse : la fin de la distribution postale dans les zones isolées

Jeudi 17 septembre 2015 à 13h45, au café Concordia, rte cant. 105, Vétroz

Le Syndicat Autonome des Postiers (SAP) et la Gauche Valaisanne Alternative (GVA) vous convient à leur conférence de presse et d’information pour dénoncer la fin de la distribution postale dans les zones isolées en Valais.

Un témoin concerné
Un habitant concerné par cette suppression témoignera de son parcours pour faire revenir la Poste sur sa décision. Nous vous présenterons d’autres cas.

Le Conseil d’Etat sera « peut-être » représenté
Nous avons invité le Conseil d’Etat à participer à la conférence de presse. En tant que garant du bien-être de TOUS les Valaisans, sa place devrait être à nos côtés.

Doris Leuthard a perdu le contrôle
La ministre de tutelle de la Poste a perdu le contrôle sur la Poste. Elle reconnaît qu’elle n’interviendra pas dans affaires opérationnelles de celle-ci. Nous poserons la question sur son utilité et sur l’utilité de sa réélection.

Création d’une poste inter-cantonale ?
La Poste Suisse s’est désintéressée de son mandat de base : la distribution d’envois postaux et la mise à disposition d’offices de poste à toute la population. Nous vous présenterons notre proposition de création d’une poste inter-cantonale.

Pour le Syndicat Autonome des Postiers : Olivier Cottagnoud
Pour La Gauche Valaisanne Alternative : Jean-Marie Meilland
Renseignements : Olivier Cottagnoud, 079.202.78.38

Manifestation de soutien aux réfugiés !

 Delémont – Samedi 12 septembre 2015 – 17h00/Place de la Gare

/org. Communautés kurdes et turques du Jura

– Discours de Frédéric Charpié – Co/secrétaire national de La Gauche

Cher-ères ami-es, vu les orateurs de cette manifestation, je vous salue déjà de la part de nombreux camarades solidaires du Jura Sud, et je tiens aussi en préambule à remercier chaleureusement les communautés kurdes et turques du Jura pour l’organisation de cette manifestation.

Aujourd’hui, nous sommes réunis pour dénoncer l’hypocrisie et la malhonnêteté de nombreux politiciens, allant de l’Union Européenne à ceux qui chez nous tiennent des discours truffés de mensonges. Mais nous sommes aussi là pour dire notre espoir. Un espoir justifié en voyant certains gestes de la société civile. Un espoir suscité par ces banderoles d’accueil brandies aux immigrés dans les gares allemandes. Un espoir et une solidarité que nous devons cultiver, aussi entre nous, de la société civile aux politiciens qui sont engagés, ou même en charge de ces questions. Nous ne devons pas baisser les bras face à cette vague brune qui inonde toute l’Europe.

Je reste persuadé que la société civile et les actions politiques locales constituent actuellement l’essentiel de la réponse immédiate à donner à ce nouveau flux migratoire généré par la barbarie et la guerre. Toutes ces actions, comme cette manifestation, et j’espère que nous allons en faire d’autres, vont aussi pousser nos politiques à revoir leur cahier de route. Nous sommes tous co-responsable de pouvoir diffuser des messages pour contrer ces vilaines saloperies que nous distillent la droite nationaliste et xénophobe. Nous devons dire la vérité, éduquer, et aussi nous-même apprendre par le flux de réseaux d’information dignes de ce nom. La menace des pseudo journalistes et des complotistes de tous poils est réelle, car ce venin coule de partout sur les réseaux sociaux, avec une jeunesse qui parfois se met à douter de vérités pourtant criantes.

Accueillir les victimes des sauvages islamistes est un devoir, mais c’est aussi une réelle chance pour notre pays. La Suisse ressemble à l’Allemagne, avec son faible taux de natalité et l’allongement du temps de vie. Nous sommes devant une vague de migrants avec un fort potentiel de dossiers qui seront acceptés. Je pense que les Syriens, mais aussi tous les autres, car personne n’est illégal, doivent pouvoir travailler le plus rapidement possible, car ces nouveaux citoyens vont aussi faire du bien à notre économie et contribuer à financer l’AVS. Tout le contraire donc que de venir squatter l’aide sociale et remplir nos prisons. Les chiffres de taux de prisonniers et de bénéficiaires de l’aide sociale sont souvent mis en avant par les partis xénophobes, qui oublient au passage de dire la proportionnalité de personnes pauvres dans ces deux catégories, et aussi en parallèle la représentativité des étrangers dans les classes les moins bien payés de notre pays. Alors pour lutter contre la délinquance et les coûts de l’aide sociale, il faut plus de justice sociale, ni plus ni moins, tout le reste, c’est du bla-bla.

Alors faisons preuve de dignité, mais faisons aussi preuve d’intelligence. Les premiers immigrés arrivés généreront un socle permettant de mieux faire face à la suite, et plus cette base sera solide et intégrée, moins nous auront à faire à des réflexes sectaires et communautaristes, et aussi à une montée du racisme, fond de commerce de partis xénophobes qui se nourrissent de nos divisions. Et on nous ressort le vieux fantasme de l’enfermement, de la barricade, des murs à monter autour de la Suisse, même si nous savons tous qu’au delà du fait que nous trouvons ça ignoble, c’est totalement inefficace, car l’hêtre humain qui se fait persécuter franchit tous les murs pour sauver sa peau, quitte à devoir vivre dans l’illégalité, et errer dans nos pays riches sans papiers. L’illégalité générant la clandestinité, accueillir, intégrer et permettre de travailler, c’est aussi faire baisser le coût de l’accueil, préserver la paix sociale, lutter contre le racisme, la délinquance et le travail au noir. Faisons-le! Mais faisons-le vite ! Maintenant, pour eux, pour nous, car ils ont tellement aussi à nous donner, et pour nos propres enfants, qui ne nous jugeront pas comme des criminels ayant laissé mourir des familles entières par peur de perdre un peu de notre luxe, alors que dans la réalité ce ne sera pas le cas.

Nous vivons dans un monde qui générera encore énormément de migrations, par les conflits, mais aussi des migrations climatiques, un climat qui n’est pas la raison majeure, mais aussi une raison de cet exode syrien, avec une sécheresse qui poussa de nombreuses personnes à quitter leurs campagnes pour aller en ville, faisant monter aussi les tensions sociales internes. Ici, le climat est donc secondaire, mais dans de nombreux autres endroits, il sera dans le futur la raison principale de nombreuses migrations. Préparer aujourd’hui l’accueil de l’autre, avec ses différences, est donc ni plus ni moins une question de survie pour toute l’humanité.

Nous sommes aujourd’hui face à une nécessité incontournable, celle de changer rapidement notre façon de penser le monde. Le sociologue Ulrich Beck avait lui proposé pour affronter ce changement de paradigme, de parler de «cosmopolisation du monde», et je pense que c’est une réalité à intégrer si nous voulons éviter des montées de nationalismes et de discriminations détruisant la paix sociale. Aujourd’hui, nous devons apprendre, ou que nous nous trouvions sur la planète, à penser notre expérience personnelle, subjective, en considérant les éléments qui la façonnent aussi et venant de très loin, comme les risques globaux du changement climatique, les dangers du nucléaire civil et militaire, et aussi le terrorisme. Il me paraît effectivement indispensable de pouvoir promouvoir cette manière de penser, sans pour autant devenir des obsédés formant un nouveau bloc d’intégristes, mais penser et promouvoir cette nouvelle forme de conscience globale, allant du besoin d’accueillir de notre mieux les personnes mises sur la route par ces phénomènes, aux multiples choix de consommation que nous faisons au quotidien.

Et à toutes celles et ceux qui aujourd’hui veulent dresser des barricades, hurlent à l’envahisseur et stigmatisent les étrangers, et je crois qu’ils se reconnaîtrons, je dirais en conclusion la chose suivante : «qui sème la pollution intensive, le néocolonianisme économique, vent des armes, roule pour les lobbys, les transnationales, et piétine tout au nom de l’argent, récolte des réfugiés, et c’est bien la moindre des choses ! »

Merci pour votre attention…

Frédéric Charpié / Co/Secrétaire national de La Gauche

Seules les phrases prononcées lors du discours sont valables

Votations fédérales du 14 juin 2015

Liberté de vote pour le diagnostic préimplantatoire. Cet objet n’est pas une question de politique de gauche ou de droite, mais une question personnelle, intime. Chacun votera donc en fonction de son propre vécu et de ses propres valeurs, un choix qui nous paraît difficile. Ont été mis en avant la souffrance des malades et des familles, le besoin d’acceptation du handicap par la société et de lutter encore pour développer des accompagnements adaptés aux besoins de tout un chacun, et aussi les limites de l’intervention de la médecine.

OUI à l’initiative sur les bourses d’études et révision de la loi sur les contributions de formation, car il est inacceptable que des jeunes soient actuellement plus avantagés que d’autres selon leur appartenance cantonale. La formation doit être accessible à tous, et indépendamment des capacités financières de ses parents ou de son appartenance cantonale. La Gauche milite pour l’égalité des chances et soutient cette initiative, car elle remet un peut d’ordre, et surtout plus d’égalité de traitement pour notre jeunesse.

OUI à l’initiative populaire sur la réforme de la fiscalité successorale. Une maigre contribution des plus riches face au creusage exponentiel des inégalités sociales, mais un pas dans le bon sens. Cette initiative ne met pas en danger la pérennité des entreprises, mais permettra d’aider le financement de l’AVS et freinera le démantèlement des services publics. Pour redonner la juste part à ceux qui produisent réellement de la richesse, les travailleurs, et aussi taxer ceux qui spéculent, même sur la dette des autres, il faudrait demander bien plus que ça.

OUI à la modification de la loi sur la radio et la télévision. Préservons des médias de qualité et indépendants, aussi pour nos 3 minorités linguistiques. La SSR et nos petits médias régionaux vivent de cette redevance. La Gauche refuse une berlusconisation de l’information helvétique. Quand un puissant achète la majorité de la presse, commence alors l’abrutissement des citoyens. Constatez que certains opposants à cette modification de loi sont les mêmes qui vivent des slogans simplistes. Alors, comme nous avons toujours assez d’ignorants, disons oui à la culture, à notre Suisse plurielle et solidaire, et au maintien d’une information de qualité.

Le  collectif national

CP 1er Mai alternatif à Tramelan

1er Mai alternatif de Tramelan, pour un  autre message !

La pluie a dissuadé bien du monde à venir aux défilés du 1er Mai, ici comme ailleurs, mais les nombreux messages de soutien, et surtout la qualité des interventions abordant certaines problématiques, en disent long sur les souffrances générées par ceux qui ne pensent qu’au profit, privilégiant la lutte des places à la véritable lutte pour défendre les plus faibles de la société.

Les opposants aux mesures d’Alain Berset ne savent pas lire ?

Aujourd’hui, le jardinier capitaliste sème en profondeur les ingrédients de son désert idéologique, et il a déjà manifestement totalement lobotomisé la tête du PSS. Comme le poisson pourrit toujours par la tête, les militants de base feraient bien de la couper avant de tous tomber gravement malades. Alain Berset, au Noirmont, dit sur BNJ TV que ses plus farouches opposants à son paquet de mesures n’ont pas lu son texte (Sic !), fallait oser ! Quel mépris ! Mais nous pouvons le rassurer, car non seulement nous savons encore lire, mais nous ne sommes pas plus privés de notre capacité de penser. Ce message nous fait un peu penser à d’autres mépris, comme celui de François Hollande, mépris pour tous les opposants, et aussi pour les plus démunis. Alors nous allons continuer de résister à cette lobotomie ambiante qui se propage au sein du PSS, et nous allons continuer de dire à ces bonimenteurs socio-démocrates qui nous expliquent combien les choses sont si compliquées, que ce n’est pas la réalité, qu’un autre monde est possible, et qu’une autre politique de gauche l’est aussi.

Sans gauche d’opposition, c’est la droite qui rigole

La réponse se niche au sein d’une base qui pour l’instant nous regarde au mieux avec distance, au pire en s’engageant dans des mirages de haine comme ceux vendus par l’UDC, la LEGA, le MCG, ailleurs le FN, et tant d’autres partis xénophobes, faciles d’accès pour crier sa colère. Les souffrances générées par les démantèlements de nos services publics, cumulés à ce système de santé à deux vitesses et à une pression grandissante sur les lieux de travail, font donc, en l’absence d’une véritable réponse de gauche, le lit de la droite, et Alain Berset, comme d’autres camarades flanqués la tête d’exécutifs, n’est pas étranger à ce phénomène quant il fait la promotion de projets de droite. Les dirigeants socialistes trahissent souvent leurs promesses électorales, oublieux qu’ils sont des bases d’un socialisme sur lequel leurs prédécesseurs ont pu s’appuyer pour générer de réels progrès sociaux. Il est donc temps de passer d’un socialisme d’aménagement pour la droite à un socialisme des idées, un socialisme de combat et d’opposition.

Pour que ceux qui subissent l’austérité ne se trompent pas de combat

Nos vies valent plus que leurs profits, mais pour les sauver, il faudra bien que ceux qui subissent ces politiques d’austérité se rendent compte qu’il arrive un moment où il faut choisir soit de lutter, soit de subir en silence, et aussi de bien réaliser que voter pour l’extrême droite ne les aidera pas, car ça fait bien longtemps que paysans et ouvriers ont été oubliés par le grand parti qui prétend encore les soutenir. Ce 1er Mai alternatif ne changera donc pas notre pays, et tel n’en était pas sa prétention, mais il a cependant permis à des camarades de se retrouver pour échanger, ensemble, et à partir de deux, on est déjà plus seul à subir dans son coin. Il aura aussi permis de mettre le doigt sur un véritable problème, et nous allons continuer d’appuyer sur ce levier. Nous continuons donc de donner notre message, celui de ce besoin de partage et de solidarité, pour que les citoyens partagent cette envie de remettre l’humain et la nature qui l’entoure au centre de leurs préoccupations, comprenant bien que l’ennemi public N° 1, c’est le capitalisme financier et ceux qui lui font la vie belle, et pas la poignée d’étrangers dont on met en exergue les dérives avec de grands titres de journaux pour taire leurs nombreuses réussites et leurs contributions fort utiles apportées à notre société. Dans le canton de Berne, les coupes budgétaires décidées par le Grand conseil paupérisent encore les plus faibles, et au lieu de bien voir qui est à l’origine de ces coupes et de voter juste, on préfère prendre un fusil pour s’en prendre à des travailleurs sociaux, le signe qu’un grand travail d’information est encore à faire.

Partager richesses et travail, la seule issue viable

La seule solution à la crise économique reste le partage du travail, des biens et des services, et une meilleure répartition des richesses Nord – Sud, sans quoi nous n’en avons pas fini de nous ramasser le boomerang de notre colonialisme économique en pleine figure. Seule issue pour les hommes, et seule issue aussi pour la nature qui les entoure. Privilégier une concurrence acharnée en jouant à fond le jeu d’un monde capitaliste fini, ne fera que creuser encore les inégalités de traitement entre ceux qui se bâfrent de richesses et ceux qui subissent cet appétit démesuré. Et qui va commencer, si les pays industrialisés les plus riches du monde ne font pas le premier pas? Personne. Nous ne militons donc pas pour toujours plus de production ou pour toujours plus de biens, mais pour plus de liens, de partage et de solidarité, et pour ce besoin impératif de repenser le logiciel de cette gauche helvétique, qui par le truchement d’élus comme Alain Berset, co-organise le démantèlement social de notre pays.

La paix du travail est devenue un outil de démantèlement

La paix du travail n’a pratiquement jamais servi les travailleuses et les travailleurs, on s’en est largement passé durant les 30 glorieuses, et maintenant elle ne sert pratiquement plus qu’à faciliter le dépeçage de notre industrie. Les grévistes de la Boillat on pu l’expérimenter à leurs dépens, eux et bien d’autres. Il faut donc revoir ce système syndical, car il dépend trop fortement de la manne financière encaissée sur l’autel de ses capitulations, comme nous venons de le voir avec la récente acceptation des conventions collectives de la poste, co-signées par Syndicom et Transfair. Comment après ça parler de partenariat social? Si c’est toujours le même partenaire qui assomme l’autre, à un moment donné, il y a divorce, rupture, refus de continuer sur cette lancée. Alors comment dire Stop, quand on est si dépendant de cet argent? Il faut redévelopper une logique de lutte et de combat social, réapprendre les bases d’un syndicalisme militant. La Gauche, et bien d’autres, se chargent de réveiller le PSS, et le syndicat autonome des postiers, lui, se charge de rappeler quelques valeurs essentielles à ces grosses machines syndicales. Bien sur nous sommes petits, mais persuadés que nous avons la responsabilité de continuer de promouvoir et donner notre message, et que celui qui ne dit rien est déjà mort, on ne lâche rien !

Le comité d’organisation

CP Votation populaire du 08 mars 2015

La Gauche dit NON à l’initiative populaire «Aider les familles! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées de l’impôt». Ici nous devons choisir d’accorder une baisse fiscale aux classes moyennes supérieures  et plus riches sans rien accorder aux autres. Au niveau fédéral, seuls les plus hauts revenus pourraient bénéficier de ce cadeau fiscal, par contre, ceci ne profiterait pas aux plus bas revenus qui ne sont pas soumis à l’impôt fédéral direct, et ce sont pourtant eux qui auraient le plus besoin d’un coup de pouce. Au niveau cantonal, la comparaison du PSS est bonne à ce sujet, soit que cet allégement fiscal permettrait à une famille riche de se payer une semaine de vacances, et à une famille pauvre de faire une sortie au zoo. De plus, ce manque à gagner chiffré à un milliard devra être repris ailleurs, et là on peut s’attendre à ce que les familles les moins aisées ne soient pas épargnées par de nouvelles mesures d’économie.

La Gauche dit NON à l’initiative populaire «Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l’énergie». Il faut promouvoir des énergies renouvelables, mais le faire en creusant encore les inégalités sociales est inacceptable. Encore une fois, ce seront aux moins riches de payer, comme les locataires d’immeubles mal isolés, mais aussi les habitants de régions périphériques mal desservies par les transports publics. Pour la TVA, c’est un impôt injuste, mais cette nouvelle taxe serait encore pire pour des classes populaires captives et dépourvues de moyens pour accéder à plus d’écologie. Cette initiative est donc juste bonne pour les plus riches. Mais ceci dit il n’est pas étonnant de voir les Verts libéraux préférer taper sur les petits, et nous les entendons moins disserter sur les multinationales hyper polluantes. Enfin, voir les Verts suivre les Verts libéraux dans cette aventure n’est pas un tournant énergétique, mais un tournant libéral bien regrettable si ce dernier devait se confirmer à l’avenir.

La Gauche suisse

Charlie Hebdo, refusons l’obscurantisme !

Presque tous des Charlie

Nous sommes tous des «Charlie», ou pas exactement, car d’une part les vrais sont pratiquement tous tombés sous les balles, et d’autre part le camp de l’obscurantisme, lui, ne proclame pas «Je suis Charlie !». Certains excités se réjouissent même ouvertement de ces assassinats, tandis que d’autres les condamnent, en s’affichant en « Charlie », mais tout en profitant au passage de généraliser, en appelant à la condamnation de toute une communauté, et oui. Mais il est vrai aussi que nous sommes nombreux à nous sentir unis à ce journal, et ce geste de ralliement est dans la réalité le marquage de volontés de participer à un véritable mouvement de rejet de l’obscurantisme, atterrés que nous sommes par le carnage qui vient de décimer l’équipe de rédaction de Charlie Hebdo.

Un courant de pensée ne meurt pas

On peut s’indigner sans partager la ligne éditoriale de Charlie Hebdo, qu’elle soit jugée un peu datée (ils travaillaient à sa rénovation), ou que l’on aime simplement pas ce style. Les croyants de tout poils instruits savent que ce journal aura surtout dénoncé les dérives commises par les hommes au nom des religions. Ces dessinateurs, humoristes et journalistes étaient dans la réalité tous des humanistes, profonds, sincères, libres, des enfants de Cavanna, un homme que nous sommes nombreux à remercier de nous avoir appris à penser, ni plus ni moins. En tirant sur ses camarades, c’est l’humanisme et la liberté d’expression que l’on a tenté d’assassiner.  Cette tentative est vaine, car on ne tue pas un courant de pensée, et on n’était pas un siècle des lumières en pesant sur la gâchette d’une kalachnikov, tout simplement.

Lutter contre les amalgames, absolument

Chaque membre d’une communauté, d’un groupe social, citoyen d’un pays, peut être victime d’amalgame si des fanatiques commentent des méfaits au nom du groupe auquel il appartient. Il sera accusé, et indépendamment du fait qu’il soit un pratiquant ou pas, un militant ou pas. Alors luttons contre les amalgames, car ce ne sont pas des musulmans qui ont assassiné des journalistes dessinateurs, non, ce sont des assassins, des pauvres types manipulés, et pas si malins que ça, pas si professionnels que ça, tout juste bien au point dans leur capacité de semer la mort de sang froid. Mais tout un chacun entend des «Faut tous les liquider, ces arabes !», et là, justement, au café du commerce, il faut pouvoir lutter contre ces raccourcis hideux, ces saloperies sans nom, rampantes et puantes.

Salauds de faux-frères

Je ne parle pas de terroristes, par refus de basculer dans la terreur qu’ils aimeraient semer, je préfère parler d’assassins. Dans la réalité, ce sont des gens manipulés, purs produits d’une société individualiste et inégalitaire ou ils n’ont pas trouvé leur place, ou ils n’ont pas voulu trouver leur place, aussi, car je ne les considère pas comme des victimes. Ils ont suivi quelques gourous faisant la une des journaux, avec cette vaine promesse de passer du stade de petit raté du quartier à celui de Star internationale squattant la une aux côtés de ses nouveaux faux frères. Irons-ils dans leur Paradis promis (pour peu que l’on puisse imaginer que ça existe)? Pauvres types, nous avons tous notre idée là-dessus, et c’est pourquoi j’utilise ici le terme de «faux frères», pour ces salauds qui les ont menés à l’abattoir, en leur faisant miroiter quelques paradis artificiels…

Nous avons besoin de satire

Dans un Etat de droit, un pays de liberté, on peut déposer librement plainte contre la satire, mais la justice violerait une valeur essentielle en condamnant cette satire. Le « rire de tout» est dans la réalité une thérapie, souvent un dernier recours, une échappatoire, un refuge pour dire, encore, et dénoncer le pire. Et y compris dénoncer des maux qui, et notamment par le truchement de groupes de pression, voudraient rester cachés. La satire est donc un signal avertisseur pouvant certes s’amuser gentiment de quelques travers, mais aussi confondre les pires vils salopards, un dessin en disant souvent plus long que bien des écrits. Prévenant aussi ça et là quelques dérives supplémentaires, la satire est nécessaire, incontournable et essentielle, dans un monde qui s’inscrit dans des conformismes orientés, choisis par les plus forts, ceux qui «possèdent». La satire, c’est donc bien souvent la voix des petits, qui dénonce les agissements et travers des plus forts. Vive la satire !!!

Un doit à l’indignation pour tous

A l’heure de manifester, ensemble, je pense que l’on a pas le droit de procéder au moindre tri, car chacun peut s’indigner contre l’obscurantisme. Il ne faut pas un certificat de «bon gauchiste libertaire» pour descendre dans la rue, non, car le symbole attaqué dépasse largement la rédaction de Charlie Hebdo, et il faudrait être bien sot pour ne pas le comprendre. Le siècle des lumières est l’héritage de tout un chacun, et si certains possèdent un réverbère ma fois un peu éteint à notre goût, se plonger dans une marée humaine proclamant la victoire de la lumière sur l’obscurantisme ne peut à mon avis pas leur faire de mal, bien au contraire.

Fric et liberté, l’heure des choix a sonné

On ne doit pas dresser des murs entre et autour de nous, mais travailler à la déconstruction des murs de la haine dressés par les architectes de l’obscurantisme. Alors, que se soit à coup de crayons, mais peut-être aussi maintenant à grand coup de canon, la liberté du monde doit maintenant pouvoir peser de tout son poids face à une cupidité internationale qui aura dicté jusqu’ici une large majorité d’interventions militaires. Le fric aux commandes doit céder sa place à une soif de liberté. Ces sauvages prétendent avoir construit un Etat. Jusqu’où allons-nous les laisser progresser dans la production de l’abject ? Jusqu’où allons-nous les laisser continuer de venir corrompre des milliers de jeunes, et nos propres enfants, pour les transformer en assassins? L’heure de faire des choix a sonné, et même si les réponses sont certes bien délicates, ne pas prendre d’initiative pour y répondre aujourd’hui laissera la porte ouverte à cette montée exponentielle d’un obscurantisme qui lui est le producteur d’évènements en cascade dont nous ne nous relèverons peut-être jamais.

Frédéric Charpié

 

CP Le fort fait taire, et c’est bien dommage !

Le comité national prend acte du refus de son initiative populaire demandant la suppression de l’impôt d’après la dépense. Nous allons encore analyser les résultats plus finement, mais nous pouvons déjà dire que si nos adversaires l’ont emporté, c’est la démocratie qui sort perdante ce soir des urnes helvétiques. Cette victoire est bien celle du mensonge et de la tromperie, qui véhiculés à renfort de millions pour  faire peur aux gens, ont atteint leur but. Nous respectons l’expression populaire des citoyens, mais nous leur présentons aussi nos excuses, pour ne pas avoir pu lutter contre la fronde de nos adversaires avec nos maigres moyens. Des chiffres qui font peur malheureusement trop souvent relayée par une presse que l’on peut globalement qualifier de lamentable dans le traitement de cette campagne.

Nous étions aussi associés au parti socialiste, et nos associés nous ont clairement roulé dans la farine, sous la houlette de Christian Levrat, véritable machine à perdre des initiatives fédérales, et qui aura réduit la nôtre en un simple match de tennis. Roulés aussi dans les engagements pris et non respectés par le PSS, qui n’a pratiquement pas dépensé un franc en publicité pour contrer les mensonges de nos adversaires, nous lâchant à ce niveau là dès que ce dernier s’est aperçu que l’affaire allait être difficile. La gauche alternative helvétique, à l’heure de songer aux prochaines élections fédérales, devra aussi bien analyser son potentiel et sa force de frappe si elle part unie, ou si elle préfère prendre d’autres sentiers tortueux. L’alliance avec ce PS là semble maintenant difficile, et ceci n’est pas un rejet de nos camarades socialistes, mais bien des dirigeants de ce parti, et du petit aérophage d’une poignée de ses fidèles élus, incapables de porter la moindre critique sur la stratégie de leurs dirigeants.

Nous avons été submergés par Christian Levrat et quelques camarades connus, des gens totalement déconnectés de la réalité de notre initiative fédérale, et malheureusement nous devons constater aussi que le clientélisme entre le service public RTS, et surtout celui de la RTS télévision, aura bien trop souvent relayé les initiants au rang de simples spectateurs d’un match de tennis dont nous ne voulions pas. Entre ce PS là et la gauche alternative, « le fort fait taire », et même si ce dernier n’a aucun membre dans le comité d’initiative, et a fait moins d’un tiers de signatures, il aura eu plus de 80% du temps de parole sur cette dernière. Mais le fort fait aussi taire dans le camp adverse, avec des mensonges propagés à grands renforts de publicité. Par ailleurs, nous avons aussi sous-estimé l’attachement à l’indépendance des cantons de nos amis alémaniques dans cette campagne. A l’heure de diffuser ce communiqué, aucun membre du comité d’initiative n’est invité à commenter ses résultats à la télévision Suisse romande, incroyable non ?

Aujourd’hui, encore une fois, la Suisse aura eu peur pour rien, et nous pensons que c’est bien dommage pour elle.

Frédéric Charpié – membre et coordinateur du comité de l’initiative

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