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CP Votations fédérales 18 mai

OUI à l’arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base :

Les soins de base doivent pouvoir rester accessibles à tout un chacun, et ce but essentiel est particulièrement menacé dans les zones périphériques, sans que cette mise en cause y génère des économies car les patients s’adressent plus aux services d’urgences pour des pathologies ne le nécessitant pas. La problématique de la relève des médecins de famille exige une revalorisation de cette formation et de l’attractivité de ce type de médecine de proximité qui joue un rôle essentiel dans notre système de santé. La Gauche soutient donc ce contre-projet qui va dans le bon sens pour atteindre cette revalorisation indispensable de la médecine de premier recours.

NON à l’initiative populaire pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants :

Cette initiative fleure bon la volonté d’une forme de retour à une société du moyen-âge. Personne ne cautionne les actes abjects commis par des pédophiles, et certains cas justifient de telles mesures. Ici, le problème réside dans l’unilatéralité d’application, qui peut aussi devenir de la pure barbarie car punissant de la même manière de dangereux criminels et une relation entre une personne de 19 ans avec une autre de 15 ans ayant dépassée le stade de la puberté, ce qui aurait pour conséquence pour celui de 19 ans de ne pas pouvoir travailler avec des mineurs tout sa vie. Cette initiative englobe aussi des objets déjà réglés dans le code pénal avec la même punition. Ainsi, un adolescent de 18 ans qui remettrait un journal pornographique à un mineur de 15 ans serait aussi interdit à vie de travailler avec des enfants. D’autre part, des mesures complémentaires et bien réfléchies pour lutter contre la récidive pour les actes de pédophilie sont déjà prêtes, et ces dernières nous paraissent bien plus efficaces, et aussi plus rapidement applicables.

OUI à l’initiative populaire pour la protection de salaires équitables (salaires minimums)

Certains domaines de l’économie vont souffrir, mais la protection des travailleurs passe avant ce genre de considérations. Toujours plus de personnes travaillant à 100% doivent avoir recours à l’aide sociale pour vivre décemment, c’est inadmissible. Jamais nous n’arriverons à concurrencer certaines pratiques salariales dans des pays en voie de développement, et nous devons développer des secteurs permettant de vivre de son travail, tout en nous souciant de secteurs spécifiques en difficultés par le truchement de mesures compensatoires ciblées. De plus, ce salaire minimum est aussi un bon moyen de lutter contre le dumping salarial pratiqué essentiellement dans les régions frontalières, et c’est aussi un bon moyen de faire avancer l’égalité hommes-femmes, en sachant qu’environ 70% des personnes concernées sont des travailleuses.

NON à l’acquisition de l’avion de combat Gripen

Cet achat est stupide tant du point de vue géostratégique que financier. L’heure est aux économies, et souvent elles sont faites sur le dos de la classe moyenne «vache à lait», mais aussi aux dépens des plus pauvres de notre société. De plus, l’idée de cette Suisse qui devrait être auto-suffisante sur le plan militaire prête à sourire vu le besoin d’interventions de nos voisins dans notre ciel «en dehors des heures de bureau». Pour La Gauche, M. Ueli Maurer devrait stopper ces mauvaises blagues. Notre armée est déjà suréquipée par rapport aux missions qu’on lui confie, et nos collaborations indispensables avec nos voisins suffisent pour garantir la sécurité de notre pays. Notre industrie doit opérer une profonde transformation dans des productions durables et d’avenir. La seule paix menacée, la paix sociale, l’est par les écarts toujours plus importants entre ultra riches et pauvres, cela faisant le lit de partis xénophobes. Penchons-nous déjà sur ce genre d’investissements avant de gaspiller de l’argent pour satisfaire les actionnaires du lobby des armes.

 

Pour le collectif national : Frédéric Charpié – secrétaire / info@lagauche.ch – 078 892 73 74

CP Journée des Femmes 2014

L’égalité, maintenant !

En 1996, la loi fédérale sur l’égalité entre les femmes et les hommes entrait en vigueur (LEg). Qu’en est-il 18 ans après ? Et bien les femmes ont aujourd’hui en moyenne et à qualifications égales des salaires 20% inférieurs à ceux des hommes, c’est une véritable honte.

Chaque année, la journée des femmes voit ressurgir les mêmes slogans du type «L’égalité, maintenant!», et depuis 18 ans cette égalité est inscrite dans la loi. Alors, à quoi sert cette loi ? Qui en bénéficie réellement ? Comment améliorer cette situation ? Pour nous, le constat que pratiquement 40’000 femmes gagent moins de 4’000.- CHF par mois avec un emploi à plein temps (chiffres du syndicat UNIA) est encore une raison de plus pour déjà glisser un grand OUI dans les urnes pour le salaire minimum.

Cette loi ne fonctionne pas pour diverses raisons : Peu de contrôles ; punitions pas dissuasives ; peur de dénoncer les situations. Pour nous, il faut aussi s’attaquer aux raisons de ces discriminations. Notre proposition est de créer un congé parental de 6 mois, en avertissant les employeurs dans un délai raisonnable pour informer du choix des deux parents, soit combien de temps chaque parent veut bénéficier de ce congé, avec la possibilité de le prendre en même temps (par exemple les deux durant 3 mois). Ainsi, un employeur ne pourra plus préférer engager un homme ou une femme en fonction de ce critère.

Il faut aller de l’avant, alors que certains aimeraient faire reculer les droits des femmes, comme récemment avec ce débat sur le non remboursement de l’IVG dans l’assurance de base, heureusement rejetée. Mais nous devons aussi trouver des solutions pour diminuer le nombre de violences et agressions subies par les femmes dans notre pays, notamment en multipliant les antennes de consultation et d’accueil pour les victimes d’effraction comme le préconise la loi du 23 mars 2017 sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI), car faire des lois est une bonne chose, mais faire en sorte que ces dernières soient respectées serait encore mieux.

Le collectif national

CP Votations fédérales 9 février

Votations fédérales :

Initiative sur l’immigration de masse : L’acceptation de cette initiative place aujourd’hui la Suisse en position très difficile, car les négociations avec l’UE seront difficiles. Ce OUI est une mauvaise nouvelle pour TOUS  les travailleurs. L’UDC, qui a constamment combattu les mesures d’accompagnement pour protéger les travailleurs des effets pervers induits par la libre circulation des personnes, est aujourd’hui celle qui cueille les fruits de ce manque de protection, et cette droite xénophobe a aussi gagné les voix d’une classe ouvrière qui se détourne de la politique menée par la gauche institutionnelle et celle des grandes centrales syndicales europhiles. A la veille des élections européennes, la Suisse donne aussi un bien mauvais signal à ceux qui luttent contre les partis d’extrême droite. Certains «associés» du OUI, partis bourgeois, doivent aussi faire profil bas, eux qui ne soutiennent jamais les travailleurs et les locataires sous la Coupole fédérale.

Initiative sur le financement de l’avortement : Nous nous réjouissons de ce bon résultat, et surtout en observant que nos affirmations étaient fondées quand au fait que les initiants s’attaquaient bien à l’avortement par le biais de cette initiative. Dans la défaite, le président de l’association «choisir la vie» Olivier Dehaut se lâche, et ses propos font froid dans le dos. Il dit à la TSR ses regrets que nous soyons « entrés dans une culture de mort »  (Sic !). Pour nous, tout ceci participe à un phénomène général de désirs jusqu’ici inavoués ou bien plus timides de retour à l’âge de pierre, que La Gauche va continuer de combattre avec détermination.

Initiative sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire : L’acceptation de cette initiative est une bonne nouvelle, car ceci va permettre de développer des moyens de transports plus écologiques, bien que pour La Gauche il faut encore se pencher très sérieusement sur le prix des transports publics, et continuer de viser la gratuité de ces derniers. Il s’agirait maintenant aussi de viser un véritable tournant écologique, et d’investir dans la recherche, car ce secteur est aussi à terme un vecteur d’emplois important

Votation cantonale :

La section de Zurich à toujours le vent dans le dos : Aujourd’hui, lors des élections communales de la ville de Zurich, la section Alternative Linke passe de 5 à 8 sièges et conserve son siège au conseil municipal. La Gauche se félicite de ce résultat, et remercie encore les camarades zurichois pour leur investissement dans la préparation du passage dans les urnes de notre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux.

 

 

Réd : Frédéric Charpié –  Secrétaire national

CP Votations du 9 février 2014

La Gauche dit OUI au financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF)

A l’heure de l’explosion des besoins de mobilité ou le train atteint ses limites de capacités, il est important de faire ce choix de société durable, d’entretien et de développement de la mobilité douce. Ce projet bon, bien qu’incomplet, car il s’agirait aussi de trouver des financements visant une forte diminution des prix, pour garantir une accessibilité à ce type de transports publics au plus grand nombre. Ce secteur, comme d’autres secteurs écologiques, est aussi intéressant car il peut générer des milliers d’emplois. Ici, il faut aussi investir dans la recherche et stimuler le savoir-faire de la Suisse dans le développement de technologies écologiques.

La Gauche dit NON à l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée »

On s’en prend aux femmes les plus démunies et à la solidarité en matière de santé, poussant notamment des femmes à des pratiques «sauvages» mettant leur vie en danger. Il faut nous mobiliser contre une initiative qui au fond s’en prend à un acquis social important pour les femmes de notre pays depuis 1981, ainsi qu’un régime des délais accepté par 78% des citoyens en 2002. Ces améliorations ont permis de passer de 50’000 interruptions de grosses à 10’000 par année. Mais il existe d’autres moyens pour encore diminuer le nombre d’IVG, comme le remboursement de la contraception par l’assurance maladie. La Gauche vise le progrès social, et pas un retour à l’âge de pierre quémandé par quelques intégristes.

La Gauche dit NON à l’initiative «Contre l’immigration de masse »

Avec cette initiative, l’UDC part d’un véritable problème qui est celui du besoin urgent de mesures de soutien pour tous les travailleurs et nous propose, en lieu et place de solutions, d’aggraver encore ce problème avec une initiative stupide et xénophobe. Nous devons donc nous pencher sur différents axes pour protéger nos travailleurs, soit l’instauration du salaire minimum, la lutte contre le dumping salarial, et le développement de mesures palliant aux problématiques liées à la libre circulation des personnes. Cette politique restera aussi le meilleur moyen de faire barrage à des initiatives aussi stupides qui nous mettrait dans une situation de paupérisation de tous les travailleurs et des entreprises.

Le collectif national

CP Forfaits Fiscaux: Le Conseil des Etats est à côté de la plaque !

Le Conseil des Etats rejette ce matin notre initiative demandant la suppression des forfaits fiscaux par 30 voix contre 9 et 3 abstentions. Mais vu la majorité bourgeoise et de droite de la Chambre haute, ce n’est pas une surprise.

Ce matin, avant de monter à l’échafaud du Conseil des Etats, notre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux savait déjà qu’on lui couperait la tête, mais nous sommes tout de même déçus par la promptitude de nos élus à actionner la machine. Le dossier retourne donc à la chambre basse, mais il peut bien voyager ou bon lui semble sous la Coupole Fédérale, nous ne nous n’attendions pas à grand chose de ces différentes pérégrinations à la Berne fédérale dès le lancement de cette initiative. Nous remercions nos camarades socialistes, les Verts et les syndicats pour le coup de pouce apporté à notre récolte de signatures, et à défaut d’avoir de nombreuses interventions parlementaires engagées, il est pour nous très important que tous puissent au moins voter pour le bon sens imposé par notre texte, message subliminal adressé au socialiste Hans Stökli et au Vert Robert Cramer, qui se sont abstenus ce matin (…).

Ici, le Conseil d’Etat navigue non seulement à côté de la plaque, mais il prend aussi réellement les citoyens contribuables pour des imbéciles en avançant sans cesse des chiffres pleins, comme si l’entier de ce que payent ces riches étrangers actuellement était appelé à disparaître comme une perte nette et sèche pour notre pays. Le valaisan Jean-René Fournier détient sans doute la palme de la mauvaise foi en annonçant sans la moindre hésitation une perte de 100 millions de francs pour les valaisans. A lui de nous donner les sources de ses informations, car ça nous intéresse beaucoup.

Premièrement, La Gauche n’arrive pas avec les mains vides avec cette initiative fédérale, car plusieurs cantons ont déjà aboli cette pratique. Le plus emblématique est le canton de Zurich, un canton qui malgré le départ de la moitié de ses riches bénéficiaires a réalisé un bénéfice fiscal avec ceux qui sont restés et payent leurs impôts normalement. L’exercice est donc ici déjà payant, mais il faut aussi y ajouter des éléments clairs pour voir qu’il l’est doublement.

La Suisse à d’autres atouts à jouer :

Sur moitié des millionnaires étrangers ayant quitté le canton de Zurich, 2/3 sont restée en Suisse, et nous pouvons raisonnablement penser qu’avec une solution nationale, quelques uns seraient tout de même restés en Suisse pour bien d’autres raisons. Partant, nous somme étonnés de voir le manque de confiance de nos parlementaires dans « l’offre helvétique » globale faite à ces personnes.

 Les partants moins impliqués, et qui laissent de belles propriétés à d’autres riches :

Si notre initiative fédérale est acceptée, ceux qui décideraient de quitter notre pays ne sont pas ceux qui ont le plus de liens avec la Suisse, pas ceux qui trouvent bien d’autres bénéfices secondaires à rester dans notre pays, et donc plutôt ceux qui ont les ancrages d’investissement et de dons aux associations les moins importants. De plus ils ont plus de chances de laisser derrière eux de jolies propriétés que des studios miteux dans des quartiers populaires. Nous voyons ici avec l’expérience Zurichoise que ces riches propriétés sont recherchées, et rapidement vendues, mais aussi que les repreneurs ne sont pas des pauvres et payent leurs impôts normalement, et y compris des étrangers.

Les forfaits fiscaux, un système en voie de disparition :

La pression internationale tend à ce que la chasse aux forfaits fiscaux s’organise de plus en plus, et la France a déjà fait valoir certaines volontés à ce sujet.  La récente étude de Gabriel Zucman, Doctorant à l’Ecole d’Economie de Paris et rédacteur en chef de la revue Regards croisés sur l’économie est aussi intéressante quand à l’avenir des paradis fiscaux, qui vont subir de plus en plus de pression. Pour nous, il vaut mieux débarrasser notre pays de cette échine dans son talon, histoire de pouvoir profiter de cet avantage dans nos relations d’affaire internationales, que d’attendre qu’on nous impose cette suppression par de multiples pressions externes.

Une question d’équité et de justice fiscale :

 Il n’y a donc que des avantages pour les citoyens contribuables de supprimer ces avantages fiscaux, mais c’est aussi une question d’étique et d’égalité de traitement, chaque personne devant, selon notre Constitution, contribuer à l’impôt en fonction de ses revenus et de sa fortune. A l’heure des différentes coupes sociales subies par les citoyens suisses, qui eux doivent payer leurs impôts jusqu’au dernier centime, il est de plus en plus indécent de maintenir un système permettant à des personnes fortunées d’échapper à ce prélèvement.

700 millions de gains supplémentaires, et pas une perte :

Nous n’avons pas le culot et l’inventivité extravagante de nos adversaires, mais vu ce qui précède, nous pouvons sans autre prendre le contre-pied de leurs annonces objectivement mensongères pour affirmer le contraire, soit que la Suisse, avec la suppression de ces forfaits fiscaux, et en plus de nombreux avantages dans ses négociations internationales, gagnera 700 millions de francs de plus par année.

 

Frédéric Charpié – Président du comité d’initiative

CP Votations 22 septembre

Initiative populaire «OUI à l’abrogation du service militaire obligatoire»

La Gauche est contre l’armée, mais refuse cette initiative qui n’a pas fait l’unanimité du GSSA, elle recommande donc de voter NON. Le peuple suisse veut une armée, soit, mais nous ne voulons pas glisser vers une armée professionnelle qui ne coûterait pas moins cher. De plus, nous estimons qu’aujourd’hui aucun citoyen n’est réellement obligé de servir dans l’armée car il peut choisir la voie du service civil. Mais cette initiative abroge aussi l’obligation de faire un service civil, soit l’obligation de consacrer un temps pour la collectivité dans notre société individualiste. Dans l’histoire, les armées de milice ne se retournent pas contre leurs peuples. A défaut de suppression, nous aimerions aussi que l’armée s’engage plus dans certains conflits pour des missions désarmées et d’aide aux populations civiles pour au moins servir à quelque chose de concret.

Libéralisation des heures d’ouverture des shops des stations-service

La Gauche suisse dit NON à cette libéralisation, car nous ne voulons pas encore plus précariser des emplois, et il n’y a pas de besoins réels justifiés et indispensables pour la population. Que les services des urgences des hôpitaux soient constamment ouverts, d’accord, mais devoir assurer un service pour vendre de telles marchandises est aussi idiot qu’inutile. A voir les publicités imbéciles fleurissant pour cette campagne, La Gauche dit que si certains se soucient essentiellement de saucisses à rôtir, La Gauche s’intéresse elle à la qualité de vie familiale et sociale et donc aux horaires décents de ceux qui les vendent.

Révision de la loi sur les épidémies

La Gauche laisse la liberté de vote sur ce sujet qui demande de pouvoir obliger une vaccination en cas de danger, car les deux parties nous semblent avoir des arguments valables. D’un côté la demande de liberté individuelle et la dénonciation de pressions de lobbys pharmaceutiques, et de l’autre une obligation qui serait faite pour le bien collectif en cas de danger majeur, et sous le contrôle de l’Etat. Nous sommes pour la liberté de vote car ici il s’agit plus à notre avis d’une question de vision personnelle qu’une réelle question de positionnement pour un parti politique, et donc nous laissons la liberté de vote à ce sujet.

Pour le collectif national
                                           
                                          Frédéric Charpié

CP Abolition des forfaits fiscaux : Le Conseil fédéral manque de courage, mais les initiants restent confiants

Après qu’il ait déjà recommandé le rejet de l’initiative pour l’abolition des forfaits fiscaux, le Conseil fédéral en remet une couche. Son communiqué de ce jour n’apporte aucun nouvel argument. Avec ce rejet, le Conseil fédéral manque à nouveau une occasion d’en finir avec un privilège fiscal obsolète pour super-riches et également de donner un signal fort et positif dans un thème actuellement très délicat de politique extérieure.

L’initiative exige les mêmes règles pour tous : chacun doit payer ses impôts selon ses capacités économiques. Le forfait fiscal est contraire à la règle d’égalité de traitement et enterre la morale fiscale. A cette inégalité fondamentale, la révision cosmétique adoptée par le Parlement en automne dernier n’y a rien changé du tout, car les 5500 profiteurs actuels ont bénéficié d’une période de transition de 5 ans, ainsi il ne se passera rien jusqu’en 2019.

Abolitions cantonales : un bilan intermédiaire positif

Les initiants – La Gauche –  Alternative Linke – La Sinistra, aidée par la suite par le PS, l’USS et Unia, attendent avec grande confiance la votation qui approche. Le bilan des votations cantonales passées est positif. Entre 2009 et 2013, de telles votations pour l’abolition des forfaits fiscaux ont trouvé une majorité dans 5 cantons (ZH, SH, SG, AR et BL), de plus à Bâle-Ville, le Parlement a décidé à une grande majorité leur abolition. Dans les cantons de Berne, Nidwald, Thurgovie et Lucerne, les initiatives ont été rejetées mais à une très faible majorité. Une comparaison avec le résultat de l’initiative pour la justice fiscale du PS en 2010 démontre que les initiatives d’abolition de forfaits fiscaux atteignent entre 11 et 23 % de OUI en plus.

Zurich : l’abolition rapporte

L’exemple de Zurich prouve que l’abolition des forfaits fiscaux peut rapporter. L’exode annoncée n’a pas eu lieu : la moitié sont restés, et ils ont apporté plus d’argent que tous les profiteurs réunis d’avant. De plus, sur la moitié de « migrants », plus de 50% sont restés en Suisse et on juste changé de canton, ce qui nous fait dire que raisonnablement avec une solution helvétique, tous ces « exilés cantonaux » ne quitteraient pas forcément la Suisse, ayant des attaches qui comptent dans notre pays, donc le résultat serait encore plus positif.

 

                                                               Pour le comité d’initiative : Frédéric Charpié

Renseignements:

En français :                     – Frédéric Charpié, secrétaire national La Gauche 078 892 73 74

En allemand :                   – Nicklaus Scherr, coordinateur alémanique 044 241 77 18

PS :                                      – Susanne Leutenegger Oberholzer 079 673 01 03

UNIA :                                 – Vania Alleva 076 330 82 07

CP Votations 9 juin 2013

Votations fédérales du 09 juin 2013: positions de La Gauche suisse

Référendum sur les dernières modifications de la loi sur l’asile (LAsi)

Nous soutenons ce référendum depuis le début. Il faut revoir notre système d’accueil en profondeur. Si ces modifications sont avalisées par le peuple, la Suisse ne respectera plus certains droits de l’homme des plus élémentaires, une véritable honte. La désignation de boucs émissaires fonctionne bien en période de crise mondialisée, et même en période de plein emploi la cupidité de certains partis arrive à faire douter la population. La Gauche compte sur un réveil citoyen, car maltraiter une poignée de pauvres gens ne va rien résoudre. La Suisse est un pays ou le vivre ensemble doit pouvoir prévaloir pour garantir une cohésion nationale pluriculturelle et plurilingue à laquelle nous sommes tous attachés, maltraiter ainsi des réfugiés, c’est nous renier nous-mêmes et cracher sur nos valeurs les plus fondamentales.

Élection du Conseil Fédéral par le peuple

La Gauche est favorable à une élection du Conseil Fédéral par le peuple, mais nous voyons 2 raisons principales pour ne pas soutenir cette initiative. 1) Il n’est pas prévu de limite de budget et de temps de campagne pour cette élection, ce qui donnerait un avantage conséquent aux riches partis bourgeois et à l’UDC pour arroser le pays de propagande et occuper le terrain. 2) Il n’y a pas dans le texte proposé de garantie suffisante pour maintenir une chance de représentation de certaines régions et rien pour le maintien d’un équilibre ville-campagne. Pour ces deux raisons essentielles, nous rejetons cette initiative. Cependant le système actuel n’est pas satisfaisant, et pour le maintien acceptable du mode d’élection actuel du Conseil Fédéral, il faudrait empêcher les élu-e-s de nos deux chambres de siéger dans des Conseils d’administration et limiter drastiquement l’accès des lobbyistes à Berne, quitte à devoir augmenter les indemnités des élu-e-s siégeant sous la Coupole Fédérale.

CP Forfaits fiscaux: le Conseil fédéral ne soutient pas notre initiative

Sans surprise, le Conseil fédéral ne soutiendra pas notre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux. Nous le remercions de n’avoir pas proposé de contre-projet, convaincus que cette dernière va être acceptée en votation populaire.

Le Conseil fédéral dit que l’on a déjà durcit les choses pour les millionnaires bénéficiant d’un forfait fiscal, en passant la dépense minimale prise en compte pour calculer leurs impôts de 5 à 7 fois la valeur locative de leur logement. Ainsi, en retirant une goutte d’eau de cet océan d’injustice fiscale, le Conseil fédéral crois qu’il va pourvoir convaincre les citoyens d’avoir réellement durcit le ton, si ce n’était pas si ridicule, ce serait presque amusant !

Non content de se moquer du monde avec cette petite mesure, le Conseil fédéral annonce que ce système aurait rapporté 668 millions de francs en 2010 à la Confédération. C’est vrai, mais nos 7 sages oublient de mentionner ce que nous aurait potentiellement rapporté le fait que ces personnes payent leurs impôts comme tout le monde, et y compris si la moitié devaient quitter la Suisse.

L’exemple zurichois est criant, et grâce à l’initiative de notre section cantonale,  Zurich a supprimé début 2010 cet avantage fiscal et est maintenant bénéficiaire malgré le fait que la moitié des millionnaires au bénéfice d’un forfait aient pris la poudre d’escampette. Et 70% des riches ayant quitté le canton de Zurich sont restés en Suisse. Que faut-il en déduire ? Et bien qu’une partie de ces gens n’auraient pas forcément quitté la Suisse, et donc avec une initiative fédérale, la migration extra-cantonale étant rendue impossible, nous serions encore bien plus bénéficiaires que les zurichois ne le sont déjà.

De plus, il est temps d’enlever cette échine du pied à dame Helvétie, car ici nous sommes montrés du doigt par les pays avec qui nous commerçons. Ces forfaits, une fois supprimés, ne seraient plus un frein à nos négociations commerciales avec les pays voisins subissant cet exode fiscal, mais ceci permettrait aussi à notre pays de soigner son image, chose difficilement chiffrable, mais tout de même importante à relever.

Charpié Frédéric – Secrétaire national

CP Votations fédérales du 03 mars 2013

OUI à l’arrêté sur la politique familiale, car il faut prendre des mesures dans un pays où la courbe de soutien aux familles diminue face à celle de la richesse exponentielle d’un tout petit pourcentage de citoyens nantis, et nous pouvons constater ce manque de soutien avec un taux de natalité des plus bas d’Europe (1,5 enfant par femme). Pour un pays riche, c’est une véritable honte, et La Gauche soutiendra toutes les mesures visant à une meilleure répartition des richesses. La soutien aux familles est donc un volet important pour La Gauche, qui s’étonne de constater dans les faits que de grands partis bourgeois portant cette initiative sont les mêmes qui s’en prennent aux classes moyennes dans de nombreux autres domaines, en menant des politiques privilégiant les plus riches et attaquant sans cesse le soutien aux biens et aux services publics.

OUI à l’initiative contre les rémunérations abusives «initiative Minder». Car cette initiative se situe dans le même esprit de la ligne politique défendue par La Gauche, notamment avec notre initiative fédérale pour la suppression des forfaits fiscaux, qui sera prochainement soumise aux citoyens. Les rémunérations abusives, en temps de crise économique mondialisée, sont clairement indécentes, et le cas de M. Daniel Vasella n’est que la partie visible de l’iceberg. Ici, nous pouvons dire que cette initiative n’est largement pas suffisamment radicale car cet « arrangement » ne résoudra pas de nombreux points laissés à la libre décision des actionnaires, laissant ainsi encore bien trop des possibilités au maintien de l’arrogance du monde de la finance, mais de manière générale cette initiative fédérale va dans le bon sens.

OUI pour la modification de la loi sur l’aménagement du territoire, malgré les résistances de certains membres du comité, qui mettent en avant que cette mesure ne résout pas un certains nombre de problèmes en milieu urbain, et qu’elle est aussi une mesure «par le haut» privant les cantons de leur souveraineté en la matière. Cette initiative est aussi vue comme un manque de délicatesse pour les petits propriétaires fonciers de certaines régions qui verront leurs biens dévalués considérablement, passant par certains endroits avec un dézonage de 200.- CHF le M2 à 8.- CHF le m2. Cependant, l’intérêt général primant sur quelques intérêts individuels, le comité est favorable à cette modification de loi. Ce projet de modification de la loi permet dans les faits d’éviter un mitage du territoire prenant des proportions indécentes dans certains cantons. Partant, les cantons concernés ne peuvent pas légitimement revendiquer un droit à la souveraineté cantonale après avoir mené des politiques bien trop libérales et irresponsables en matière d’aménagement du territoire, ils devront donc assumer leurs politiques face à leurs citoyens qui feront le frais de ce changement de loi.

 

Le comité directeur