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Mali: les obscures motivations françaises !!

Papier de contribution pour la réflexion de La Gauche suisse sur le conflit malien

Frédéric Charpié – Secrétaire national – Le 21 janvier 2013

 

Mali, le MNLA devrait recevoir l’appui de la France et de la communauté internationale, et primer sur les forces de la CEDEAO dans la résolution du conflit malien, mais la France est surtout venue au Mali pour préserver et développer ses propres petites affaires !

 

En ayant choisi de se lancer dans un conflit armé au Mali, une fois les rebelles intégristes mis hors d’état de nuire, la France devra tout faire pour favoriser l’autodétermination du peuple malien et la mise en place d’un futur processus démocratique, et notamment en collaborant étroitement avec le mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), seul gage d’un processus de paix pouvant à terme résoudre un conflit Touareg vieux de plus de 30 ans. Mais tout ça n’est actuellement pas en bonne voie, bien au contraire ! Hollande débarquant au Mali a tout du colon calculateur qui veut exploiter le sol malien avant toute autre chose, avec de claires visées sur le potentiel minier du pays, et particulièrement sur l’uranium se trouvant dans la région de Faléa. Partant, la Suisse doit tout entreprendre pour accélérer et promouvoir une médiation la plus rapide et la plus forte possible avec le MNLA.

 

Mali, le difficile progrès de la démocratie :

 

Bamako, le 26 mars 1991, Moussa Traoré se fait renverser après 22 ans de dictature, ayant préféré la fermeté totalitaire plutôt que de laisser s’exprimer la voix du multipartisme. Les répressions sanglantes que Traoré a commandées lors des marches pacifiques des 21 et 22 janvier 1991 furent le déclencheur du coup d’état qui précipita la chute de sa présidence, et qui le condamna à mort au procès qui suivi. Présent à Bamako en mars 1991, je qualifierais ce coup d’Etat comme relativement «doux» en comparaison à d’autres soulèvements en Afrique.

 

Après 1991, on peut parler d’une relative stabilité au Mali, et notamment grâce à l’élection du président Amadou Toumani Touré en 1992, réélu en 1997, des élections qualifiées par ses opposants de truquées, mais pas à une échelle pouvant objectivement remettre en cause la légitimité de ce nouveau président, reconnu par la communauté internationale. Au Mali, comme dans de nombreux autres pays africains, on peut affirmer que la richesse du sol ne sert largement pas le peuple et son développement, mais bien les actionnaires des compagnies étrangères qui l’exploitent, avec dans tous les cas la complicité très intéressée du gouvernement en place.

 

Dans les faits, Amadou Toumani Touré dirige le Mali de 1992 à 2012 et arrive à le maintenir dans un climat de relative paix générale, on pourrait situer son «curseur de corruption», du point de vue du marchandage des richesses de son sol, relativement central par rapport à la moyenne des pays africains. Le seul mouvement contestant ses agissements et le délaissement de la population malienne, et menaçant le pouvoir de prendre la partie Nord du pays est le mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un mouvement autochtone luttant pour l’indépendance du sud du Mali, et autoproclamé laïque. Depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012, une équipe de cupides militaires, bien pire que celle de l’ancien président, tient le pays, et le président Amadou Toumani s’est réfugié à Dakar. Partant, il serait fort utile que la France, qui ne cesse de parler de «la demande d’aide officielle des autorités maliennes», précise bien de quelles autorités il s’agit, soit une bande de putschistes non élus sous les ordre du capitaine Sanogo, un groupe illégitime n’ayant d’ailleurs agendé aucune élection pour appuyer sa légitimité depuis sa prise de pouvoir.

 

Le processus démocratique au Mali est globalement dans une avancée médiocre par rapport à d’autres pays, citons en exemple pour l’Afrique de l’Ouest le Sénégal, et ce récent coup d’état fait encore reculer ce processus. La corruption qui règne au Mali permet difficilement une mobilisation efficace et unie des maliens pour lutter contre l’intégrisme des différents groupes islamistes qui gangrènent le pays depuis le Nord. Il y a donc clairement un lien de cause à effet entre la lutte inefficace des populations autochtones contre les groupes islamistes et le manque d’avancées démocratiques pour les régions concernées. Il s’agirait donc ici pour les occidentaux qui voudraient réellement lutter durablement contre les islamistes radicaux de soutenir avant tout l’avancée de la démocratie dans les pays africains, avant d’aller y défendre leurs intérêts personnels.

 

Les priorités de la France au Mali :

 

Actuellement, on peut dire que la France est venue au Mali pour 3 raisons principales :

 

  • Un besoin pour François Hollande de redorer son blason, car il est pris dans un contexte politique et économique difficile ou la France est aux abois, et ne pourra pas tenir ses promesses électorales. Du coup, une main mise par la France sur les richesses du sol malien, en jouant la carte solitaire et le valeureux sauveteur des populations, peut potentiellement relancer considérablement les affaires de François Hollande.

 

  • Il faut éviter pour la France qu’AREVA puisse manquer d’uranium, avec une possible avancée des islamistes dans le Niger voisin, mais aussi en sachant que le sol malien a aussi un fort potentiel de gisement de ce minerais dans la région de Faléa. L’exploitation de l’uranium génère une telle pollution qu’elle est inenvisageable dans un pays démocratique (d’ailleurs les australiens viennent aussi en Afrique pour ce business, malgré le potentiel de leur propre sol en la matière). Et tout ceci combiné avec d’autres intérêts purement économiques que l’on peut sans autre qualifier de néocolonialistes. La France, pour dissimuler les dégâts et les cancers générés dans la mine d’AREVA au Niger, a construit un hôpital pour accueillir les malades, et on fait passer tout ça officiellement pour une montée exponentielle du taux de SIDA (…).

 

  • Et enfin, il faut bien lutter contre le terrorisme islamique, un mouvement inquiétant notamment pour la population de la capitale Bamako ou de nombreux français résident. Mais ici il faut bien comprendre qu’avant de combattre  avec raison de tels mouvements, ces derniers ne servent que d’alibi pour couvrir bien d’autres affaire, sinon le plus efficace aurait été de soutenir le développement du MNLA depuis des années.

 

Pour la 3ème raison, on peut bien entendu légitimer tout combat qui serait mené contre des criminels intégristes. Mais dans le même temps il faut aussi noter que la France soutient aussi l’opposition syrienne, une opposition qui comprend des djihadistes du mouvement Al-Nosra. Mais Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères français, s’empresse de minimiser l’importance de ce groupe dans l’opposition syrienne. Normal, à l’heure d’accueillir une délégation de l’opposition dont la rencontre est prévue le 28 janvier 2013 à Paris (…).

 

L’avenir des maliens, remplacer des enragés islamistes par une nouvelle vague coloniale ? 

 

Ce qu’il faut observer, c’est le manque de réaction de la France sur le terrain suite à la demande du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) faite le lundi 14 janvier 2013, une demande de collaborer avec les forces françaises pour expulser les groupes islamistes armés : Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), un groupe qui n’a plus besoin de sa maison mère Al-Qaïda, quasi disparue ; le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) ; et Ansar Eddine (Défenseurs de l’islamisme radical).

 

Comment la France va donc pouvoir «se passer» du soutien du MNLA ? Un mouvement rebelle autochtone déclaré laïque qui ne va pas forcément faciliter la reprise de toutes «ses petites affaires» dans le Sud du pays. Ce groupe de rebelles est assagit, et ne demande plus l’indépendance absolue de l’Azawad depuis décembre 2012, mais sa relative possibilité d’autodétermination dans un Mali démocratisé. Le problème Touareg, vieux de plus de 30 ans, ne peut se régler durablement et en profondeur qu’en considérant le MNLA comme un partenaire crédible dans cette affaire malienne, et en lui donnant notamment les moyens nécessaires pour éviter son propre éclatement, en travaillant à son renforcement, conditionné au maintien de valeurs démocratiques et laïques qui sont communément partagées.

 

Pour le processus guerrier, la «chair à canon» sera essentiellement composée des forces de rebelles du MNLA, ou plutôt vu la tournure des évènements des soldats de la très officielle CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Les français vont tout faire pour ne pas devoir trop aller en première ligne, mais la prise de décision compulsive de leur président, par ailleurs chef des armées, et qui a lancé cette opération sans consulter personne, risque de laisser la France bien seule sur le terrain, mais c’est le prix à payer pour mettre la main en priorité sur les richesses du sol malien, et de pouvoir gérer l’information en décrétant les territoires du Nord inaccessibles à la presse internationale. Un risque d’enlisement est donc bien présent dans cette situation, avec des soutiens des pays de l’UE unanimes dans les mots, mais restant bien timides sur le terrain, et ce malgré les gesticulations du député Européen Daniel Cohn-Bendit. Par là, on peut aussi mesurer la faiblesse identitaire et solidaire de cette Union Européenne, qui hélas n’est décidément bonne qu’à organiser et faciliter le pillage interne et externe par les plus grandes transnationales du monde, les entreprises du CAC 40, comme tout ça est triste et pathétique ! Dans l’intervalle on peut déjà dire qu’une intervention armée pour combattre ces groupes intégristes était indispensable, mais que la France a pris une bien curieuse option de vas-en-guerre, gageons que les maliens, agitant avec bonheur des drapeaux français à Bamako, ne payerons pas trop chèrement le prix de ce sauvetage conditionné et marchandé par la France avec leurs dirigeants actuels, totalement illégitimes.

 

Quels enseignements à tirer de la situation actuelle au Mali ?

 

Alors, que retenir pour l’instant de ce conflit malien, pour les maliens? Les putschistes actuellement au pouvoir ne sont pas plus intéressés que ne l’était l’ancien président à remettre de l’ordre dans le Nord du pays, et le MNLA à lui seul ne serait jamais arrivé à bout de ces groupes armés qui se revendiquent d’un Islam radical. Partant, il fallait tout de même bien trouver une solution, pour priver d’un tel territoire ces groupes armés, et les empêcher de se développer, recruter, prospérer, mais il faillait le faire en favorisant un règlement du conflit qui ne ressemble pas à un débarquement néocolonial comme c’est les cas actuellement.

 

La France ne va pas au Mali par pur altruisme désintéressé, mais d’ailleurs l’occident n’a jamais réellement lutté contre l’extrémisme, ou alors seulement par moments et selon les intérêts du jour. Des pays occidentaux qui sont très proches avec le Qatar, mais aussi avec l’Arabie Saoudite, avec des saoudiens qui ont pourtant propagé le wahhabisme, la version la plus radicale de l’Islam, en mettant notamment une puissante pagaille au Pakistan pour lutter contre les soviétiques. Mais ceci dit, sans cautionner ni pardonner, on peut bien expliquer tout ça, le salafiste saoudien qui nous vend son pétrole et nous achète des armes vaut bien mieux que celui qui pose des bombes, même si son idéologie fondamentaliste est la même, soit la promotion d’une Charia avec un lecture et une application des plus barbare, et ce dans le monde entier.

 

Espérons que l’autodétermination du peuple malien et la mise en œuvre d’un processus démocratique pourront se faire dans un avenir proche, mais certains relans de néocolonialisme et le muselage des médias nous rappellent de très mauvaises habitudes, et ça commence ici par cette France qui reste sourde aux appels de collaboration faits par le MNLA, ne manquant pas en toute occasion d’aller même jusqu’à diaboliser ce mouvement, quand on veut tuer son chien, il est toujours pratique de faire croire qu’il a la rage, ainsi le crime peut passer pour une saine opération sanitaire !

 

Frédéric Charpié – Secrétaire national

CP Référendum LAsi

Le référendum contre les dernières modifications de la loi sur l’asile LAsi sera remis aujourd’hui à 15h30 à la Chancellerie à Berne !

Associée à de nombreuses organisations de la société civile, et avec l’aide des Verts et de «dissidents» socialistes, La Gauche est satisfaite de voir que la récolte des 50’000 signatures requises pour ce référendum est un succès.

Nous pensons que cette récolte de signatures est une première victoire de la base sur les logiques d’appareils de la gauche en Suisse, et que c’est une très bonne nouvelle pour nous, un signe que les militant-e-s ne se contentent pas de suivre les consignes données par leurs dirigeants, mais ont encore l’intelligence du cœur, en sachant que le jour ou le pire n’est plus combattu, il n’y a plus d’espoir du tout.

La Gauche félicite surtout ici ces partenaires, car nous avons pris le train de ce référendum en route seulement une fois que notre propre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux ait été remise à la Chancellerie fédérale. Maintenant, il s’agira de faire campagne avec nos maigres moyens, mais notre atout principal reste encore de pouvoir compter sur le bon sens citoyen, et d’espérer que ce dernier l’emportera dans les urnes.

Nous ne pouvons pas lire objectivement cette prochaine votation comme perdue d’avance, car un vent nouveau se lève, et une prise de conscience de nos concitoyens, qui croient de moins en moins aux raccourcis prônés par l’UDC, est en train de souffler sur la Suisse. Gageons que ce vent nouveau soufflera suffisamment fort pour porter nos idées, les faire progresser, et pouvoir repousser enfin cet énième durcissement de la loi sur l’asile, car il est temps que nous puissions aborder ce sujet en y apportant des solutions réalistes, et en restant dans le cadre des conventions et des traités que la Suisse a signé, et notamment celle des droits de l’homme, ce qui est un minimum pour un pays industrialisé aussi riche que le nôtre.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

CP Forfaits fiscaux, la France bouge!

Paris resserre les boulons de ses évadés fiscaux en Suisse, une bonne chose !

En temps de crise économique mondialisée, les forfaits fiscaux accordés aux riches étrangers en Suisse plaisent décidément de moins en moins à nos partenaires commerciaux. La récente décision française de retirer une directive protégeant ses évadés fiscaux en ne se donnant même pas la peine d’avertir notre gouvernement pour resserrer les boulons de leurs évadés fiscaux démontre bien que ce système inique n’est plus du tout défendable.

A l’heure de devoir se poser les bonnes questions sur les forfaits fiscaux accordés en Suisse, on voit bien dans le débat que certains n’hésitent pas à franchir certaines barrières et brandir des menaces totalement ridicules. Actuellement il s’agit bien de peser avec pragmatisme les intérêts de la Suisse. Avec le recul dont nous disposons avec le canton de Zurich qui a supprimé les forfaits fiscaux, on doit marteler que ce canton est maintenant bénéficiaire, et que la suppression de cette mesure n’a pas eu les effets projetés par les détracteurs de cette votation à l’époque, des détracteurs qui brandissent exactement les mêmes menaces aujourd’hui pour lutter contre notre initiative fédérale.

M. Pascal Broulis ose même rappeler à la France le nombre de frontaliers et la masse salariale versée par la Suisse à la France (…) ! Ces propos sont indignes d’un élu de son niveau, La Gauche demande donc à ce Monsieur de bien vouloir considérer ce qu’apporte aussi à nos entreprises et à notre économie cette main d’oeuvre étrangère. A l’heure où les négociations avec nos partenaires commerciaux s’avèrent être de plus en plus difficile, il est temps d’arracher cette échine plantée dans le talon de dame Helvétie. Notre initiative ayant été avalisée par la Chancellerie fédérale, le peuple suisse devra se prononcer sur cette question de justice fiscale, et ce n’est pas la «haine du riche» que l’on nous attribue injustement qui va être le moteur de notre campagne, mais bien des faits et des chiffres clairs qui en appelleront simplement au bon sens de nos concitoyens.

La France n’accordera donc plus le bénéfice de la Convention de double imposition de 1966 sur le revenu et la fortune à ses citoyens imposés en Suisse au forfait majoré. Le retrait de cette convention prenant effet au 1er janvier 2013, les bénéficiaires verront les 15% d’impôts prélevés à la source passer à 30%. En ce sens, on peut considérer qu’un bon pas est fait pour ces quelques 2’000 bénéficiaires français, ne restera plus qu’à supprimer tous ces forfaits pour atteindre une réelle justice fiscale dans ce domaine, pour eux, et pour les 3’000 autres bénéficiaires.

Le collectif national

CP Mur budgétaire américain: L’accord de la honte en voie d’être finalisé !

Il y a quelques heures, les démocrates majoritaires au Sénat ont très massivement baissé leur pantalon devant la peur du refus d’un accord fiscal permettant d’éviter le mur budgétaire, menace brandie par la chambre des représentants à majorité républicaine.  (Vote final global, 89 voix contre 8). Un véritable camouflet est donc adressé à leur leader Barack Obama. Mais malgré cette mauvaise nouvelle, nous observons qu’une brèche de plus s’ouvre pour pouvoir envisager de grands changements sur le plan mondial.

Alors que Barack Obama articulait pour les futures hausses d’impôts un revenu annuel supérieur à 250’00.- $ et ses adversaires  globalement 400’000.- $, ces derniers sont allé même jusqu’à parler de 1 million ces derniers jours, et le culot a payé, car ce serait finalement uniquement les revenus supérieurs à 450’000.- $ qui seraient touchés par ces augmentations, et gageons que cette véritable farce sera acceptée sans problème par la chambre des représentants.

Il s’agit ici du premier échec cuisant de cette présidence Obama reconduite, la manouvre consistant à vouloir faire porter le chapeau aux républicains une non acceptation d’un accord bien plus acceptable ayant effectivement échoué lamentablement. Pour que le pays puisse réellement s’offrir un ballon d’oxygène, on aurait pu imaginer des hausses d’impôts relativement importantes pour les revenus annuels supérieurs à une somme entre trois cent et trois cent cinquante mille dollars, mais le Sénat démocrate accouche d’un accord sur quatre cent cinquante mille dollars !!

Maintenant, la question sera de voir à quelle hauteur ces ultras riches contribuables devront être taxés pour pouvoir éviter la catastrophe. Vu les statistiques et le nombre de contribuables « concernées » en moins avec un chiffre si bas, et c’est bien de ça dont il faut parler, on peut craindre que ceci ne fasse que prolonger l’échéance inéluctable du crash final. Le mur budgétaire est donc évité provisoirement, mais cet accord ne peut en aucun cas rendre cette situation tenable à moyen terme.

Donc la facture finale sera encore adressée aux citoyens qui ont déjà la tête sous l’eau, tellement la forteresse des dominants semble une citadelle imprenable aux Etats-Unis, mais aussi dans de nombreux autres pays. Partant, quelle est l’autre alternative pour les peuples oppressés que celle de reprendre le pouvoir par la rue et les urnes? 2013 viendrait donc de si mal commencer? Nous ne pouvons pas le croire, car à terme la somme de tout ces mépris adressés aux 99% par les 1% et leurs représentants accélère aussi l’annonce du début d’une ère nouvelle. Une révolution citoyenne devra rapidement mettre à bas ces politiques d’austérité sociabilisant les pertes et privatisant les bénéfices. Il faut donc prendre acte de cette réalité, serrer les rangs sans verser dans les discours simplistes, et bien garder en tête que le maître mot, celui qui fera réellement la différence, est « Solidarité » !! Nous devons maintenant mener une politique positiviste, s’adressant à toutes celles et ceux qui n’imaginent pas d’issue possible sans une meilleure redistribution des richesses grâce à des politiques mettant au centre de leurs préoccupations l’humain et la nature qui l’entoure.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

Dépôt aujourd’hui de notre initiative fédérale pour la suppression des forfaits fiscaux !

La Gauche (LG), le PS Suisse, l’Union syndicale suisse (USS) et Unia ont déposé ensemble l’initiative populaire «Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires (abolition des forfaits fiscaux)», lancée par La Gauche. 103 000 signatures validées, sur les 120 000 récoltées par ces organisations, ont été déposées à la Chancellerie fédérale.

Cette initiative veut abolir dans tout le pays le scandaleux privilège fiscal de l’imposition forfaitaires des millionnaires étrangers. Aujourd’hui, au lieu d’être imposés sur leurs revenus et leur fortune effectifs, ces derniers ne doivent déclarer comme revenu qu’un montant forfaitaire (jusqu’à maintenant 5 fois la valeur locative de leur logement, désormais 7 fois), pour autant qu’ils n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse. 5 500 super-riches profitent actuellement de ce dumping fiscal. Parmi eux, on trouve un nombre croissant de nomades du business et de chômeurs fictifs, comme Ingvar Kamprad ou Viktor Vekselberg, qui dirigent leurs conglomérats d’entreprises depuis chez nous.

Les initiant(e)s exigent les mêmes règles de jeu pour tout le monde : chacun(e) doit payer des impôts selon sa capacité économique. L’imposition forfaitaire viole l’égalité devant la loi et sape la morale fiscale. Le durcissement cosmétique des tarifs de l’imposition forfaitaire décidé par le Parlement ne pourra rien changer à cette injustice fondamentale.

Qu’il vaille absolument la peine d’instaurer plus de justice fiscale, l’exemple zurichois le montre bien. La menace de quitter le canton brandie par les bénéficiaires de l’imposition forfaitaire ne s’est pas réalisée : près de la moitié sont restés. Finalement, l’administration fiscale encaisse plus d’impôts de ceux qui sont restés qu’elle en encaissait avant avec tous les profiteurs.

Toute une série de cantons (ZH, SH, AR, BS, BL) ayant déjà décidé de supprimer l’imposition forfaitaire chez eux, une telle suppression au plan national se fait toujours plus urgente maintenant. On pourra ainsi mettre le holà également au tourisme fiscal des millionnaires imposés forfaitairement et à la concurrence malsaine entre les cantons, qui menacent de s’installer si cette imposition n’est supprimée que dans quelques-uns d’entre eux.

Renseignements:
Fred Charpié (La Gauche) 078 892 73 74

Photos libres de droits

CP Le Conseil National maintient les forfaits fiscaux

Le Conseil National, comme le Conseil des Etats et le Conseil fédéral, ne protège pas l’emploi dans notre pays, mais maintient les forfaits fiscaux accordés aux multimillionnaires !

En pleine crise économique, alors qu’aucune mesure forte n’est actuellement en vue pour stopper les délocalisations de nos places de travail qui se suivent et se ressemblent, et avec un ministre mollasson qui tourne en rond, le Conseil National suit le mouvement, et il persiste et signe dans la protection des multimillionnaires en maintenant leurs forfaits fiscaux. En plus il se moque du monde, en durcissant à peine les conditions cadre de ce véritable détournement d’argent public organisé au bénéfice des plus riches. Ainsi, le message de notre majorité bourgeoise est très clair, et nous savons une fois de plus au service de qui sont la majorité de nos élu-e-s !!

Par 116 voix contre 54, le Conseil National a décidé ce mercredi le maintien des forfaits fiscaux accordés aux millionnaires étrangers ! Et pour se donner bonne conscience, dans un climat social de plus en plus tendu ou l’on parle ça et là de délocalisations, la chambre basse augmente un peu la facture pour nos millionnaires étrangers en suivant le Conseil des Etats, passant la dépense minimale pour les impôts cantonaux et fédéraux à 7 fois la valeur locative, au lieu de 5 actuellement. Bref, on se moque du monde, et surtout des citoyens qui payent leurs impôts jusqu’au dernier centime.

A l’heure ou les pressions internationales se font de plus en plus fortes sur les pays qui tolèrent, voir qui organisent comme nous de telles évasions fiscales, à l’heure où nous devons négocier avec des partenaires dont nous organisons la fuite fiscale de leurs ressortissants, pouvions-nous compter sur la majorité de droite bourgeoise pour en finir une bonne fois avec ces forfaits fiscaux, chose qui aurait détendu nombre de nos relations internationales ? Non, pas plus que nous pouvons compter sur la même majorité pour adopter des mesures urgentes de protection de l’emploi dans notre pays. Les délocalisations se suivent et se ressemblent, et aujourd’hui il ne faut pas se contenter de se vautrer sur l’oreiller de paresse du « franc fort » pour tout justifier, mais prendre des mesures fortes pour stopper la désindustrialisation de notre pays, et la facture sociale qui va avec.

La Suisse a du savoir-faire, et notre Conseil fédéral, ainsi que nos élus sous la Coupole, feraient bien de se secouer sérieusement pour voir où se situe cette réelle richesse, pour adopter des mesures de protection de l’emploi. Mais nous en sommes encore bel et bien à protéger les plus riches, qui le seraient devenu par leur seule force de travail personnel ? Non, mais grâce à des ouvriers et des employés qui ont mis leurs compétences au service de leurs différents projets, ou en jouant simplement avec leurs caisses de pensions.     .

Les forfaits fiscaux ne rapportent RIEN, et l’expérience zurichoise le prouve largement, mais au-delà de simple comptabilité, on peut ici surtout regretter le manque de vision de nos parlementaires, qui sont majoritairement au service de lobbys, et pas des citoyens qui les ont élus. Ces gens semblent vivre dans un autre monde, et continuent, fixés sur le taux de chômage actuel, de penser «qu’il n’y en a point d’autres comme nous», et que la Suisse échappera toujours à tout les malheurs. Puissent-t-ils se réveiller avant qu’il ne soit trop tard, et dans l’intervalle, La Gauche va prochainement déposer son initiative fédérale demandant de mettre fin à cette pratique honteuse des forfaits fiscaux.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

 

CP Syrie et Mali

Syrie : En pleine crise mondiale, le choix semble encore plus difficile entre réflexe néocolonialiste et simple soutien aux peuples arabes !
 
Entre la Colombie et l’Allemagne, en août, c’est la France qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU dans ce tournus mensuel. Le nouveau président français ne manque pas de désigner le couple sino-russe comme coupable de la «permissivité» onusienne, raccourci induisant que ces pays seraient co-responsables des 22’000 morts du conflit syrien. Cette analyse est aussi simpliste que dangereuse, car même s’il convient de tout faire pour trouver une issue à un conflit générant des milliers de morts, une intervention armée serait encore plus catastrophique. Dans ce conflit, les intérêts financiers, combinés avec l’importance de la situation géopolitique et stratégique de la Syrie, n’échappe à personne, ceci nourrit l’essentiel des motivations, voir même l’émergence de vilains réflexes néocoloniaux de bien des «sauveurs» potentiels de ce peuple massacré sous nos yeux.
 
M. Hollande ne peut rien, car le véto sino-russe, duo qui ne lâche pas le régime baasiste, pèse bien plus que les gesticulations indignées du président d’un pays pourtant ex colonisateur. Mais malgré le véto onusien, les soutiens aux forces anti Bachar existent, provenant surtout du Qatar et de l’Arabie Saoudite, avec des résultats de plus en plus probants, dans ce qu’il convient d’appeler un pseudo pays souverain, à moins que par «souverain» on n’entende pas résonner le mot «peuple», mais uniquement le mot «dictateur». Faut-t-il alors s’offusquer du soutien discret apporté aux forces anti Bachar el-Assad? Difficile de répondre, tellement le méli-mélo entre belligérants et intérêts des uns et des autres est devenu un véritable sac de nœuds. En partie influencés par les médias des grandes puissances capitalistes, on aurait plutôt tendance à voir ce soutien comme étant une bonne chose, même si nous ne nous faisons pas d’illusion sur les motivations réelles des bailleurs de fonds.
 
Aujourd’hui, on peut dire que le régime de Bachar vacille, et qu’il est même sur le point de tomber, dès lors, on peut affirmer que l’appel de la France aux opposants à préparer un gouvernement de transition est une bonne chose, qui doit être soutenue largement, car il est clair que la chute d’Assad menace gravement de persécution les minorités, et plus particulièrement les chrétiens et les alaouites. La Gauche espère donc que ce gouvernement de transition puisse se mettre en place, mais aussi qu’il demeure imperméable aux tentatives des plus grandes transnationales mondiales de s’emparer de toutes les richesses de la Syrie avec l’appui politique des marionnettes politiques qu’elles manipulent.
 
Au Mali, François Hollande demande une intervention de l’OTAN, organisme qui a pourtant mis le feu aux poudres avec son intervention en Lybie.
 
En effet, Kadhafi a historiquement toujours été proche des Touaregs nigériens et maliens, il leur avait même accordé en 2005 une carte de séjour à durée illimitée sur son territoire. Cette proximité avec la Lybie de Kadhafi a donc permis d’armer le conflit malien.
 
Sur le terrain, l’OTAN en est maintenant réduite à des missions humanitaires, pour tenter de réparer ses ingérences passées. Le risque que toute la région du grand Sahara s’enflamme est donc maintenant bien présent ; de nombreux bras extrémistes ayant été armés par l’intervention en Lybie. Alors, si tout le Sahel s’enflamme, que fera-t-on ? Ce sera probablement une bonne occasion pour certains de débarquer en force, pour «le bien de tous», pillant par la même occasion les ressources de ces pays. La crise mondiale, dans ce contexte, ne va sans doute pas freiner l’appétit des anciens colons. Actuellement nous sommes dans un contexte nouveau, avec un armement et des moyens de lutte qui ont considérablement évolués. Ce conflit pourrait donc assurément mettre le feu aux poudres et provoquer des bouleversements dans le monde entier. Partant, la responsabilité de ne pas désigner des responsables à la légère comme le font le président français, et bien d’autres, ainsi que celle de toujours privilégier le dialogue et l’émergence de la démocratie, et l’autodétermination des peuples, est très grande. En ce qui concerne la Suisse, nous devons retrouver une position de neutralité, car notre pays a le devoir historique de tenter de jouer un rôle de médiateur important dans un futur proche.
 
Pour le collectif national / Soufia Fekih et Frédéric Charpié

Procès-verbal du Congrès du 30.06.2012

3ème congrès national de La Gauche – Bienne – Le 30 juin 2012 

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1) Rapport d’activité 2011-2012 et point de situation

Frédéric Charpié / Secrétaire national 

Chers membres de La Gauche suisse, c’est avec plaisir que je déclare ouvert ce 3ème congrès national annuel de La Gauche.

Après la rencontre de Schaffhouse en 2009, le congrès fondateur de Lausanne en 2010 et le congrès de Zurich en 2011, c’est au tour de la section de La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE d’accueillir les militants pour ce 3ème congrès national officiel.

Depuis le congrès de Zurich, où nous avons décidé de lancer notre 1ère initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux, cette récolte de signatures a été exemplaire chez les camarades alémaniques, et a malheureusement eu bien plus de peine à démarrer en Suisse romande, avec encore bien trop d’hésitation pour se lancer dans ce projet réunissant pourtant l’essentiel des forces de la gauche alternative romande, représentées dans le comité d’initiative national, heureusement, maintenant nous corrigeons le tir, et nous saluons les militants qui ont compris le besoin de réussir cette initiative, et s’engagent pour qu’elle réussisse. Nous allons tout à l’heure entendre notre camarade Zurichois Niklaus Scherr, qui va nous faire un état des lieux de l’avancée de cette récolte de signatures, et je crois que nous avons pris nos responsabilités au niveau du collectif national pour tout faire pour pouvoir réussir cette récolte de signatures, et notamment en demandant l’aide de grandes entités politiques et syndicales proches de nous.

Entre temps, nous avons aussi eu l’occasion de participer à diverses élections, et notamment aux élections fédérales en octobre 2011, avec des listes de La Gauche unitaire présentes dans 6 cantons différents. Hélas, le dernier siège occupé au parlement fédéral par notre camarade vaudois Josef Zisyadis n’a pas pu être sauvé dans le canton de Vaud, et nos amis de Genève n’ont pas non plus atteint leur but qui était de reconquérir un siège, et ce ratage est clairement, au moins du point de vue comptable, le résultat de l’impossibilité d’avoir pu réunir à ce moment là toutes les forces de la gauche alternative genevoise sous la même bannière unitaire, gageons que bientôt ces querelles feront place à l’unité indispensable et nécessaire de toute la gauche alternative genevoise pour transformer l’essai.

A l’heure du bilan annuel et de ce rapport d’activité, nous devons donc bien constater, du moins  encore pour l’instant, la très difficile et lente progression de l’unité de la gauche alternative sur le plan national, qui a certes connu des avancées, mais aussi quelques reculs dans certains endroits. Cette gauche alternative demeure pourtant à nos yeux la seule mouvance politique proposant une réelle « sortie de crise », bien différente que celle proposée par les autres partis gouvernementaux, consistant au pire à reprendre exactement les mêmes recettes pour foncer dans le même mur, et au mieux proposer quelques aménagements purement cosmétiques et inefficaces pour lutter contre ce capitalisme prédateur.

Au niveau cantonal, le canton de VD est parti tard, mais finalement sous la même bannière de La Gauche, et il rate de peu la formation d’un groupe parlementaire, manquant le 5ème élu nécessaire pour former ce groupe. La Gauche suisse doit donc pouvoir tirer à mon sens les enseignements utiles de cette bien trop lente progression dans l’unification indispensable des forces de la gauche alternative, et ne pas se contenter de chiffrer en nombre de voix obtenues sur le plan national la somme totale de ses forces encore bien trop dispersées, et qui ne parviennent ainsi pas à atteindre les buts que nous nous sommes tous fixés.

Je pense que nous devons dès aujourd’hui tirer un bilan sans complaisance de nos divisions encore bien trop nombreuses, pour changer, et tenter de réussir là où nous avons échoué. Un de nos buts est de pouvoir retrouver rapidement au moins 2 sièges sous la Coupole fédérale, et si possible dès la prochaine législature, le but ultime étant de pouvoir à terme reformer un groupe parlementaire nous permettant de réellement porter et promouvoir notre projet de société. Pour ça, mes chers amis, il faudra franchir encore quelques murailles, parfois difficiles à escarper, et nous battre pour que l’unité puisse réellement régner parmi nous, et aussi que cette unité, et la solidarité, priment largement sur quelques intérêts personnels, et aussi parfois sur les intérêts mal compris de différents appareils politiques. Je dis « mal compris », car ce sont bien des détails qui empêchent trop souvent la progression de nos grandes aspirations politiques générales, et nous le payons tous bien trop chèrement.

Je crois qu’à l’heure de ce bilan annuel, nous devons maintenant constater que nous sommes dans un creux de vague, et le manque d’investissement et de motivation de nombreux camarades dans ce projet unitaire national. Nous peinons donc manifestement à pouvoir passer des nombreuses indignations que nous partageons dans une écrasante majorité à une action réellement collective, unitaire, solidaire, et j’ai même envie de dire quasi fraternelle, nous permettant faire un bloc suffisamment soudé pour être réellement capable de transformer l’essai, et de progresser.

Depuis notre première réunion à Berne le 09 mai 2009, et ma nomination en septembre à Schaffhouse au poste de secrétaire national, je n’ai pas ménagé mes efforts pour tenter de comprendre certaines divisions, et je crois avoir sous-estimé la profondeur de certaines, et je constate que je ne suis pas parvenu à réellement créer le plus d’unité nécessaire dans la gauche alternative suisse pour qu’elle progresse de manière marquée, sinon par quelques éléments isolés qui ont relativement bien fonctionné.

Ici, j’ouvre une parenthèse personnelle, comme vous le savez, je me suis donné 10 ans d’investissement pour La Gauche avant de tirer un premier bilan. Maintenant, je vous annonce que je ne désire plus occuper ce poste de secrétaire national à partir du congrès de 2013. N’étant pas du genre à abandonner le navire sans permettre à ce dernier de conserver son cap, je vous propose donc de rechercher pour le congrès de 2013 un ou une autre secrétaire national, pour tenter de faire progresser cette unité, et ce ou cette dernière aura mon appui et mon soutien engagé si il ou elle le désire. Mon mandat de secrétaire national se terminerait donc au prochain congrès national de 2013, congrès ou je resterai candidat pour pouvoir continuer à travailler en tant que membre dans le collectif national. Et si personne ne se présente, je continuerai cet engagement de secrétaire, car il est pour moi inconcevable que La Gauche suisse soit mise en danger de ne plus avoir une personne engagée à sa tête après tous ces efforts consentis.

Dans l’intervalle, nous avons tous une mission, mais aussi une responsabilité collective de tout faire pour réussir à rassembler les 100’000 signatures valides exigées pour cette initiative fédérale, et je compte sur chacun de vous pour s’y engager, comme je vais aussi le faire. Je tiens aussi à souligner ici que je ne suis pas du tout déçu ou abattu, mais que je crois qu’il serait sage que je me retire, car une nouvelle personne pourra sans doute bénéficier de nouveaux espaces, que j’estime être indispensables pour continuer de faire avancer efficacement ce projet unitaire. J’ai toujours placé mon idéal avant tout, et c’est donc avec un grand plaisir que je pourrais mettre plus d’énergie dans le développement de cette section de La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE, pour continuer le travail amorcé, avec notamment le soutien indispensable à cette nouvelle section jeunesse qui pointe maintenant le bout de son nez 

Je tiens ici à remercier tout particulièrement celles et ceux qui m’ont aidé jusqu’ici dans ce mandat de secrétaire national, et qui m’aideront encore dans l’année qui s’annonce. Je ne sais pas encore sous quelle forme nous allons concrétiser ma demande de changement, mais ce point sera mis à l’ordre du jour du prochain collectif national. Je vais encore mettre beaucoup d’énergie durant cette année qui vient pour faire en sorte que La Gauche, plateforme nationale unitaire de la gauche alternative suisse, puisse continuer de vivre et de grandir. Pour en finir avec ce rapport d’activité annuel, je tiens à souligner que je ne désire pas commenter différents points relationnels devenus très difficiles, entre personnes, entre appareils politiques, entre sections cantonales, mais que je souhaite que nous puissions travailler dans le futur de manière apaisée et constructive à l’avenir de La Gauche suisse.

Je nous souhaite à toutes et tous un excellent congrès, et mon plus grand espoir est que vous puissiez tous y passer un excellent moment, ce matin, et aussi cet après-midi, avec une conférence qui s’annonce des plus intéressante, car je crois avoir pu trouver en la personne de M. Hessel un orateur d’une dimension internationale, et qui a beaucoup de choses intéressantes à dire, en le remerciant encore d’avoir répondu positivement à mon invitation.

Je vous remercie pour votre attention, et vous propose de continuer en passant au point suivant, à moins que l’un de vous ne demande la parole suite à ce rapport d’activité

FC

2) Modification des statuts : (bureau du collectif national)

Besoin de clarification de la majorité nécessaire pour voter lors des congrès, qui nous a posé passablement de problèmes au congrès de Zurich, et dont les documents des statuts en allemand et en français ont des versions différentes.

Décision : Pour les votes du congrès, il faut avoir une majorité de 2/3 des voix pour faire passer ou pour refuser un objet. Une modification sera faite dans nos statuts et la nouvelle version sera mise en ligne sur notre site national.

3) Amendement N° 1 :

« Les sections ont la liberté d’autoriser la double appartenance, ou pas »

Développement : Nous constatons que la double appartenance n’a pas apporté les effets positifs espérés, et que ce fut même, dans certaines sections, un handicap à leur croissance. Sans remettre en question cette notion au niveau national, nous pensons qu’au niveau régional, les sections doivent avoir cette compétence de décision.

Décision : Amendement refusé (avec un pour et 3 abstentions)

4) Amendement N° 2

« L’amorce d’un rapprochement avec le Front de Gauche français est demandé »

Développement : Nous continuons de travailler à l’élaboration d’une plateforme politique réunissant les gauches anticapitalistes, écosocialistes et féministes de Suisse, lors des élections fédérales, et progressivement dans les votations cantonales, dans le but d’unir nos forces sous la même bannière. Nous sommes aussi intéressés à collaborer à l’élaboration d’une plus grande entité européenne de plateformes politiques défendant les mêmes valeurs, et nous demandons un rapprochement avec le Front de Gauche français par un mandat donné au collectif national d’organiser ce rapprochement.

Décision : Amendement accepté à l’unanimité, avec en plus une demande de se renseigner pour une adhésion au parti de gauche européen à Bruxelles

5) Amendement N° 3

« Pas de limitation de mandat pour les forces vives de La Gauche »

Développement : Dans le souci de ne pas voir des personnes s’installer longuement dans les sièges du collectif national, une limitation de mandat de 5 ans a été mise dans les statuts de La Gauche. Hors quelques personnes, engagées bénévolement depuis le début, devraient quitter leurs fonctions dans 3 ans. Vu le temps nécessaire à la mise en œuvre de la plateforme nationale de La Gauche, ceci mettrait en péril la suite de son fonctionnement, voir même l’existence de La Gauche, il faut donc supprimer cette limitation.

Décision : Après discussion, nous ne changeons pas le délais de 5 ans maximum pour les mandats des membres du collectif national, mais nous précisons que nous ouvriront cette possibilité pour l’assemblée du congrès annuel, en cas de force majeure (par exemple si il manque de nouveaux-elles candidat-e-s), de prolonger un ou des mandat(s) de membres du collectif national pour garantir sa pérennité, et à titre exceptionnel.

6) Initiative fédérale, le point de la situation :

Notre initiative fédérale pour l’abolition des forfaits fiscaux sur la bonne voie.

Niklaus Scherr (ZH) présente le bilan de la récolte. Actuellement, nous comptons à Zurich plus de 45’000 signatures livrées, en tout nous devrions dépasser actuellement les 50’000 signatures pour La Gauche et tous ces partenaires de la gauche alternative suisse dont plus de 2/3 récoltées en suisse alémanique. Nous avons aussi conclut maintenant un contrat avec le parti socialiste suisse, qui nous assure la livraison de 20’000 signatures, et avec l’union syndicale suisse/UNIA, qui s’engagent à récolter 25’000 signatures. La base du contrat et la condition de réussite sont plus de 70’000 signatures de la part de La Gauche et ses alliées.

La machine de récolte de signatures de La Gauche a énormément travaillé du côté alémanique, et maintenant nous nous réjouissons de voir aussi les camarades romands se mettre à la tâche, et notamment les partis de solidaritéS et du POP. Ce sont ici d’excellentes nouvelles pour notre initiative fédérale, car nous pouvons réellement envisager, après ce point de situation, à nous engager maintenant pour réussir cette récolte de signatures, et pas pour simplement faire un score de récolte honorable.

En plus des signatures récoltées jusqu’au 19 mars 2012 le comité directeur a fixé des quotas minimaux pour la suisse alémanique et la suisse romande et les différents groupements et sections :

Suisse alémanique                           17’450

Suisse romande                               19’050

Sur la base des signatures comptées à Zurich au moment du congrès le nombre de signatures à fournir encore en suisse alémanique est de 13’500 et en suisse romande de 14’500.

Ci-dessous le détail romand et tessinois des signatures rentrées au bureau central de Zurich, après les nouvelles propositions de réalisation du CD faite début avril 2012 et qui sont à atteindre  jusqu’au 15.09.2012, ces chiffres ne tiennent donc pas compte des signatures déjà récoltées par les diverses sections jusqu’à la fin avril 2012.

Toutes les sections avaient déjà travaillé sur notre initiative fédérale et récolté des signatures, sauf le POP JU et le POP GE qui ont des représentants dans le comité d’initiative fédérale, et les communiste TI, Anticapitalistes VD, CS (combat socialiste) JU, et AVIVO romand, qui n’avaient pas encore récolté de signatures, mais n’ont pas d’engagement et ne sont pas membres du comité national d’initiative. A noter une bonne surprise de La gauche combattive GE, qui n’est pas dans le comité national, mais a réalisé 412 signatures/ 500 :

Remarques : Pour le PS et les syndicats, comme nous avons un accord national, ils ne figurent pas sur cette liste, pour les Verts, nous avons fait une demande nationale, et nous ne notons ici que les sections du JU et de NE avec lesquelles nous avons fait des demandes plus précises.

Attention ! Pour nous faciliter la tâche, il faut maintenant envoyer toutes vos signatures au bureau central de Zurich à l’adresse suivante :    

Alternative Liste (AL)

Postfach 1005

CH – 8026 Zurich

7) Résolution de soutien au peuple grec et à nos amis du parti de la gauche alternative grecque Syriza

Par cette déclaration, La Gauche suisse annonce son soutien et sa solidarité envers le peuple grec, et affirme fermement son rejet de cette politique d’austérité, consistant à faire payer la note générée par quelques spéculateurs et autres crapules capitalistes aux citoyens. Nous soutenons nos camarades du parti Syriza, qui auront fort à faire pour  pouvoir faire barrage à certaines mesures prévues dans le « mémorandum II », et notamment celle demandant encore une baisse salariale de 25% dans le privé, portant la diminution de ces salaires de moitié car une baisse de 25% est déjà appliquée. Ce paquet de mesures d’austérité pourra peut-être être légèrement différé à la demande d’Antonis Samarras, le nouveau premier ministre, mais il sera tout de même difficile à éviter pour les citoyens grecs. Seule une victoire de Syriza aurait pu annuler ce nouveau train de mesures, mais la lutte continue, et elle ne cessera pas tant que justice sera rendue aux 99% de citoyens grecs et des pays subissant ces politiques d’austérité.

La résolution est votée à l’unanimité de l’assemblée

8) Dernières modifications de la loi sur l’asile, discussion ouverte et décisions

Conscients de nos forces, et de notre engagement pour pouvoir réussir notre initiative fédérale, nous ne pouvons pas nous permettre de lancer un référendum, mais nous ne perdons pas de vue que la Suisse vient de franchir un pas supplémentaire incroyable dans le durcissement des mesures en matière d’asile. Partant, nous mandatons le collectif national pour : 1) Continuer de dénoncer partout ou c’est possible cette nouvelle attaque qui nous met à nos yeux au niveau d’une société barbare niant les fondamentaux dans lesquels elle s’est engagée, en signant par exemple la déclaration des droits de l’homme. 2) Prendre contact avec Solidarités sans frontières  et d’autres organisations pour faire un bilan de situation et tenter de comprendre pourquoi un référendum n’a pas encore été initié, et voir avec ces partenaires quel plan d’action nous pouvons envisager ensemble. 3) Créer un groupe de travail pour soutenir ce qui se fait déjà en matière de défense des droits des étrangers sur le plan juridique, car manifestement la Suisse vient de franchir un pas répréhensible du point de vue du droit et de différents accords qu’elle a conclu

9) Election des membres du collectif national :

GE : Orsini Magali ; Fernandez Tony ; Edgard Acévedo

SH : Florien Keller ; José Krause ; Till Aders ; Martin Jung

BE : Christian Trunz ; Frédéric Charpié ; Mélinda Vuilleumier ;

JU : Clovis Brahier ;

VS : Olivier Cottagnoud ; Yves Niveaux 

VD :  Humbert Mathias ; Yann Mamin ; Fekih Soufia

TI : Giovanni Galli 

BL : Benedikt Wyss

BS : Ruppli Christoph

FR : Yves Gaille ; José-Daniel Pernas

ZH : Ernst Joss ; Niklaus Scherr ; Manuel Sahli

Décisions et observations : Ces 24 membres représentent 11 cantons, nous enregistrons cette année 8 départs et  9 arrivé-e-s. Ces candidat-e-s sont nommé-e-s  par acclamation générale, la proposition de nomination d’un membre d’honneur est refusée (sauf 1 + 3 abstentions).

Le bureau du collectif national, nommé par les membres du collectif, est inchangé pour cette année: Frédéric Charpié – Secrétaire national (BE) // Olivier Cottagnoud (VS) – Coordinateur romand // Florian Keller (SH)– Coordinateur alémanique // Giovanni Galli (TI) – Coordinateur italophone // Christian Trunz (BE) – Comptabilité // Responsable informatique : Crettaz Guillaume (VS)

Après-midi :

 

10) Discours Cédric Iau

Président de la section « La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE »

Mesdames, Messieurs, chers représentants des autorités locales, chers élus, représentant de la députation vaudoise, Monsieur le maire de Genève, chers membres de La Gauche, cher public,

C’est avec un énorme plaisir que je vous accueille cet après-midi à Bienne à l’occasion du 3ème congrès national annuel de La Gauche, pour assister à cette conférence qui sera donnée par M. Stéphane Hessel et Mme Manon Schick, et animée par M. Mohamed Hamdaoui.

Je ne vais pas vous faire un long discours, mais je dois vous dire qu’en tant que président de la section de La Gauche Arc Jurassien BE-JU-NE, mais surtout en tant qu’ouvrier métallurgiste, ex-gréviste licencié de la désormais tristement célèbre usine Boillat de Reconvilier, je suis particulièrement ému de pouvoir accueillir une personnalité comme M. Hessel à notre congrès annuel.

Vous savez, nous avons lutté à la Boillat pour dénoncer la stratégie destructrice d’un manager, un homme qui n’a plus rien à voir, comme de nombreux collègues à lui, avec un patron attaché à son entreprise et aux ouvriers qui la font vivre.

Nous avions raison, et a l’époque le Conseiller fédéral M. Josef Deiss a nommé un expert, M. Muller, qui a rendu un rapport qui est malheureusement tombé dans les oubliettes de l’histoire, et je me suis fait licencier avec 111 collègues en pleine médiation, malgré les promesses de M. Hellweg de ne pas licencier durant cette période, et qui nous avait conduit à reprendre le travail. Et sur cette liste figurait non pas les ouvriers les moins qualifiés, mais ceux qui se battaient pour sauver la fonderie la plus moderne d’Europe.

Le rapport de M. Muller est tombé aux oubliettes, la Boillat de Reconvilier est maintenant morte cliniquement, et M. Hellweg est venu achever son œuvre pour liquider définitivement l’entreprise. Alors je voulais ici rendre hommage à mes compagnons de lutte, ouvriers comme moi, et aussi aux 21 cadres licenciés, et bien leur dire que nous n’oublions pas, et que malgré cette catastrophe, malgré cette désolation, et bien d’autres, nous continuons la lutte, et comme le dit le camarade d’un parti ami, M. Mélenchon du Front de Gauche, « Nous ne lâchons rien ! » 

La lutte est inégale, c’est vrai, mais nous tenons à promouvoir un nouveau projet de société remettant l’humain et la nature qui l’entoure au centre de nos préoccupations, et qu’il ne soit pas simplement une bête de somme qui ne soit bonne qu’à engraisser le petit 1% d’ultra riches capitalistes. Nous ne sommes par responsable de réussir, mais nous pensons être au moins responsables de continuer de nous battre, pour nous, et pour les générations futures, dans un projet écosocialiste, anticapitaliste et féministe.

Je ne vais pas vous prendre plus de temps, je vous remercie pour votre attention, et vous souhaite à toutes et à tous une très bonne conférence !

11) Discours de M. François Contini / Conseiller municipal Vert de la ville de Bienne

Accueil de La Gauche et des conférenciers, et historique de la maison du peuple. (le rédacteur du PV ne dispose pas de ce discours, mais si il y a des intéressé-e-s ils peuvent le demander à info@lagauche.ch et on le demandera à M. Contini.

10) Conférence publique avec M. Stéphane Hessel et Mme Manon Schick

L’après-midi de notre congrès national était donc consacrée à une conférence publique, avec pour titre :

« De l’indignation à l’action ! »

Un moment très important pour La Gauche, notamment avec la contribution de M. Stéphane Hessel, qui nous a aussi «donné son mot» sur le sujet du matin portant sur le durcissement des mesures envers les requérants d’asile. Nous remercions aussi Mme Manon Schick, directrice d’Amnesty International en Suisse, qui a débattu avec M. Stéphane Hessel, et à M. Mohamed Hamdaoui, ancien journaliste parlementaire, syndicaliste, qui a animé ce débat.

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Stéphane Hessel en conférence (30 juin)

Bienne – Maison du peuple – le samedi 30 juin 2012 de 14h00 à 17h15 

INSCRIPTIONS

Est-il encore utile de présenter Stéphane Hessel, ce résistant auteur du célèbre petit livre « indignez-vous ! » ? Non, et La Gauche a la joie de pouvoir l’accueillir dans le cadre de son congrès annuel, pour donner une conférence publique à partir de 14h00 le samedi 30 juin, à la maison du peuple de Bienne. Attention vu que ce même week-end la braderie de Bienne battra son plein, nous recommandons vivement de vous rendre à notre conférence par le train, la maison du peuple se trouve à 5 minutes à pied de la Gare, et le chemin sera balisé sur place (inscriptions uniquement par internet sur ce lien )

Programme :

Matinée politique :               (réservé aux membres de La Gauche)

09h30 – 10h00         Accueil
10h00 – 10h15         Rapport d’activité de La Gauche (Frédéric Charpié – secrétaire national)
10h15 – 11h00         Présentation et vote des amendements 2012
11h00 – 11h30         Election des membres du collectif national
11h30 – 11h45         Initiative fédérale – point de situation
11h45 – 12h30         Discussion et vote sur les résolutions proposées
12h30 – 13h45         Repas de midi – buffet froid

Après-midi conférence :      (ouverte à tous, sur réservation)

 13h45 – 14h00         Message de bienvenue des autorités locales
14h00 – 16h00         1ère partie de la conférence avec Stéphane Hessel
16h00 – 16h15         Pause
16h15 – 17h15         2ème partie de la conférence avec Stéphane Hessel (questions du public)
17h15 – 17h30         Informations / message de clôture du congrès 2012
Dès 17h40                 Animation musicale dans la salle, et séquence libre de dédicaces de M. Hessel dans une pièce annexe.

Liste des prix : (les payements se font à la caisse à l’entrée de la manifestation)

Pour les militant-e-s de La Gauche :

Journée complète avec repas de midi compris, sans les boissons : 40.- CHF et 30.- CHF pour les étudiants, apprentis, AVS-AI et chômeurs (réservation en ligne sur www.la-gauche.ch)

Pour la conférence publique de l’après-midi :

Attention, réservation des places obligatoire !! 20.- CHF prix normal, et 12.- pour les étudiants, apprentis, AVS-AI et chômeurs (réservation en ligne sur www.la-gauche.ch)

Important : Toute la journée est traduite français – allemand par des professionnels, et des casques sont à disposition des participant-e-s, à noter que la conférence se fera essentiellement en français traduit en allemand.

 

Prises de position de La Gauche suisse pour les votations fédérales du 17 juin 2012

1) Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement 

  • Réponse : NON à 100%

2) Accords internationaux: la parole au peuple

  • Réponse : Non à moins de 3/4 des voix, donc « Liberté de vote

3) Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie

  1. Réponse: NON à 100%
Les objets 1 et 3 ne souffrent d’aucune discussion, et les arguments essentiels
motivant le NON par différents organismes sont largement partagés par La Gauche.

Pour l’initiative de l’ASIN « Accords internationaux : la parole au peuple !»,

deux sections de La Gauche se sont prononcées pour (GE+VS), mais cette position est largement minorisée dans notre consultation nationale. A noter que d’autres militants de la gauche alternative genevoise qui  ont pris position en faveur de cette initiative ne s’expriment pas au nom de toute la gauche de la gauche helvétique, contrairement à ce qu’ils affirment. Nous notons aussi à ce sujet le rejet de cette initiative par nos partenaires, le parti solidaritéS et AL Zurich.

La Gauche n’accepte pas cette initiative de l’ASIN (quelques arguments)

1) Nous ne partageons pas les motivations de fond qui poussent l’ASIN  à vouloir surconsulter les citoyens. Selon nous, il s’agit surtout pour l’ASIN  de créer un nouvel outil pour faire souffler son vent de populisme.
2)  Cette initiative rend la consultation populaire obligatoire,  mais  change aussi le fait qu’actuellement le référendum facultatif (50’000  signatures) demande une consultation populaire à la majorité des votants. Avec cette initiative, ce sera la double majorité qui sera nécessaire, peuple et cantons, et politiquement nous contestons le fait que certains suisses de tout petits cantons pèsent  plus de 10 fois que d’autres citoyens pour décider de ce qui est bon ou pas à signer comme accords internationaux.
3) L’acceptation de cette initiative ne renforcera pas un protectionnisme sain et intelligent, mais accroitra, au contraire, le risque de précarisation des accords internationaux qui garantissent actuellement la préservation de certains droits élémentaires pour les citoyens.

Frédéric Charpié ‒ secrétaire national