CP 1er Mai alternatif à Tramelan

1er Mai alternatif de Tramelan, pour un  autre message !

La pluie a dissuadé bien du monde à venir aux défilés du 1er Mai, ici comme ailleurs, mais les nombreux messages de soutien, et surtout la qualité des interventions abordant certaines problématiques, en disent long sur les souffrances générées par ceux qui ne pensent qu’au profit, privilégiant la lutte des places à la véritable lutte pour défendre les plus faibles de la société.

Les opposants aux mesures d’Alain Berset ne savent pas lire ?

Aujourd’hui, le jardinier capitaliste sème en profondeur les ingrédients de son désert idéologique, et il a déjà manifestement totalement lobotomisé la tête du PSS. Comme le poisson pourrit toujours par la tête, les militants de base feraient bien de la couper avant de tous tomber gravement malades. Alain Berset, au Noirmont, dit sur BNJ TV que ses plus farouches opposants à son paquet de mesures n’ont pas lu son texte (Sic !), fallait oser ! Quel mépris ! Mais nous pouvons le rassurer, car non seulement nous savons encore lire, mais nous ne sommes pas plus privés de notre capacité de penser. Ce message nous fait un peu penser à d’autres mépris, comme celui de François Hollande, mépris pour tous les opposants, et aussi pour les plus démunis. Alors nous allons continuer de résister à cette lobotomie ambiante qui se propage au sein du PSS, et nous allons continuer de dire à ces bonimenteurs socio-démocrates qui nous expliquent combien les choses sont si compliquées, que ce n’est pas la réalité, qu’un autre monde est possible, et qu’une autre politique de gauche l’est aussi.

Sans gauche d’opposition, c’est la droite qui rigole

La réponse se niche au sein d’une base qui pour l’instant nous regarde au mieux avec distance, au pire en s’engageant dans des mirages de haine comme ceux vendus par l’UDC, la LEGA, le MCG, ailleurs le FN, et tant d’autres partis xénophobes, faciles d’accès pour crier sa colère. Les souffrances générées par les démantèlements de nos services publics, cumulés à ce système de santé à deux vitesses et à une pression grandissante sur les lieux de travail, font donc, en l’absence d’une véritable réponse de gauche, le lit de la droite, et Alain Berset, comme d’autres camarades flanqués la tête d’exécutifs, n’est pas étranger à ce phénomène quant il fait la promotion de projets de droite. Les dirigeants socialistes trahissent souvent leurs promesses électorales, oublieux qu’ils sont des bases d’un socialisme sur lequel leurs prédécesseurs ont pu s’appuyer pour générer de réels progrès sociaux. Il est donc temps de passer d’un socialisme d’aménagement pour la droite à un socialisme des idées, un socialisme de combat et d’opposition.

Pour que ceux qui subissent l’austérité ne se trompent pas de combat

Nos vies valent plus que leurs profits, mais pour les sauver, il faudra bien que ceux qui subissent ces politiques d’austérité se rendent compte qu’il arrive un moment où il faut choisir soit de lutter, soit de subir en silence, et aussi de bien réaliser que voter pour l’extrême droite ne les aidera pas, car ça fait bien longtemps que paysans et ouvriers ont été oubliés par le grand parti qui prétend encore les soutenir. Ce 1er Mai alternatif ne changera donc pas notre pays, et tel n’en était pas sa prétention, mais il a cependant permis à des camarades de se retrouver pour échanger, ensemble, et à partir de deux, on est déjà plus seul à subir dans son coin. Il aura aussi permis de mettre le doigt sur un véritable problème, et nous allons continuer d’appuyer sur ce levier. Nous continuons donc de donner notre message, celui de ce besoin de partage et de solidarité, pour que les citoyens partagent cette envie de remettre l’humain et la nature qui l’entoure au centre de leurs préoccupations, comprenant bien que l’ennemi public N° 1, c’est le capitalisme financier et ceux qui lui font la vie belle, et pas la poignée d’étrangers dont on met en exergue les dérives avec de grands titres de journaux pour taire leurs nombreuses réussites et leurs contributions fort utiles apportées à notre société. Dans le canton de Berne, les coupes budgétaires décidées par le Grand conseil paupérisent encore les plus faibles, et au lieu de bien voir qui est à l’origine de ces coupes et de voter juste, on préfère prendre un fusil pour s’en prendre à des travailleurs sociaux, le signe qu’un grand travail d’information est encore à faire.

Partager richesses et travail, la seule issue viable

La seule solution à la crise économique reste le partage du travail, des biens et des services, et une meilleure répartition des richesses Nord – Sud, sans quoi nous n’en avons pas fini de nous ramasser le boomerang de notre colonialisme économique en pleine figure. Seule issue pour les hommes, et seule issue aussi pour la nature qui les entoure. Privilégier une concurrence acharnée en jouant à fond le jeu d’un monde capitaliste fini, ne fera que creuser encore les inégalités de traitement entre ceux qui se bâfrent de richesses et ceux qui subissent cet appétit démesuré. Et qui va commencer, si les pays industrialisés les plus riches du monde ne font pas le premier pas? Personne. Nous ne militons donc pas pour toujours plus de production ou pour toujours plus de biens, mais pour plus de liens, de partage et de solidarité, et pour ce besoin impératif de repenser le logiciel de cette gauche helvétique, qui par le truchement d’élus comme Alain Berset, co-organise le démantèlement social de notre pays.

La paix du travail est devenue un outil de démantèlement

La paix du travail n’a pratiquement jamais servi les travailleuses et les travailleurs, on s’en est largement passé durant les 30 glorieuses, et maintenant elle ne sert pratiquement plus qu’à faciliter le dépeçage de notre industrie. Les grévistes de la Boillat on pu l’expérimenter à leurs dépens, eux et bien d’autres. Il faut donc revoir ce système syndical, car il dépend trop fortement de la manne financière encaissée sur l’autel de ses capitulations, comme nous venons de le voir avec la récente acceptation des conventions collectives de la poste, co-signées par Syndicom et Transfair. Comment après ça parler de partenariat social? Si c’est toujours le même partenaire qui assomme l’autre, à un moment donné, il y a divorce, rupture, refus de continuer sur cette lancée. Alors comment dire Stop, quand on est si dépendant de cet argent? Il faut redévelopper une logique de lutte et de combat social, réapprendre les bases d’un syndicalisme militant. La Gauche, et bien d’autres, se chargent de réveiller le PSS, et le syndicat autonome des postiers, lui, se charge de rappeler quelques valeurs essentielles à ces grosses machines syndicales. Bien sur nous sommes petits, mais persuadés que nous avons la responsabilité de continuer de promouvoir et donner notre message, et que celui qui ne dit rien est déjà mort, on ne lâche rien !

Le comité d’organisation