CP Journée des Femmes 2014

L’égalité, maintenant !

En 1996, la loi fédérale sur l’égalité entre les femmes et les hommes entrait en vigueur (LEg). Qu’en est-il 18 ans après ? Et bien les femmes ont aujourd’hui en moyenne et à qualifications égales des salaires 20% inférieurs à ceux des hommes, c’est une véritable honte.

Chaque année, la journée des femmes voit ressurgir les mêmes slogans du type «L’égalité, maintenant!», et depuis 18 ans cette égalité est inscrite dans la loi. Alors, à quoi sert cette loi ? Qui en bénéficie réellement ? Comment améliorer cette situation ? Pour nous, le constat que pratiquement 40’000 femmes gagent moins de 4’000.- CHF par mois avec un emploi à plein temps (chiffres du syndicat UNIA) est encore une raison de plus pour déjà glisser un grand OUI dans les urnes pour le salaire minimum.

Cette loi ne fonctionne pas pour diverses raisons : Peu de contrôles ; punitions pas dissuasives ; peur de dénoncer les situations. Pour nous, il faut aussi s’attaquer aux raisons de ces discriminations. Notre proposition est de créer un congé parental de 6 mois, en avertissant les employeurs dans un délai raisonnable pour informer du choix des deux parents, soit combien de temps chaque parent veut bénéficier de ce congé, avec la possibilité de le prendre en même temps (par exemple les deux durant 3 mois). Ainsi, un employeur ne pourra plus préférer engager un homme ou une femme en fonction de ce critère.

Il faut aller de l’avant, alors que certains aimeraient faire reculer les droits des femmes, comme récemment avec ce débat sur le non remboursement de l’IVG dans l’assurance de base, heureusement rejetée. Mais nous devons aussi trouver des solutions pour diminuer le nombre de violences et agressions subies par les femmes dans notre pays, notamment en multipliant les antennes de consultation et d’accueil pour les victimes d’effraction comme le préconise la loi du 23 mars 2017 sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI), car faire des lois est une bonne chose, mais faire en sorte que ces dernières soient respectées serait encore mieux.

Le collectif national