CP Votations 22 septembre

Initiative populaire «OUI à l’abrogation du service militaire obligatoire»

La Gauche est contre l’armée, mais refuse cette initiative qui n’a pas fait l’unanimité du GSSA, elle recommande donc de voter NON. Le peuple suisse veut une armée, soit, mais nous ne voulons pas glisser vers une armée professionnelle qui ne coûterait pas moins cher. De plus, nous estimons qu’aujourd’hui aucun citoyen n’est réellement obligé de servir dans l’armée car il peut choisir la voie du service civil. Mais cette initiative abroge aussi l’obligation de faire un service civil, soit l’obligation de consacrer un temps pour la collectivité dans notre société individualiste. Dans l’histoire, les armées de milice ne se retournent pas contre leurs peuples. A défaut de suppression, nous aimerions aussi que l’armée s’engage plus dans certains conflits pour des missions désarmées et d’aide aux populations civiles pour au moins servir à quelque chose de concret.

Libéralisation des heures d’ouverture des shops des stations-service

La Gauche suisse dit NON à cette libéralisation, car nous ne voulons pas encore plus précariser des emplois, et il n’y a pas de besoins réels justifiés et indispensables pour la population. Que les services des urgences des hôpitaux soient constamment ouverts, d’accord, mais devoir assurer un service pour vendre de telles marchandises est aussi idiot qu’inutile. A voir les publicités imbéciles fleurissant pour cette campagne, La Gauche dit que si certains se soucient essentiellement de saucisses à rôtir, La Gauche s’intéresse elle à la qualité de vie familiale et sociale et donc aux horaires décents de ceux qui les vendent.

Révision de la loi sur les épidémies

La Gauche laisse la liberté de vote sur ce sujet qui demande de pouvoir obliger une vaccination en cas de danger, car les deux parties nous semblent avoir des arguments valables. D’un côté la demande de liberté individuelle et la dénonciation de pressions de lobbys pharmaceutiques, et de l’autre une obligation qui serait faite pour le bien collectif en cas de danger majeur, et sous le contrôle de l’Etat. Nous sommes pour la liberté de vote car ici il s’agit plus à notre avis d’une question de vision personnelle qu’une réelle question de positionnement pour un parti politique, et donc nous laissons la liberté de vote à ce sujet.

Pour le collectif national
                                           
                                          Frédéric Charpié