CP Forfaits fiscaux Un mauvais sondage s’annonce pour notre initiative fédérale !

Le comité d’initiative pour l’abolition de l’imposition d’après la dépense pour riches étrangers (forfaits fiscaux) a pris note des prévisions sur le deuxième sondage SSR, sondage dont les détails seront publiés aujourd’hui à 17h00. Ces résultats étaient plus ou moins attendus par rapport au premier sondage, et nous devrons encore analyser les détails pour mieux le commenter.

Le camp du Non – notamment et surtout grâce à la vague de publicité massive et totalement mensongère, car se basant sur une enquête ridicule et orientée de 2009, a donc réussit partiellement son coup de massue consistant à faire peur aux citoyens.

Cependant, il y a encore passablement d’indécis. Donc le résultat final reste ouvert. La mobilisation de ces 15 derniers jours sera décisive. Nous nous attendons aussi à une participation importante des citoyens pour cette votation. Nous n’allons pas avoir de moyens supplémentaires pour cette fin de campagne.

La guerre des chiffres est maintenant perdue, car nous n’avons pas eu suffisamment voie au chapitre pour pouvoir expliquer la provenance de ceux brandis par nos adversaires, et leur opposer les résultats clairs des effets ressentis dans les cantons qui ont déjà aboli cet impôt d’après la dépense.

Condamnés à courir après ces énormes mensonges et placés dans un rôle défensif, nous ne pouvons maintenant plus que compter sur un événement spécial qui nous redonnerait des chances et inverserait la courbe de cette peur injustifiée. Nous avons différentes pistes en vue, et avons toujours su faire preuve d’originalité en opposition aux moyens titanesques de nos adversaires, espérons que ceci portera enfin ses fruits.

Pour le comité national

Frédéric Charpié – coordinateur du comité national d’initiative
info@lagauche.ch
– 078 892 73 74

 

Contacts romandie
Magali Orsini – 022 919 40 00  // 079 787 67 48 (coordinatrice romande)
Céline Misiégo – 079 709 66 25 // celine.misiego@popvaud.ch (membre du comité romand)

Forfaits fiscaux : Vite ! Sauvons les riches!

J’entends beaucoup de choses dans cette campagne, et je trouve qu’il manque quelques éléments essentiels dans ce débat. Et si nous nous intéressions un peu plus à qui sont réellement les bénéficiaires d’un forfait fiscal? Si nous prenions ce que existe réellement, loin des fantasmes de nos opposants, prendre ce que l’on a observé jusqu’ici, pour partir de quelque chose de concret nous permettant de mieux imaginer l’avenir?

La peur du camp adverse, dès la première signature

Nos détracteurs n’ont pas attendu pour se mobiliser, et dès l’annonce du lancement de notre initiative fédérale en mars 2011 au congrès annuel de La Gauche, avec l’engagement d’un avocat fiscaliste. Ensuite, immédiatement après l’acceptation du texte par la Chancellerie fédérale, et tout au long de la récolte de signatures, j’ai reçu de nombreux courriels de banquiers et d’avocats spécialisés, pour me demander « des nouvelles de cette récolte de signatures ».  Je ne les comptait même plus, et pour me simplifier les choses, j’avait préparé une réponse polie à leur retourner en copié-collé. « Bonjour, Nous sommes un tout petit parti, mais nos militant-e-s ont du courage, et nous trouverons les alliances utiles à la réussite de cette récolte de signatures. Ensuite, nous mèneront une campagne s’appuyant sur des exemples concrets, et nous l’emporterons dans les urnes ! Je vous remercie pour votre intérêt, et vous souhaite une excellente fin de journée. / Frédéric Charpié – secrétaire national de La Gauche ». Voilà!

La Constitution, défendue par qui ?

Alors, que manque-t-il dans cette campagne? Et bien nous baignons dans les chiffres, et nos adversaires ont habilement joué en nous balançant de grosses énormités, histoire que l’on ne parle plus que de ça et que l’on évite l’essentiel, le fond du problème. Déjà, cette imposition selon la dépense est anticonstitutionnelle, alors comment comprendre que cette dernière n’ait pas été combattue par nos deux chambres, et pas plus par le Conseil fédéral ? Nos élus ne sont-ils pas les garants de notre Constitution? Malheureusement pas, et ici on pourrait s’adresser à cette Constitution, non pas pour lui dire «comment tu vas ?», mais bien «combien tu vaut ?». Mais ou va un pays dont ses principales institutions peuvent à ce point nier leur propre Constitution? Dans l’Hexagone, il existe une cour constitutionnelle, ayant non seulement pour mission de faire respecter la Constitution, mais aussi avec le pouvoir de le faire, et ce n’est pas notre cas, quel dommage… Mais l’on parle déjà de ce problème, c’est vrai, ici j’ai juste voulu appuyer sur le clou, à l’heure ou certains veulent faire primer le droit suisse sur les droits de l’homme, il est effectivement à mon avis intéressant de les voir avoir dans le même temps si peu de scrupules à bafouer leur propre Constitution, non?

Pas des anti riches, contre les profiteurs

On nous taxe souvent d’anti-riches, alors je veux bien qu’il en existe, mais on peut les compter sur les doigts d’une main, et je n’ai jamais entendu ce genre de discours simpliste au sein du comité d’initiative. Au contraire, nous ne pouvons que féliciter certains riches, qui payent leurs impôts normalement, et aussi ceux qui sont restés dans des cantons ayant fait sauter le verrou de leurs privilèges fiscaux. Dire OUI le 30 novembre, c’est donc clairement séparer le bon grain de l’ivraie, ni plus ni moins. Et oui, car en cas de suppression de cette iniquité fiscale, il  y aura ceux qui restent, attachés à la Suisse pour bien des raisons, enracinés et appréciant à sa juste valeur tout ce que leur offre notre pays, contribuant à aider différentes institutions par leur mécénat. Pour les autres, ceux que l’on ne regrettera pas, ils sont volatiles, peu attachés à notre pays, peu partageurs, aussi, et ils laisseront leurs jolies résidences à de nouveaux arrivants. Ces riches volatiles sont si peu attachés à notre pays et à l’endroit ou ils vivent, qu’ils quitterons la Suisse, et dans ce lot, il faut bien se rendre compte aussi que nombreux sont ceux qui n’auront pas à quitter la Suisse, car ils n’y vivent simplement pas, ou alors juste quelques semaines par année, et en se déplaçant souvent avec leur propre personnel.

Ceux qui restent, mais aussi un grand mouvement générateur d’emplois

Pour les emplois perdus, on se demande où nos adversaires sont allés pêcher ce chiffre de 22’000, puis de 22’500 (ça fait sans doute plus sérieux), à quand 22’572? Un peu à l’instar de ce milliard de pertes, tout rond, un chiffre tout aussi pathétique, non? En fait, en cas d’acceptation de notre initiative, ce grand mouvement, entre les bénéficiaires actuels partants et ceux qui les remplaceront, va créer des emplois, car d’une part les nouveaux arrivants seront potentiellement plus enclin à vivre chez nous et employer du personnel, mais en plus nous savons que ceux qui ont les moyens de reprendre de telles résidences font le grand ménage en arrivant, entreprenant des travaux très onéreux pour transformer leurs résidences à leur goût, et ceci va générer du travail à nos artisans. Pour se rassurer aussi sur ce grand mouvement, il faut compter deux choses, soit le fait que si la moitié reste, nous sommes déjà bénéficiaires fiscalement, et le marché du logement de luxe international étant ce qu’il est, on peut compter sur de nouveaux arrivants. Mais ici il est très intéressant aussi de bien voir les réels atouts de la Suisse, car dans le canton de Zurich, qui a aboli ce privilège, une large majorité des partants sont tout de même restés en Suisse, déménageant dans un canton voisin. Alors bien entendu, avec une «solution fédérale», plus de concurrence cantonale, et une partie de ces gens vont certes choisir de quitter notre pays, mais pas tous. Une simple observation lucide nous permet donc ici de comprendre qu’un phénomène clair fait que le résultat déjà positif à Zurich aurait été encore bien meilleur en cas de solution fédérale, car sur le nombre des partants ayant choisi de rester en Suisse, une partie serait simplement restée à Zurich.

Zurich sur Mars, puis grosse tentative du coup d’assommoir

On entend souvent dans la bouche de nos détracteurs que Zurich est actuellement légèrement déficitaire, et ceci est vrai si l’on ne compte que les entrée fiscales des anciens 201 bénéficiaires avec le récent départ d’une grande fortune, mais nos adversaires oublient dans leurs calculs de compter les nouveaux arrivants, et ces derniers font que Zurich a été et est encore bénéficiaire sur toute la ligne. Toutes ces évidences, nos adversaires les connaissent bien, et ne sachant pas quoi faire de ces vérités, ils ont commencé dans un premier temps par tenter de dire que le canton de Zurich était un espace de vie aussi différent des autres cantons que ne l’est le Sahara occidental du pôle nord, puis ils se sont dit que cela ne tiendra pas, alors ils ont choisi la technique de l’assommoir, et d’articuler des chiffres incroyables. « Calomniez ? Calomniez, il en restera toujours quelque chose » disait Goebbels dont le savoir-faire est aujourd’hui encore universellement reconnu, bon. Et bien ici c’est un peu pareil, et il faut malheureusement dire qu’ils ont partiellement réussit leur coup, donc pour redresser la barre de la peur, il est temps de reprendre la main, et de donner nos arguments, les construire, en cessant de perdre trop de temps à répondre aux énormités de nos adversaires.

En conclusion

Je crois que les choses sont claires, soit que l’écrasante majorité des riches ne sont pas des profiteurs, et donc la suppression de cette mesure fiscale inique préserverait cette large majorité d’accusations et de reproches adressés par les citoyens qui eux payent leurs impôts selon leurs capacités contributives, et ce jusqu’au dernier centime. Alors, sauvons les riches, et allons tous glisser une grand OUI dans l’urne le 30 novembre prochain.

Frédéric Charpié – membre du comité d’initiative / La Gauche

CP – Forfaits fiscaux, la campagne du Conseil fédéral est lancée !

Vu les derniers évènements après l’intervention du Conseil fédéral par la voix de Madame Eveline Widmer Schlumpf ce lundi, rien ne change, et le comité d’initiative aimerait attirer l’attention des médias sur quelques points importants.

Selon Mme la Conseillère fédérale, les bénéficiaires de cette illégalité constitutionnelle généreraient des emplois. C’est faux, même si une partie des bénéficiaires quitteraient le territoire. Premièrement, nos opposants citent toujours les chiffres maximums, comme si tout le monde allait quitter la Suisse (seulement 50% ont quitté le canton de ZH). Secondement, il faut observer deux marchés, celui de « la place » et celui « de l’immobilier », et ils sont internationaux. Dans le canton de Zurich les partants ont laissé des résidences à des endroits idylliques, reprises par d’autres riches venant d’un peu partout, et ceux-ci payent leurs impôts normalement, ayant tout autant besoin de personnel. Donc cette perte est un pur fantasme du Conseil fédéral.

Le fait de passer d’une imposition de 5x la valeur locative du logement à 7x remettrait selon le CF bien plus de justice entre ces bénéficiaires et les autres citoyens qui payent leurs impôts normalement. Pour nous, cette dose de justice est totalement ridicule en regard de la réalité, et un hochet agité par le CF et un Parlement qui a senti le vent du boulet de notre initiative et a choisi de faire un peu de cosmétique autour de cette injustice fiscale.

On parle des cantons mis en difficulté financière si notre initiative était acceptée, mais on oublie de citer les chiffres zurichois. Le canton est finalement bénéficiaire après avoir aboli ses forfaits. On dit qu’il serait légèrement déficitaire, mais c’est encore un mensonge, car on dit ça sur la base du simple encaissement des impôts des forfaitaires qui sont restés et payent normalement leurs impôts, sans compter les nouveaux arrivants qui ont repris les villas des partants et payent leurs impôts normalement, donc ZH est en fait largement bénéficiaire. Le Conseil fédéral parle de mobilité des riches, mais oublie de parler de cette mobilité qui fait qu’un chassé-croisé s’opère entre ceux qui partent et ceux qui reprennent leurs résidences, les seconds étant notamment bien plus attachés à venir vivre et faire vivre notre pays.

Cette pratique ne serait pas menacée. Pourtant la chasse organisée aux paradis fiscaux s’organise, elle va de pair avec la crise économique. De plus, l’abolition de cette évasion fiscale améliorerait nos relations commerciales avec les pays des riches évadés, avec qui nous avons de nombreux échanges commerciaux. Alors ça, nous aimerions aussi bien que le Conseil fédéral puisse le chiffrer, car ce serait intéressant.

En conclusion, nous avons observé les diverses réactions, et rien de nouveau n’est apparu cette semaine dans l’argumentaire de nos opposants, donc nous sommes très confiants sur la clairvoyance des citoyens dans les urnes.

Le comité national

PS : pour information à la presse, il s’agit bien de l’initiative fédérale de La Gauche suisse, lancée à notre congrès de Zurich le 05 mars 2011. Mais comme nous sommes un tout jeune parti, nous nous sommes associés avec pas moins de 18 partenaires pour réussir cette récolte de signatures, les principaux figurant sur la banderole en sous-titre.

Pour la Suisse romande, nous vous rappelons que la chargée de communication est Mme Magali Orsini députée et présidente de La Gauche GE, spécialiste en fiscalité – 022 919 40 00 – 079 787 67 48 – info@lagauche.ch

CP: Votations fédérales du 28 septembre

NON à l’initiative de Gastrosuisse

La Gauche refuse cette initiative, car si la TVA reste un impôt profondément antisocial a combattre, il faudrait revoir tout le logiciel des prélèvements, et pas faire des cadeaux fiscaux à certains secteurs et sans condition. Dans cette initiative rien ne garanti en effet une baisse des prix pour les consommateurs, et pas plus un meilleur traitement du personnel de restauration. De plus, on touche ici à toute la restauration, de la simple auberge campagnarde au luxueux hôtel 5 étoiles, sans aucune distinction. Alors creuser un trou fiscal de 750 millions dans les caisses de la Confédération, à combler par des coupes budgétaires diverses, par exemple dans le service public (avec les majorités parlementaires que nous avons), et ce pour engraisser essentiellement les plus grands patrons d’établissements brassant les plus gros chiffres d’affaire, non merci ! La Gauche soutien le domaine de la restauration, mais surtout les conditions de travail de ses employés, et en cela, nous trouvons cette initiative de Gastrosuisse aussi choquante qu’inacceptable. Travaillons pour que l’employé de base puisse déjà remplacer occasionnellement sa vieille bicyclette avec un salaire décent, avant de se préoccuper du remplacement du rutilant 4×4 des plus riches patron, qui proportionnellement gagnerons le plus d’argent avec cette initiative.

OUI à la caisse unique

Pouvoir continuer de choisir sa caisse, disent les opposants à cette initiative, mais les citoyens en ont marre de changer tout le temps de caisse maladie, et les mêmes qui nous servent cette «liberté» se battent au Parlement pour restreindre le libre choix du médecin, cherchez l’erreur. La concurrence entre les caisses n’existe pas, et on nous harcèle pour changer de caisse, la chasse aux bons risques est ouverte, les coûts publicitaires sont énormes, les coûts administratifs et de gestion et les coûts du fourrage nécessaire en dividendes à verser à tous ces conseils d’administration sont aussi gigantesques. Pascal Couchepin n’est plus là pour nous mentir comme un arracheur de dents, mais il est remplacé par Alain Berset, ami pseudo-socialiste de Christian Levrat, devenu Conseiller fédéral car étant plus lobby-compatible que Pierre-Yves Maillard, et qui ferait bien de prendre sa carte au PLR. On observe maintenant les dégâts fait par ces deux pourfendeurs du socialisme helvétique, l’un ayant aidé l’autre à accéder au CF pour lui prendre sa place free-bourgeoise à la chambre haute. Nous assistons donc au spectacle «Berset contre la caisse publique». Quelle honte ! Le lobby des quelques 60 caisses maladie fait bien son travail, et ses employés sous la Coupole, qui s’engraissent dans divers conseils d’administration, ne défendent plus les citoyens, mais uniquement leur porte-monnaie. Alors, économisons de l’énergie à ceux qui ont réellement besoin de soins et peinent de plus en plus à pouvoir s’assurer correctement (et ceci nous concerne tous), évitons de continuer de nous faire tondre par un lobbys qui se moque du monde, observons la courbe de l’augmentation de la santé et celle de l’augmentation de nos primes qui prend plus l’ascenseur, et demandons-nous pourquoi ? La réponse est claire, limpide même, toujours plus vorace, les conseils d’administration quémandent toujours plus de sous pour pouvoir encore s’engraisser, alors préservons leur santé, comme nous nous préservons d’être les dindons de la farce, et mettons-les au régime en glissant un grand OUI dans les urnes !

Le Collectif national

CP: Opération Transparence ou coup de balai

(Embargo 11 juillet 2014, 09h)

Les Valaisans en ont assez des scandales à répétition. La Gauche (Valaisanne Alternative) a décidé de mener une action pour la transparence du financement des campagnes électorales et est prête à donner un coup de balai aux politiciens achetés.

Le financement opaque des campagnes électorales est une gangrène pour la démocratie. Il est temps de nettoyer les écuries d’Augias. Les politiciens sont souvent les marionnettes de tireurs de ficelles, et les Valaisans sont en droit de connaître qui tient la ficelle à l’autre bout.

Les membres du Conseil d’Etat étant à la fois les politiciens les plus puissants et ceux qui sont le plus sous les feux des projecteurs à scandales, nous allons commencer par eux. En effet, les médias ont suffisamment relaté les « liens » (terme utilisé sciemment) économiques de Maurice Tornay avec Dominique Giroud, et ceux de Jean-Michel Cina avec la famille Mathier. Il reste les 3 autres Conseillers d’Etat dont on ne sait pas encore s’ils ont des fils à la patte. Jusqu’à preuve du contraire, il est légitime de soupçonner que tous les conseillers d’état ont eu leurs campagnes électorales financées par des lobbys économiques. Tant qu’une transparence totale n’est pas de mise, la suspicion pèse sur l’ensemble du monde politique. C’est pourquoi nous exigeons, pour la crédibilité de tout le système politique valaisan, que les membres du Conseil d’Etat dévoilent publiquement, d’une manière complète et transparente, les montants reçus lors de toutes leurs campagnes au Conseil d’Etat. En détail cela signifie :

  • Montant total de leur campagne
  • Lister tous les montants de plus de 20’000.-

Nous leur accordons un délai jusqu’au 31 octobre 2014, ensuite La Gauche (Valaisanne Alternative) organisera des actions populaires symboliques « Coup de balai » devant leur domicile.

La Gauche (Valaisanne Alternative), le 11 juillet 2014
Renseignements : Olivier Cottagnoud, coordinateur La Gauche. 079.202.78.38

 

                                           

 

CP Votations fédérales 18 mai

OUI à l’arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base :

Les soins de base doivent pouvoir rester accessibles à tout un chacun, et ce but essentiel est particulièrement menacé dans les zones périphériques, sans que cette mise en cause y génère des économies car les patients s’adressent plus aux services d’urgences pour des pathologies ne le nécessitant pas. La problématique de la relève des médecins de famille exige une revalorisation de cette formation et de l’attractivité de ce type de médecine de proximité qui joue un rôle essentiel dans notre système de santé. La Gauche soutient donc ce contre-projet qui va dans le bon sens pour atteindre cette revalorisation indispensable de la médecine de premier recours.

NON à l’initiative populaire pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants :

Cette initiative fleure bon la volonté d’une forme de retour à une société du moyen-âge. Personne ne cautionne les actes abjects commis par des pédophiles, et certains cas justifient de telles mesures. Ici, le problème réside dans l’unilatéralité d’application, qui peut aussi devenir de la pure barbarie car punissant de la même manière de dangereux criminels et une relation entre une personne de 19 ans avec une autre de 15 ans ayant dépassée le stade de la puberté, ce qui aurait pour conséquence pour celui de 19 ans de ne pas pouvoir travailler avec des mineurs tout sa vie. Cette initiative englobe aussi des objets déjà réglés dans le code pénal avec la même punition. Ainsi, un adolescent de 18 ans qui remettrait un journal pornographique à un mineur de 15 ans serait aussi interdit à vie de travailler avec des enfants. D’autre part, des mesures complémentaires et bien réfléchies pour lutter contre la récidive pour les actes de pédophilie sont déjà prêtes, et ces dernières nous paraissent bien plus efficaces, et aussi plus rapidement applicables.

OUI à l’initiative populaire pour la protection de salaires équitables (salaires minimums)

Certains domaines de l’économie vont souffrir, mais la protection des travailleurs passe avant ce genre de considérations. Toujours plus de personnes travaillant à 100% doivent avoir recours à l’aide sociale pour vivre décemment, c’est inadmissible. Jamais nous n’arriverons à concurrencer certaines pratiques salariales dans des pays en voie de développement, et nous devons développer des secteurs permettant de vivre de son travail, tout en nous souciant de secteurs spécifiques en difficultés par le truchement de mesures compensatoires ciblées. De plus, ce salaire minimum est aussi un bon moyen de lutter contre le dumping salarial pratiqué essentiellement dans les régions frontalières, et c’est aussi un bon moyen de faire avancer l’égalité hommes-femmes, en sachant qu’environ 70% des personnes concernées sont des travailleuses.

NON à l’acquisition de l’avion de combat Gripen

Cet achat est stupide tant du point de vue géostratégique que financier. L’heure est aux économies, et souvent elles sont faites sur le dos de la classe moyenne «vache à lait», mais aussi aux dépens des plus pauvres de notre société. De plus, l’idée de cette Suisse qui devrait être auto-suffisante sur le plan militaire prête à sourire vu le besoin d’interventions de nos voisins dans notre ciel «en dehors des heures de bureau». Pour La Gauche, M. Ueli Maurer devrait stopper ces mauvaises blagues. Notre armée est déjà suréquipée par rapport aux missions qu’on lui confie, et nos collaborations indispensables avec nos voisins suffisent pour garantir la sécurité de notre pays. Notre industrie doit opérer une profonde transformation dans des productions durables et d’avenir. La seule paix menacée, la paix sociale, l’est par les écarts toujours plus importants entre ultra riches et pauvres, cela faisant le lit de partis xénophobes. Penchons-nous déjà sur ce genre d’investissements avant de gaspiller de l’argent pour satisfaire les actionnaires du lobby des armes.

 

Pour le collectif national : Frédéric Charpié – secrétaire / info@lagauche.ch – 078 892 73 74

CP Journée des Femmes 2014

L’égalité, maintenant !

En 1996, la loi fédérale sur l’égalité entre les femmes et les hommes entrait en vigueur (LEg). Qu’en est-il 18 ans après ? Et bien les femmes ont aujourd’hui en moyenne et à qualifications égales des salaires 20% inférieurs à ceux des hommes, c’est une véritable honte.

Chaque année, la journée des femmes voit ressurgir les mêmes slogans du type «L’égalité, maintenant!», et depuis 18 ans cette égalité est inscrite dans la loi. Alors, à quoi sert cette loi ? Qui en bénéficie réellement ? Comment améliorer cette situation ? Pour nous, le constat que pratiquement 40’000 femmes gagent moins de 4’000.- CHF par mois avec un emploi à plein temps (chiffres du syndicat UNIA) est encore une raison de plus pour déjà glisser un grand OUI dans les urnes pour le salaire minimum.

Cette loi ne fonctionne pas pour diverses raisons : Peu de contrôles ; punitions pas dissuasives ; peur de dénoncer les situations. Pour nous, il faut aussi s’attaquer aux raisons de ces discriminations. Notre proposition est de créer un congé parental de 6 mois, en avertissant les employeurs dans un délai raisonnable pour informer du choix des deux parents, soit combien de temps chaque parent veut bénéficier de ce congé, avec la possibilité de le prendre en même temps (par exemple les deux durant 3 mois). Ainsi, un employeur ne pourra plus préférer engager un homme ou une femme en fonction de ce critère.

Il faut aller de l’avant, alors que certains aimeraient faire reculer les droits des femmes, comme récemment avec ce débat sur le non remboursement de l’IVG dans l’assurance de base, heureusement rejetée. Mais nous devons aussi trouver des solutions pour diminuer le nombre de violences et agressions subies par les femmes dans notre pays, notamment en multipliant les antennes de consultation et d’accueil pour les victimes d’effraction comme le préconise la loi du 23 mars 2017 sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI), car faire des lois est une bonne chose, mais faire en sorte que ces dernières soient respectées serait encore mieux.

Le collectif national

CP Votations fédérales 9 février

Votations fédérales :

Initiative sur l’immigration de masse : L’acceptation de cette initiative place aujourd’hui la Suisse en position très difficile, car les négociations avec l’UE seront difficiles. Ce OUI est une mauvaise nouvelle pour TOUS  les travailleurs. L’UDC, qui a constamment combattu les mesures d’accompagnement pour protéger les travailleurs des effets pervers induits par la libre circulation des personnes, est aujourd’hui celle qui cueille les fruits de ce manque de protection, et cette droite xénophobe a aussi gagné les voix d’une classe ouvrière qui se détourne de la politique menée par la gauche institutionnelle et celle des grandes centrales syndicales europhiles. A la veille des élections européennes, la Suisse donne aussi un bien mauvais signal à ceux qui luttent contre les partis d’extrême droite. Certains «associés» du OUI, partis bourgeois, doivent aussi faire profil bas, eux qui ne soutiennent jamais les travailleurs et les locataires sous la Coupole fédérale.

Initiative sur le financement de l’avortement : Nous nous réjouissons de ce bon résultat, et surtout en observant que nos affirmations étaient fondées quand au fait que les initiants s’attaquaient bien à l’avortement par le biais de cette initiative. Dans la défaite, le président de l’association «choisir la vie» Olivier Dehaut se lâche, et ses propos font froid dans le dos. Il dit à la TSR ses regrets que nous soyons « entrés dans une culture de mort »  (Sic !). Pour nous, tout ceci participe à un phénomène général de désirs jusqu’ici inavoués ou bien plus timides de retour à l’âge de pierre, que La Gauche va continuer de combattre avec détermination.

Initiative sur le financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire : L’acceptation de cette initiative est une bonne nouvelle, car ceci va permettre de développer des moyens de transports plus écologiques, bien que pour La Gauche il faut encore se pencher très sérieusement sur le prix des transports publics, et continuer de viser la gratuité de ces derniers. Il s’agirait maintenant aussi de viser un véritable tournant écologique, et d’investir dans la recherche, car ce secteur est aussi à terme un vecteur d’emplois important

Votation cantonale :

La section de Zurich à toujours le vent dans le dos : Aujourd’hui, lors des élections communales de la ville de Zurich, la section Alternative Linke passe de 5 à 8 sièges et conserve son siège au conseil municipal. La Gauche se félicite de ce résultat, et remercie encore les camarades zurichois pour leur investissement dans la préparation du passage dans les urnes de notre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux.

 

 

Réd : Frédéric Charpié –  Secrétaire national

CP Votations du 9 février 2014

La Gauche dit OUI au financement et l’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF)

A l’heure de l’explosion des besoins de mobilité ou le train atteint ses limites de capacités, il est important de faire ce choix de société durable, d’entretien et de développement de la mobilité douce. Ce projet bon, bien qu’incomplet, car il s’agirait aussi de trouver des financements visant une forte diminution des prix, pour garantir une accessibilité à ce type de transports publics au plus grand nombre. Ce secteur, comme d’autres secteurs écologiques, est aussi intéressant car il peut générer des milliers d’emplois. Ici, il faut aussi investir dans la recherche et stimuler le savoir-faire de la Suisse dans le développement de technologies écologiques.

La Gauche dit NON à l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée »

On s’en prend aux femmes les plus démunies et à la solidarité en matière de santé, poussant notamment des femmes à des pratiques «sauvages» mettant leur vie en danger. Il faut nous mobiliser contre une initiative qui au fond s’en prend à un acquis social important pour les femmes de notre pays depuis 1981, ainsi qu’un régime des délais accepté par 78% des citoyens en 2002. Ces améliorations ont permis de passer de 50’000 interruptions de grosses à 10’000 par année. Mais il existe d’autres moyens pour encore diminuer le nombre d’IVG, comme le remboursement de la contraception par l’assurance maladie. La Gauche vise le progrès social, et pas un retour à l’âge de pierre quémandé par quelques intégristes.

La Gauche dit NON à l’initiative «Contre l’immigration de masse »

Avec cette initiative, l’UDC part d’un véritable problème qui est celui du besoin urgent de mesures de soutien pour tous les travailleurs et nous propose, en lieu et place de solutions, d’aggraver encore ce problème avec une initiative stupide et xénophobe. Nous devons donc nous pencher sur différents axes pour protéger nos travailleurs, soit l’instauration du salaire minimum, la lutte contre le dumping salarial, et le développement de mesures palliant aux problématiques liées à la libre circulation des personnes. Cette politique restera aussi le meilleur moyen de faire barrage à des initiatives aussi stupides qui nous mettrait dans une situation de paupérisation de tous les travailleurs et des entreprises.

Le collectif national

CP Forfaits Fiscaux: Le Conseil des Etats est à côté de la plaque !

Le Conseil des Etats rejette ce matin notre initiative demandant la suppression des forfaits fiscaux par 30 voix contre 9 et 3 abstentions. Mais vu la majorité bourgeoise et de droite de la Chambre haute, ce n’est pas une surprise.

Ce matin, avant de monter à l’échafaud du Conseil des Etats, notre initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux savait déjà qu’on lui couperait la tête, mais nous sommes tout de même déçus par la promptitude de nos élus à actionner la machine. Le dossier retourne donc à la chambre basse, mais il peut bien voyager ou bon lui semble sous la Coupole Fédérale, nous ne nous n’attendions pas à grand chose de ces différentes pérégrinations à la Berne fédérale dès le lancement de cette initiative. Nous remercions nos camarades socialistes, les Verts et les syndicats pour le coup de pouce apporté à notre récolte de signatures, et à défaut d’avoir de nombreuses interventions parlementaires engagées, il est pour nous très important que tous puissent au moins voter pour le bon sens imposé par notre texte, message subliminal adressé au socialiste Hans Stökli et au Vert Robert Cramer, qui se sont abstenus ce matin (…).

Ici, le Conseil d’Etat navigue non seulement à côté de la plaque, mais il prend aussi réellement les citoyens contribuables pour des imbéciles en avançant sans cesse des chiffres pleins, comme si l’entier de ce que payent ces riches étrangers actuellement était appelé à disparaître comme une perte nette et sèche pour notre pays. Le valaisan Jean-René Fournier détient sans doute la palme de la mauvaise foi en annonçant sans la moindre hésitation une perte de 100 millions de francs pour les valaisans. A lui de nous donner les sources de ses informations, car ça nous intéresse beaucoup.

Premièrement, La Gauche n’arrive pas avec les mains vides avec cette initiative fédérale, car plusieurs cantons ont déjà aboli cette pratique. Le plus emblématique est le canton de Zurich, un canton qui malgré le départ de la moitié de ses riches bénéficiaires a réalisé un bénéfice fiscal avec ceux qui sont restés et payent leurs impôts normalement. L’exercice est donc ici déjà payant, mais il faut aussi y ajouter des éléments clairs pour voir qu’il l’est doublement.

La Suisse à d’autres atouts à jouer :

Sur moitié des millionnaires étrangers ayant quitté le canton de Zurich, 2/3 sont restée en Suisse, et nous pouvons raisonnablement penser qu’avec une solution nationale, quelques uns seraient tout de même restés en Suisse pour bien d’autres raisons. Partant, nous somme étonnés de voir le manque de confiance de nos parlementaires dans « l’offre helvétique » globale faite à ces personnes.

 Les partants moins impliqués, et qui laissent de belles propriétés à d’autres riches :

Si notre initiative fédérale est acceptée, ceux qui décideraient de quitter notre pays ne sont pas ceux qui ont le plus de liens avec la Suisse, pas ceux qui trouvent bien d’autres bénéfices secondaires à rester dans notre pays, et donc plutôt ceux qui ont les ancrages d’investissement et de dons aux associations les moins importants. De plus ils ont plus de chances de laisser derrière eux de jolies propriétés que des studios miteux dans des quartiers populaires. Nous voyons ici avec l’expérience Zurichoise que ces riches propriétés sont recherchées, et rapidement vendues, mais aussi que les repreneurs ne sont pas des pauvres et payent leurs impôts normalement, et y compris des étrangers.

Les forfaits fiscaux, un système en voie de disparition :

La pression internationale tend à ce que la chasse aux forfaits fiscaux s’organise de plus en plus, et la France a déjà fait valoir certaines volontés à ce sujet.  La récente étude de Gabriel Zucman, Doctorant à l’Ecole d’Economie de Paris et rédacteur en chef de la revue Regards croisés sur l’économie est aussi intéressante quand à l’avenir des paradis fiscaux, qui vont subir de plus en plus de pression. Pour nous, il vaut mieux débarrasser notre pays de cette échine dans son talon, histoire de pouvoir profiter de cet avantage dans nos relations d’affaire internationales, que d’attendre qu’on nous impose cette suppression par de multiples pressions externes.

Une question d’équité et de justice fiscale :

 Il n’y a donc que des avantages pour les citoyens contribuables de supprimer ces avantages fiscaux, mais c’est aussi une question d’étique et d’égalité de traitement, chaque personne devant, selon notre Constitution, contribuer à l’impôt en fonction de ses revenus et de sa fortune. A l’heure des différentes coupes sociales subies par les citoyens suisses, qui eux doivent payer leurs impôts jusqu’au dernier centime, il est de plus en plus indécent de maintenir un système permettant à des personnes fortunées d’échapper à ce prélèvement.

700 millions de gains supplémentaires, et pas une perte :

Nous n’avons pas le culot et l’inventivité extravagante de nos adversaires, mais vu ce qui précède, nous pouvons sans autre prendre le contre-pied de leurs annonces objectivement mensongères pour affirmer le contraire, soit que la Suisse, avec la suppression de ces forfaits fiscaux, et en plus de nombreux avantages dans ses négociations internationales, gagnera 700 millions de francs de plus par année.

 

Frédéric Charpié – Président du comité d’initiative