CP Le Conseil National maintient les forfaits fiscaux

Le Conseil National, comme le Conseil des Etats et le Conseil fédéral, ne protège pas l’emploi dans notre pays, mais maintient les forfaits fiscaux accordés aux multimillionnaires !

En pleine crise économique, alors qu’aucune mesure forte n’est actuellement en vue pour stopper les délocalisations de nos places de travail qui se suivent et se ressemblent, et avec un ministre mollasson qui tourne en rond, le Conseil National suit le mouvement, et il persiste et signe dans la protection des multimillionnaires en maintenant leurs forfaits fiscaux. En plus il se moque du monde, en durcissant à peine les conditions cadre de ce véritable détournement d’argent public organisé au bénéfice des plus riches. Ainsi, le message de notre majorité bourgeoise est très clair, et nous savons une fois de plus au service de qui sont la majorité de nos élu-e-s !!

Par 116 voix contre 54, le Conseil National a décidé ce mercredi le maintien des forfaits fiscaux accordés aux millionnaires étrangers ! Et pour se donner bonne conscience, dans un climat social de plus en plus tendu ou l’on parle ça et là de délocalisations, la chambre basse augmente un peu la facture pour nos millionnaires étrangers en suivant le Conseil des Etats, passant la dépense minimale pour les impôts cantonaux et fédéraux à 7 fois la valeur locative, au lieu de 5 actuellement. Bref, on se moque du monde, et surtout des citoyens qui payent leurs impôts jusqu’au dernier centime.

A l’heure ou les pressions internationales se font de plus en plus fortes sur les pays qui tolèrent, voir qui organisent comme nous de telles évasions fiscales, à l’heure où nous devons négocier avec des partenaires dont nous organisons la fuite fiscale de leurs ressortissants, pouvions-nous compter sur la majorité de droite bourgeoise pour en finir une bonne fois avec ces forfaits fiscaux, chose qui aurait détendu nombre de nos relations internationales ? Non, pas plus que nous pouvons compter sur la même majorité pour adopter des mesures urgentes de protection de l’emploi dans notre pays. Les délocalisations se suivent et se ressemblent, et aujourd’hui il ne faut pas se contenter de se vautrer sur l’oreiller de paresse du « franc fort » pour tout justifier, mais prendre des mesures fortes pour stopper la désindustrialisation de notre pays, et la facture sociale qui va avec.

La Suisse a du savoir-faire, et notre Conseil fédéral, ainsi que nos élus sous la Coupole, feraient bien de se secouer sérieusement pour voir où se situe cette réelle richesse, pour adopter des mesures de protection de l’emploi. Mais nous en sommes encore bel et bien à protéger les plus riches, qui le seraient devenu par leur seule force de travail personnel ? Non, mais grâce à des ouvriers et des employés qui ont mis leurs compétences au service de leurs différents projets, ou en jouant simplement avec leurs caisses de pensions.     .

Les forfaits fiscaux ne rapportent RIEN, et l’expérience zurichoise le prouve largement, mais au-delà de simple comptabilité, on peut ici surtout regretter le manque de vision de nos parlementaires, qui sont majoritairement au service de lobbys, et pas des citoyens qui les ont élus. Ces gens semblent vivre dans un autre monde, et continuent, fixés sur le taux de chômage actuel, de penser «qu’il n’y en a point d’autres comme nous», et que la Suisse échappera toujours à tout les malheurs. Puissent-t-ils se réveiller avant qu’il ne soit trop tard, et dans l’intervalle, La Gauche va prochainement déposer son initiative fédérale demandant de mettre fin à cette pratique honteuse des forfaits fiscaux.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

 

CP Syrie et Mali

Syrie : En pleine crise mondiale, le choix semble encore plus difficile entre réflexe néocolonialiste et simple soutien aux peuples arabes !
 
Entre la Colombie et l’Allemagne, en août, c’est la France qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU dans ce tournus mensuel. Le nouveau président français ne manque pas de désigner le couple sino-russe comme coupable de la «permissivité» onusienne, raccourci induisant que ces pays seraient co-responsables des 22’000 morts du conflit syrien. Cette analyse est aussi simpliste que dangereuse, car même s’il convient de tout faire pour trouver une issue à un conflit générant des milliers de morts, une intervention armée serait encore plus catastrophique. Dans ce conflit, les intérêts financiers, combinés avec l’importance de la situation géopolitique et stratégique de la Syrie, n’échappe à personne, ceci nourrit l’essentiel des motivations, voir même l’émergence de vilains réflexes néocoloniaux de bien des «sauveurs» potentiels de ce peuple massacré sous nos yeux.
 
M. Hollande ne peut rien, car le véto sino-russe, duo qui ne lâche pas le régime baasiste, pèse bien plus que les gesticulations indignées du président d’un pays pourtant ex colonisateur. Mais malgré le véto onusien, les soutiens aux forces anti Bachar existent, provenant surtout du Qatar et de l’Arabie Saoudite, avec des résultats de plus en plus probants, dans ce qu’il convient d’appeler un pseudo pays souverain, à moins que par «souverain» on n’entende pas résonner le mot «peuple», mais uniquement le mot «dictateur». Faut-t-il alors s’offusquer du soutien discret apporté aux forces anti Bachar el-Assad? Difficile de répondre, tellement le méli-mélo entre belligérants et intérêts des uns et des autres est devenu un véritable sac de nœuds. En partie influencés par les médias des grandes puissances capitalistes, on aurait plutôt tendance à voir ce soutien comme étant une bonne chose, même si nous ne nous faisons pas d’illusion sur les motivations réelles des bailleurs de fonds.
 
Aujourd’hui, on peut dire que le régime de Bachar vacille, et qu’il est même sur le point de tomber, dès lors, on peut affirmer que l’appel de la France aux opposants à préparer un gouvernement de transition est une bonne chose, qui doit être soutenue largement, car il est clair que la chute d’Assad menace gravement de persécution les minorités, et plus particulièrement les chrétiens et les alaouites. La Gauche espère donc que ce gouvernement de transition puisse se mettre en place, mais aussi qu’il demeure imperméable aux tentatives des plus grandes transnationales mondiales de s’emparer de toutes les richesses de la Syrie avec l’appui politique des marionnettes politiques qu’elles manipulent.
 
Au Mali, François Hollande demande une intervention de l’OTAN, organisme qui a pourtant mis le feu aux poudres avec son intervention en Lybie.
 
En effet, Kadhafi a historiquement toujours été proche des Touaregs nigériens et maliens, il leur avait même accordé en 2005 une carte de séjour à durée illimitée sur son territoire. Cette proximité avec la Lybie de Kadhafi a donc permis d’armer le conflit malien.
 
Sur le terrain, l’OTAN en est maintenant réduite à des missions humanitaires, pour tenter de réparer ses ingérences passées. Le risque que toute la région du grand Sahara s’enflamme est donc maintenant bien présent ; de nombreux bras extrémistes ayant été armés par l’intervention en Lybie. Alors, si tout le Sahel s’enflamme, que fera-t-on ? Ce sera probablement une bonne occasion pour certains de débarquer en force, pour «le bien de tous», pillant par la même occasion les ressources de ces pays. La crise mondiale, dans ce contexte, ne va sans doute pas freiner l’appétit des anciens colons. Actuellement nous sommes dans un contexte nouveau, avec un armement et des moyens de lutte qui ont considérablement évolués. Ce conflit pourrait donc assurément mettre le feu aux poudres et provoquer des bouleversements dans le monde entier. Partant, la responsabilité de ne pas désigner des responsables à la légère comme le font le président français, et bien d’autres, ainsi que celle de toujours privilégier le dialogue et l’émergence de la démocratie, et l’autodétermination des peuples, est très grande. En ce qui concerne la Suisse, nous devons retrouver une position de neutralité, car notre pays a le devoir historique de tenter de jouer un rôle de médiateur important dans un futur proche.
 
Pour le collectif national / Soufia Fekih et Frédéric Charpié

Procès-verbal du Congrès du 30.06.2012

3ème congrès national de La Gauche – Bienne – Le 30 juin 2012 

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1) Rapport d’activité 2011-2012 et point de situation

Frédéric Charpié / Secrétaire national 

Chers membres de La Gauche suisse, c’est avec plaisir que je déclare ouvert ce 3ème congrès national annuel de La Gauche.

Après la rencontre de Schaffhouse en 2009, le congrès fondateur de Lausanne en 2010 et le congrès de Zurich en 2011, c’est au tour de la section de La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE d’accueillir les militants pour ce 3ème congrès national officiel.

Depuis le congrès de Zurich, où nous avons décidé de lancer notre 1ère initiative fédérale demandant la suppression des forfaits fiscaux, cette récolte de signatures a été exemplaire chez les camarades alémaniques, et a malheureusement eu bien plus de peine à démarrer en Suisse romande, avec encore bien trop d’hésitation pour se lancer dans ce projet réunissant pourtant l’essentiel des forces de la gauche alternative romande, représentées dans le comité d’initiative national, heureusement, maintenant nous corrigeons le tir, et nous saluons les militants qui ont compris le besoin de réussir cette initiative, et s’engagent pour qu’elle réussisse. Nous allons tout à l’heure entendre notre camarade Zurichois Niklaus Scherr, qui va nous faire un état des lieux de l’avancée de cette récolte de signatures, et je crois que nous avons pris nos responsabilités au niveau du collectif national pour tout faire pour pouvoir réussir cette récolte de signatures, et notamment en demandant l’aide de grandes entités politiques et syndicales proches de nous.

Entre temps, nous avons aussi eu l’occasion de participer à diverses élections, et notamment aux élections fédérales en octobre 2011, avec des listes de La Gauche unitaire présentes dans 6 cantons différents. Hélas, le dernier siège occupé au parlement fédéral par notre camarade vaudois Josef Zisyadis n’a pas pu être sauvé dans le canton de Vaud, et nos amis de Genève n’ont pas non plus atteint leur but qui était de reconquérir un siège, et ce ratage est clairement, au moins du point de vue comptable, le résultat de l’impossibilité d’avoir pu réunir à ce moment là toutes les forces de la gauche alternative genevoise sous la même bannière unitaire, gageons que bientôt ces querelles feront place à l’unité indispensable et nécessaire de toute la gauche alternative genevoise pour transformer l’essai.

A l’heure du bilan annuel et de ce rapport d’activité, nous devons donc bien constater, du moins  encore pour l’instant, la très difficile et lente progression de l’unité de la gauche alternative sur le plan national, qui a certes connu des avancées, mais aussi quelques reculs dans certains endroits. Cette gauche alternative demeure pourtant à nos yeux la seule mouvance politique proposant une réelle « sortie de crise », bien différente que celle proposée par les autres partis gouvernementaux, consistant au pire à reprendre exactement les mêmes recettes pour foncer dans le même mur, et au mieux proposer quelques aménagements purement cosmétiques et inefficaces pour lutter contre ce capitalisme prédateur.

Au niveau cantonal, le canton de VD est parti tard, mais finalement sous la même bannière de La Gauche, et il rate de peu la formation d’un groupe parlementaire, manquant le 5ème élu nécessaire pour former ce groupe. La Gauche suisse doit donc pouvoir tirer à mon sens les enseignements utiles de cette bien trop lente progression dans l’unification indispensable des forces de la gauche alternative, et ne pas se contenter de chiffrer en nombre de voix obtenues sur le plan national la somme totale de ses forces encore bien trop dispersées, et qui ne parviennent ainsi pas à atteindre les buts que nous nous sommes tous fixés.

Je pense que nous devons dès aujourd’hui tirer un bilan sans complaisance de nos divisions encore bien trop nombreuses, pour changer, et tenter de réussir là où nous avons échoué. Un de nos buts est de pouvoir retrouver rapidement au moins 2 sièges sous la Coupole fédérale, et si possible dès la prochaine législature, le but ultime étant de pouvoir à terme reformer un groupe parlementaire nous permettant de réellement porter et promouvoir notre projet de société. Pour ça, mes chers amis, il faudra franchir encore quelques murailles, parfois difficiles à escarper, et nous battre pour que l’unité puisse réellement régner parmi nous, et aussi que cette unité, et la solidarité, priment largement sur quelques intérêts personnels, et aussi parfois sur les intérêts mal compris de différents appareils politiques. Je dis « mal compris », car ce sont bien des détails qui empêchent trop souvent la progression de nos grandes aspirations politiques générales, et nous le payons tous bien trop chèrement.

Je crois qu’à l’heure de ce bilan annuel, nous devons maintenant constater que nous sommes dans un creux de vague, et le manque d’investissement et de motivation de nombreux camarades dans ce projet unitaire national. Nous peinons donc manifestement à pouvoir passer des nombreuses indignations que nous partageons dans une écrasante majorité à une action réellement collective, unitaire, solidaire, et j’ai même envie de dire quasi fraternelle, nous permettant faire un bloc suffisamment soudé pour être réellement capable de transformer l’essai, et de progresser.

Depuis notre première réunion à Berne le 09 mai 2009, et ma nomination en septembre à Schaffhouse au poste de secrétaire national, je n’ai pas ménagé mes efforts pour tenter de comprendre certaines divisions, et je crois avoir sous-estimé la profondeur de certaines, et je constate que je ne suis pas parvenu à réellement créer le plus d’unité nécessaire dans la gauche alternative suisse pour qu’elle progresse de manière marquée, sinon par quelques éléments isolés qui ont relativement bien fonctionné.

Ici, j’ouvre une parenthèse personnelle, comme vous le savez, je me suis donné 10 ans d’investissement pour La Gauche avant de tirer un premier bilan. Maintenant, je vous annonce que je ne désire plus occuper ce poste de secrétaire national à partir du congrès de 2013. N’étant pas du genre à abandonner le navire sans permettre à ce dernier de conserver son cap, je vous propose donc de rechercher pour le congrès de 2013 un ou une autre secrétaire national, pour tenter de faire progresser cette unité, et ce ou cette dernière aura mon appui et mon soutien engagé si il ou elle le désire. Mon mandat de secrétaire national se terminerait donc au prochain congrès national de 2013, congrès ou je resterai candidat pour pouvoir continuer à travailler en tant que membre dans le collectif national. Et si personne ne se présente, je continuerai cet engagement de secrétaire, car il est pour moi inconcevable que La Gauche suisse soit mise en danger de ne plus avoir une personne engagée à sa tête après tous ces efforts consentis.

Dans l’intervalle, nous avons tous une mission, mais aussi une responsabilité collective de tout faire pour réussir à rassembler les 100’000 signatures valides exigées pour cette initiative fédérale, et je compte sur chacun de vous pour s’y engager, comme je vais aussi le faire. Je tiens aussi à souligner ici que je ne suis pas du tout déçu ou abattu, mais que je crois qu’il serait sage que je me retire, car une nouvelle personne pourra sans doute bénéficier de nouveaux espaces, que j’estime être indispensables pour continuer de faire avancer efficacement ce projet unitaire. J’ai toujours placé mon idéal avant tout, et c’est donc avec un grand plaisir que je pourrais mettre plus d’énergie dans le développement de cette section de La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE, pour continuer le travail amorcé, avec notamment le soutien indispensable à cette nouvelle section jeunesse qui pointe maintenant le bout de son nez 

Je tiens ici à remercier tout particulièrement celles et ceux qui m’ont aidé jusqu’ici dans ce mandat de secrétaire national, et qui m’aideront encore dans l’année qui s’annonce. Je ne sais pas encore sous quelle forme nous allons concrétiser ma demande de changement, mais ce point sera mis à l’ordre du jour du prochain collectif national. Je vais encore mettre beaucoup d’énergie durant cette année qui vient pour faire en sorte que La Gauche, plateforme nationale unitaire de la gauche alternative suisse, puisse continuer de vivre et de grandir. Pour en finir avec ce rapport d’activité annuel, je tiens à souligner que je ne désire pas commenter différents points relationnels devenus très difficiles, entre personnes, entre appareils politiques, entre sections cantonales, mais que je souhaite que nous puissions travailler dans le futur de manière apaisée et constructive à l’avenir de La Gauche suisse.

Je nous souhaite à toutes et tous un excellent congrès, et mon plus grand espoir est que vous puissiez tous y passer un excellent moment, ce matin, et aussi cet après-midi, avec une conférence qui s’annonce des plus intéressante, car je crois avoir pu trouver en la personne de M. Hessel un orateur d’une dimension internationale, et qui a beaucoup de choses intéressantes à dire, en le remerciant encore d’avoir répondu positivement à mon invitation.

Je vous remercie pour votre attention, et vous propose de continuer en passant au point suivant, à moins que l’un de vous ne demande la parole suite à ce rapport d’activité

FC

2) Modification des statuts : (bureau du collectif national)

Besoin de clarification de la majorité nécessaire pour voter lors des congrès, qui nous a posé passablement de problèmes au congrès de Zurich, et dont les documents des statuts en allemand et en français ont des versions différentes.

Décision : Pour les votes du congrès, il faut avoir une majorité de 2/3 des voix pour faire passer ou pour refuser un objet. Une modification sera faite dans nos statuts et la nouvelle version sera mise en ligne sur notre site national.

3) Amendement N° 1 :

« Les sections ont la liberté d’autoriser la double appartenance, ou pas »

Développement : Nous constatons que la double appartenance n’a pas apporté les effets positifs espérés, et que ce fut même, dans certaines sections, un handicap à leur croissance. Sans remettre en question cette notion au niveau national, nous pensons qu’au niveau régional, les sections doivent avoir cette compétence de décision.

Décision : Amendement refusé (avec un pour et 3 abstentions)

4) Amendement N° 2

« L’amorce d’un rapprochement avec le Front de Gauche français est demandé »

Développement : Nous continuons de travailler à l’élaboration d’une plateforme politique réunissant les gauches anticapitalistes, écosocialistes et féministes de Suisse, lors des élections fédérales, et progressivement dans les votations cantonales, dans le but d’unir nos forces sous la même bannière. Nous sommes aussi intéressés à collaborer à l’élaboration d’une plus grande entité européenne de plateformes politiques défendant les mêmes valeurs, et nous demandons un rapprochement avec le Front de Gauche français par un mandat donné au collectif national d’organiser ce rapprochement.

Décision : Amendement accepté à l’unanimité, avec en plus une demande de se renseigner pour une adhésion au parti de gauche européen à Bruxelles

5) Amendement N° 3

« Pas de limitation de mandat pour les forces vives de La Gauche »

Développement : Dans le souci de ne pas voir des personnes s’installer longuement dans les sièges du collectif national, une limitation de mandat de 5 ans a été mise dans les statuts de La Gauche. Hors quelques personnes, engagées bénévolement depuis le début, devraient quitter leurs fonctions dans 3 ans. Vu le temps nécessaire à la mise en œuvre de la plateforme nationale de La Gauche, ceci mettrait en péril la suite de son fonctionnement, voir même l’existence de La Gauche, il faut donc supprimer cette limitation.

Décision : Après discussion, nous ne changeons pas le délais de 5 ans maximum pour les mandats des membres du collectif national, mais nous précisons que nous ouvriront cette possibilité pour l’assemblée du congrès annuel, en cas de force majeure (par exemple si il manque de nouveaux-elles candidat-e-s), de prolonger un ou des mandat(s) de membres du collectif national pour garantir sa pérennité, et à titre exceptionnel.

6) Initiative fédérale, le point de la situation :

Notre initiative fédérale pour l’abolition des forfaits fiscaux sur la bonne voie.

Niklaus Scherr (ZH) présente le bilan de la récolte. Actuellement, nous comptons à Zurich plus de 45’000 signatures livrées, en tout nous devrions dépasser actuellement les 50’000 signatures pour La Gauche et tous ces partenaires de la gauche alternative suisse dont plus de 2/3 récoltées en suisse alémanique. Nous avons aussi conclut maintenant un contrat avec le parti socialiste suisse, qui nous assure la livraison de 20’000 signatures, et avec l’union syndicale suisse/UNIA, qui s’engagent à récolter 25’000 signatures. La base du contrat et la condition de réussite sont plus de 70’000 signatures de la part de La Gauche et ses alliées.

La machine de récolte de signatures de La Gauche a énormément travaillé du côté alémanique, et maintenant nous nous réjouissons de voir aussi les camarades romands se mettre à la tâche, et notamment les partis de solidaritéS et du POP. Ce sont ici d’excellentes nouvelles pour notre initiative fédérale, car nous pouvons réellement envisager, après ce point de situation, à nous engager maintenant pour réussir cette récolte de signatures, et pas pour simplement faire un score de récolte honorable.

En plus des signatures récoltées jusqu’au 19 mars 2012 le comité directeur a fixé des quotas minimaux pour la suisse alémanique et la suisse romande et les différents groupements et sections :

Suisse alémanique                           17’450

Suisse romande                               19’050

Sur la base des signatures comptées à Zurich au moment du congrès le nombre de signatures à fournir encore en suisse alémanique est de 13’500 et en suisse romande de 14’500.

Ci-dessous le détail romand et tessinois des signatures rentrées au bureau central de Zurich, après les nouvelles propositions de réalisation du CD faite début avril 2012 et qui sont à atteindre  jusqu’au 15.09.2012, ces chiffres ne tiennent donc pas compte des signatures déjà récoltées par les diverses sections jusqu’à la fin avril 2012.

Toutes les sections avaient déjà travaillé sur notre initiative fédérale et récolté des signatures, sauf le POP JU et le POP GE qui ont des représentants dans le comité d’initiative fédérale, et les communiste TI, Anticapitalistes VD, CS (combat socialiste) JU, et AVIVO romand, qui n’avaient pas encore récolté de signatures, mais n’ont pas d’engagement et ne sont pas membres du comité national d’initiative. A noter une bonne surprise de La gauche combattive GE, qui n’est pas dans le comité national, mais a réalisé 412 signatures/ 500 :

Remarques : Pour le PS et les syndicats, comme nous avons un accord national, ils ne figurent pas sur cette liste, pour les Verts, nous avons fait une demande nationale, et nous ne notons ici que les sections du JU et de NE avec lesquelles nous avons fait des demandes plus précises.

Attention ! Pour nous faciliter la tâche, il faut maintenant envoyer toutes vos signatures au bureau central de Zurich à l’adresse suivante :    

Alternative Liste (AL)

Postfach 1005

CH – 8026 Zurich

7) Résolution de soutien au peuple grec et à nos amis du parti de la gauche alternative grecque Syriza

Par cette déclaration, La Gauche suisse annonce son soutien et sa solidarité envers le peuple grec, et affirme fermement son rejet de cette politique d’austérité, consistant à faire payer la note générée par quelques spéculateurs et autres crapules capitalistes aux citoyens. Nous soutenons nos camarades du parti Syriza, qui auront fort à faire pour  pouvoir faire barrage à certaines mesures prévues dans le « mémorandum II », et notamment celle demandant encore une baisse salariale de 25% dans le privé, portant la diminution de ces salaires de moitié car une baisse de 25% est déjà appliquée. Ce paquet de mesures d’austérité pourra peut-être être légèrement différé à la demande d’Antonis Samarras, le nouveau premier ministre, mais il sera tout de même difficile à éviter pour les citoyens grecs. Seule une victoire de Syriza aurait pu annuler ce nouveau train de mesures, mais la lutte continue, et elle ne cessera pas tant que justice sera rendue aux 99% de citoyens grecs et des pays subissant ces politiques d’austérité.

La résolution est votée à l’unanimité de l’assemblée

8) Dernières modifications de la loi sur l’asile, discussion ouverte et décisions

Conscients de nos forces, et de notre engagement pour pouvoir réussir notre initiative fédérale, nous ne pouvons pas nous permettre de lancer un référendum, mais nous ne perdons pas de vue que la Suisse vient de franchir un pas supplémentaire incroyable dans le durcissement des mesures en matière d’asile. Partant, nous mandatons le collectif national pour : 1) Continuer de dénoncer partout ou c’est possible cette nouvelle attaque qui nous met à nos yeux au niveau d’une société barbare niant les fondamentaux dans lesquels elle s’est engagée, en signant par exemple la déclaration des droits de l’homme. 2) Prendre contact avec Solidarités sans frontières  et d’autres organisations pour faire un bilan de situation et tenter de comprendre pourquoi un référendum n’a pas encore été initié, et voir avec ces partenaires quel plan d’action nous pouvons envisager ensemble. 3) Créer un groupe de travail pour soutenir ce qui se fait déjà en matière de défense des droits des étrangers sur le plan juridique, car manifestement la Suisse vient de franchir un pas répréhensible du point de vue du droit et de différents accords qu’elle a conclu

9) Election des membres du collectif national :

GE : Orsini Magali ; Fernandez Tony ; Edgard Acévedo

SH : Florien Keller ; José Krause ; Till Aders ; Martin Jung

BE : Christian Trunz ; Frédéric Charpié ; Mélinda Vuilleumier ;

JU : Clovis Brahier ;

VS : Olivier Cottagnoud ; Yves Niveaux 

VD :  Humbert Mathias ; Yann Mamin ; Fekih Soufia

TI : Giovanni Galli 

BL : Benedikt Wyss

BS : Ruppli Christoph

FR : Yves Gaille ; José-Daniel Pernas

ZH : Ernst Joss ; Niklaus Scherr ; Manuel Sahli

Décisions et observations : Ces 24 membres représentent 11 cantons, nous enregistrons cette année 8 départs et  9 arrivé-e-s. Ces candidat-e-s sont nommé-e-s  par acclamation générale, la proposition de nomination d’un membre d’honneur est refusée (sauf 1 + 3 abstentions).

Le bureau du collectif national, nommé par les membres du collectif, est inchangé pour cette année: Frédéric Charpié – Secrétaire national (BE) // Olivier Cottagnoud (VS) – Coordinateur romand // Florian Keller (SH)– Coordinateur alémanique // Giovanni Galli (TI) – Coordinateur italophone // Christian Trunz (BE) – Comptabilité // Responsable informatique : Crettaz Guillaume (VS)

Après-midi :

 

10) Discours Cédric Iau

Président de la section « La Gauche Arc jurassien BE-JU-NE »

Mesdames, Messieurs, chers représentants des autorités locales, chers élus, représentant de la députation vaudoise, Monsieur le maire de Genève, chers membres de La Gauche, cher public,

C’est avec un énorme plaisir que je vous accueille cet après-midi à Bienne à l’occasion du 3ème congrès national annuel de La Gauche, pour assister à cette conférence qui sera donnée par M. Stéphane Hessel et Mme Manon Schick, et animée par M. Mohamed Hamdaoui.

Je ne vais pas vous faire un long discours, mais je dois vous dire qu’en tant que président de la section de La Gauche Arc Jurassien BE-JU-NE, mais surtout en tant qu’ouvrier métallurgiste, ex-gréviste licencié de la désormais tristement célèbre usine Boillat de Reconvilier, je suis particulièrement ému de pouvoir accueillir une personnalité comme M. Hessel à notre congrès annuel.

Vous savez, nous avons lutté à la Boillat pour dénoncer la stratégie destructrice d’un manager, un homme qui n’a plus rien à voir, comme de nombreux collègues à lui, avec un patron attaché à son entreprise et aux ouvriers qui la font vivre.

Nous avions raison, et a l’époque le Conseiller fédéral M. Josef Deiss a nommé un expert, M. Muller, qui a rendu un rapport qui est malheureusement tombé dans les oubliettes de l’histoire, et je me suis fait licencier avec 111 collègues en pleine médiation, malgré les promesses de M. Hellweg de ne pas licencier durant cette période, et qui nous avait conduit à reprendre le travail. Et sur cette liste figurait non pas les ouvriers les moins qualifiés, mais ceux qui se battaient pour sauver la fonderie la plus moderne d’Europe.

Le rapport de M. Muller est tombé aux oubliettes, la Boillat de Reconvilier est maintenant morte cliniquement, et M. Hellweg est venu achever son œuvre pour liquider définitivement l’entreprise. Alors je voulais ici rendre hommage à mes compagnons de lutte, ouvriers comme moi, et aussi aux 21 cadres licenciés, et bien leur dire que nous n’oublions pas, et que malgré cette catastrophe, malgré cette désolation, et bien d’autres, nous continuons la lutte, et comme le dit le camarade d’un parti ami, M. Mélenchon du Front de Gauche, « Nous ne lâchons rien ! » 

La lutte est inégale, c’est vrai, mais nous tenons à promouvoir un nouveau projet de société remettant l’humain et la nature qui l’entoure au centre de nos préoccupations, et qu’il ne soit pas simplement une bête de somme qui ne soit bonne qu’à engraisser le petit 1% d’ultra riches capitalistes. Nous ne sommes par responsable de réussir, mais nous pensons être au moins responsables de continuer de nous battre, pour nous, et pour les générations futures, dans un projet écosocialiste, anticapitaliste et féministe.

Je ne vais pas vous prendre plus de temps, je vous remercie pour votre attention, et vous souhaite à toutes et à tous une très bonne conférence !

11) Discours de M. François Contini / Conseiller municipal Vert de la ville de Bienne

Accueil de La Gauche et des conférenciers, et historique de la maison du peuple. (le rédacteur du PV ne dispose pas de ce discours, mais si il y a des intéressé-e-s ils peuvent le demander à info@lagauche.ch et on le demandera à M. Contini.

10) Conférence publique avec M. Stéphane Hessel et Mme Manon Schick

L’après-midi de notre congrès national était donc consacrée à une conférence publique, avec pour titre :

« De l’indignation à l’action ! »

Un moment très important pour La Gauche, notamment avec la contribution de M. Stéphane Hessel, qui nous a aussi «donné son mot» sur le sujet du matin portant sur le durcissement des mesures envers les requérants d’asile. Nous remercions aussi Mme Manon Schick, directrice d’Amnesty International en Suisse, qui a débattu avec M. Stéphane Hessel, et à M. Mohamed Hamdaoui, ancien journaliste parlementaire, syndicaliste, qui a animé ce débat.

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Stéphane Hessel en conférence (30 juin)

Bienne – Maison du peuple – le samedi 30 juin 2012 de 14h00 à 17h15 

INSCRIPTIONS

Est-il encore utile de présenter Stéphane Hessel, ce résistant auteur du célèbre petit livre « indignez-vous ! » ? Non, et La Gauche a la joie de pouvoir l’accueillir dans le cadre de son congrès annuel, pour donner une conférence publique à partir de 14h00 le samedi 30 juin, à la maison du peuple de Bienne. Attention vu que ce même week-end la braderie de Bienne battra son plein, nous recommandons vivement de vous rendre à notre conférence par le train, la maison du peuple se trouve à 5 minutes à pied de la Gare, et le chemin sera balisé sur place (inscriptions uniquement par internet sur ce lien )

Programme :

Matinée politique :               (réservé aux membres de La Gauche)

09h30 – 10h00         Accueil
10h00 – 10h15         Rapport d’activité de La Gauche (Frédéric Charpié – secrétaire national)
10h15 – 11h00         Présentation et vote des amendements 2012
11h00 – 11h30         Election des membres du collectif national
11h30 – 11h45         Initiative fédérale – point de situation
11h45 – 12h30         Discussion et vote sur les résolutions proposées
12h30 – 13h45         Repas de midi – buffet froid

Après-midi conférence :      (ouverte à tous, sur réservation)

 13h45 – 14h00         Message de bienvenue des autorités locales
14h00 – 16h00         1ère partie de la conférence avec Stéphane Hessel
16h00 – 16h15         Pause
16h15 – 17h15         2ème partie de la conférence avec Stéphane Hessel (questions du public)
17h15 – 17h30         Informations / message de clôture du congrès 2012
Dès 17h40                 Animation musicale dans la salle, et séquence libre de dédicaces de M. Hessel dans une pièce annexe.

Liste des prix : (les payements se font à la caisse à l’entrée de la manifestation)

Pour les militant-e-s de La Gauche :

Journée complète avec repas de midi compris, sans les boissons : 40.- CHF et 30.- CHF pour les étudiants, apprentis, AVS-AI et chômeurs (réservation en ligne sur www.la-gauche.ch)

Pour la conférence publique de l’après-midi :

Attention, réservation des places obligatoire !! 20.- CHF prix normal, et 12.- pour les étudiants, apprentis, AVS-AI et chômeurs (réservation en ligne sur www.la-gauche.ch)

Important : Toute la journée est traduite français – allemand par des professionnels, et des casques sont à disposition des participant-e-s, à noter que la conférence se fera essentiellement en français traduit en allemand.

 

Prises de position de La Gauche suisse pour les votations fédérales du 17 juin 2012

1) Accéder à la propriété grâce à l’épargne-logement 

  • Réponse : NON à 100%

2) Accords internationaux: la parole au peuple

  • Réponse : Non à moins de 3/4 des voix, donc « Liberté de vote

3) Modification de la loi fédérale sur l’assurance-maladie

  1. Réponse: NON à 100%
Les objets 1 et 3 ne souffrent d’aucune discussion, et les arguments essentiels
motivant le NON par différents organismes sont largement partagés par La Gauche.

Pour l’initiative de l’ASIN « Accords internationaux : la parole au peuple !»,

deux sections de La Gauche se sont prononcées pour (GE+VS), mais cette position est largement minorisée dans notre consultation nationale. A noter que d’autres militants de la gauche alternative genevoise qui  ont pris position en faveur de cette initiative ne s’expriment pas au nom de toute la gauche de la gauche helvétique, contrairement à ce qu’ils affirment. Nous notons aussi à ce sujet le rejet de cette initiative par nos partenaires, le parti solidaritéS et AL Zurich.

La Gauche n’accepte pas cette initiative de l’ASIN (quelques arguments)

1) Nous ne partageons pas les motivations de fond qui poussent l’ASIN  à vouloir surconsulter les citoyens. Selon nous, il s’agit surtout pour l’ASIN  de créer un nouvel outil pour faire souffler son vent de populisme.
2)  Cette initiative rend la consultation populaire obligatoire,  mais  change aussi le fait qu’actuellement le référendum facultatif (50’000  signatures) demande une consultation populaire à la majorité des votants. Avec cette initiative, ce sera la double majorité qui sera nécessaire, peuple et cantons, et politiquement nous contestons le fait que certains suisses de tout petits cantons pèsent  plus de 10 fois que d’autres citoyens pour décider de ce qui est bon ou pas à signer comme accords internationaux.
3) L’acceptation de cette initiative ne renforcera pas un protectionnisme sain et intelligent, mais accroitra, au contraire, le risque de précarisation des accords internationaux qui garantissent actuellement la préservation de certains droits élémentaires pour les citoyens.

Frédéric Charpié ‒ secrétaire national

 

 

Le très ambitieux duo «Thorens – Girod» en route pour la présidence des Verts en 2012

 

Les Verts suisses s’apprêtent à faire des choix qui vont orienter la politique qu’ils vont menerdans le futur sous la Coupole fédérale. La Gauche soutient bien entendu le maintien de la politique engagée par Ueli Leuenberger, mais en cas de glissement malheureux vers une double tête comme par exemple celle proposée par la vaudoise Adèle Thorens et le zurichois Bastien Girod, nous offrirons généreusement l’asile aux véritables verts.
En 2012, Ueli Leuenberger, qui sait que la seule technologie ne sauvera pas la planète, va céder sa place à la tête du parti. Ueli sait que sans partage des biens de consommation, du travail, un changement radical des rapports Nord-Sud, une sortie du nucléaire, du système capitaliste, et sans réflexion sérieuse non pas pour plus de croissance, mais de décroissance, notre «belle planète bleue» est condamnée. Mais d’autresvoix, plus élito-compatibles, ou simplement plus opportunistes, viennent contredire les théories durables et cohérentes du futur ex-président. Dans le discours des nouveaux venus, tellement creux, demain il faudra forcément miser sur une écologie du tout technologique. Ceci pourrait consister à greffer une puce à chaque bipède pour limiter sa consommation d’énergie, et pour la solidarité, on repassera… Pour remercier Ueli, ces jeunes verts très ambitieux, peuvent éventuellement lui offrir une villa «mynergie», 250 m2 habitables sur une parcelle de 1500m2 pour deux personnes, et pour rester économes, il leur suffira de reprendre les plans de celle d’Adèle Thorens. Ceci, plus une voiture qui carbure au bioéthanol brésilien avec 5 à 6 moteurs, 3 ordinateurs de bord et une combine dernier cri à l’hydrogène, et ce sera parfait. Et que le « dieu technologie »puisse venir en aide aux pessimistes râlant sur le recyclage et la durabilité de ces bidules.

Heureusement, Adèle Thorens est là, elle qui habite déjà une maison 100% verte, nous montre l’exemple.De plus, elle n’est pas fermée aux questions de real politique, puisqu’elle annonce déjà pouvoir envisager sans problème que l’on travaille plus longtemps, et oui, si c’est nécessaire pour… croître ? Antonio Hodgers,autre intrépide ambitieux du parti, est un peu pris de court par ce duo Thorens – Girod, mais il a des atoutsdans sa manche, par exemple ce n’est pas aux Verts genevois que l’on va apprendre la responsabilité, euxqui serrent le cordon de la bourse encore plus fort que la droite, et pas celui des plus nantis. Donc Antonio est mal servi par Bastien Girod, et pourtant le genevois était toujours prêt à soutenir ce 3ème larron avide de réussite, l’alémanique Vert aux dents longues, y compris quand il déconnait sec sur la migration et l’aménagement du territoire. Fort heureusement, quand Antonio arriva en Suisse, Bastien n’était pas auxcommandes pour justifier que le cor des alpes se mariait mal avec le tango, ce dernier étant une danse prenant trop d’espace sur le préau helvétique (…). Pour les propositions, difficile d’y voir clair, car les documents devant orienter le choix des militants ne sont pas publics, chez les verts, c’est donc l’opacité qui prédomine, mais on va dire de manière plus élégante que l’on préfère «travailler» en famille…

Les candidatures courent jusqu’à mi-janvier pour cette présidence, et la décision va se prendre lors d’un congrès national en avril 2012. Gageons que le réflexe du tri des déchets sera encore de mise, et que ces quelques jeunes ultras ambitieux, non pas pour la planète, mais pour leur petite carrière personnelle, vontse faire écarter et ne pas pouvoir prendre les rennes du parti. Sinon ? Et bien le dernier label vert d’un partigouvernemental désirant porter un projet de société viable et cohérent sera mort et enterré, et comme on préfère l’original à la copie, ces ex-camarades Verts vont encore trinquer face aux schizophréniques verts libéraux dans les prochaines consultations populaires, leurs supporters votant soit franchement libéral,glissant ailleurs, ou allant encore grossir le plus fort parti de Suisse, les abstentionnistes.

Si les choses tournent mal, ce que nous ne souhaitons pas bien entendu, La Gauche accueillera volontierstous les verts véritables, et y compris quelques élus sous la Coupole, pourquoi pas, pour y former à termeun nouveau groupe parlementaire écosocialiste, anticapitaliste et féministe. Donner l’asile ne nous fait paspeur, convaincus qu’il faut changer radicalement de cap, et très peu intéressés à nous contenter d’aménager l’enterrement de l’espèce humaine en se servant sur la bête capitaliste, pressant les plus démunis d’entre nous à grand coup de salamalecs, même verdoyants, tout en oubliant pas de les culpabiliser au maximum. Voussavez, cette fameuse masse qui pollue, ne comprend rien, solidaire des ouvriers, des migrants. Cette masse qui refuse de travailler jusqu’à 70 ans pour que quelques jeunes arrivistes puissent pavaner dans de belles villas «mynergie», et pourquoi pas devenir un jour conseillers fédéraux, une « récompense » suprême qui semble déjà leur faire tourner la tête.

Frédéric Charpié – Secrétaire national de La Gauche

 

Le Conseil fédéral peut manipuler les citoyens sans être inquiété

Le Conseil fédéral peut manipuler les citoyens sans être inquiété. Le Tribunal
fédéral décide effectivement qu’on ne reviendra pas sur une décision populaire
prise avec seulement 0,5% d’écart de voix par des citoyens bernés par le conseiller
fédéral Hans-Rudolf Merz, même si ce dernier admet que le peuple a voté en totale
méconnaissance de cause, il refuse même d’adresser des critiques au Conseil
fédéral dans le formulation de sa prise de position.

 

La Suisse va dans le mur, tous les coups sont permis au plus haut échelon de l’Etat, ceci est
maintenant confirmé officiellement avec la non entrée en matière du TF sur « l’affaire Merz », ou
plutôt « l’arnaque Merz ». Dans un climat de démantèlement social sans précédent, avec une
mainmise des lobbys et un tel laisser-aller totalement antidémocratique, le parti socialiste doit
quitter ce gouvernement. Vous avez l’habitude d’entendre la gauche de la gauche adresser cette
demande au PS, mais qui peut démontrer que nos craintes de cautionnement d’une politique à la
botte des lobbys ne se confirment pas clairement dans les faits aujourd’hui ?

Une majorité de pays industrialisés sont gouvernés avec une vision à court terme, et la Suisse
n’échappe pas à cette règle. Notre Conseil fédéral manque de vision politique, et sa tâche
essentielle serait pourtant de garantir sur le moyen et long terme la prospérité et la paix sociale
dans notre pays, mais il préfère servir les lobbys avant le peuple, quitte à devoir lui mentir,
et en toute impunité, il faut que ça change. Seul un renversement de majorité peut permettre
d’atteindre ce but. Nous devons aussi promouvoir de nouvelles solidarités avec un «reste du
monde» qui ne permettra plus désormais que soient exercées de nombreuses ignominies,
comme le fait que notre pays soit pendu aux mamelles de l’injustice et du détournement fiscal
international. Il faut des réformes profondes, pour éviter de devoir subir bientôt une pression dans
laquelle nous n’allons plus rien pouvoir négocier.

En 2011, nous pouvons déjà affirmer que la facture des conséquences directes des multiples
démantèlements sociaux en cours sera très salée pour l’ensemble de la population dans
les années à venir. Les récents abus de confiance exercés par nos dirigeants, à l’instar du
titanesque mensonge d’Hans-Rudolf Merz pour étayer son opposition au référendum contre la
seconde réforme de la fiscalité des entreprises, balayant ainsi ce référendum pour seulement
0,5% des voix, ou les mensonges maintenant admis de Pascal Couchepin sois disant sur l’autel
du «bien collectif» pour éviter à la caisse unique de passer le cap des urnes, ne doivent plus être
des manipulations de l’opinion tolérés à l’avenir. Dans de tels cas, on doit pouvoir invalider une
votation, voir punir les auteurs de tels mensonges d’inégibilité à vie, et d’amendes exemplaires si
nécessaire, car là réside l’enjeu du maintien d’une réelle démocratie, ni plus ni moins.

Appuyé par ces récents évènements, et ceci cumulé avec l’observation des agissements
des deux élus socialistes actuels au Conseil fédéral, dont une mène une politique de l’asile
digne de la pire droite, et l’autre annonce déjà la couleur de prochaines coupes sociales à
opérer, le parti socialiste doit maintenant réfléchir à quitter rapidement ce gouvernement. Ceci
permettrait de pouvoir clarifier un réelle politique de gauche (car nous espérons qu’il en subsiste
encore une à la tête de ce parti), et espérer ainsi pouvoir renverser la majorité de droite ultra
dominante aux prochaines échéances fédérales de 2015. Mais pour changer nos majorités
gouvernementales, le travail doit commencer dès le lendemain des élections fédérales, sans
s’enfoncer lamentablement dans cette politique de démantèlement social, y participer, ou encore
pire, l’organiser par le truchement d’élus socialistes très collaborants au Conseil fédéral.
Frédéric Charpié – Secrétaire national

Conseil fédéral, La Gauche regrette la défaite de Pierre-Yves Maillard, et constate sans surprise la poursuite inéluctable des dérives de l’UDC.

L’UDC totalement à la dérive !

Nous avons vécu une matinée d’élection où l’UDC perd véritablement sur tous les tableaux.Et c’est une très bonne chose, mais nous n’en sommes pas étonnés. Après avoir présentépuis retiré un candidat qui a détourné un héritage, on constate maintenant que l’UDC deChristophe Blocher a aussi menti en possédant un important journal bâlois par le truchementde la fille de l’intéressé. Ces deux affaires récentes sont cumulées avec l’usure du discoursxénophobe, de la couverture de toute la Suisse d’affiches nauséabondes qui agacent lapopulation. Et maintenant la mauvaise foi de l’UDC dans cette élection du Conseil fédéral,qui a même réussit à se mettre son allié PLR à dos en attaquant son siège, se paye donccash dans les urnes. On flagorne beaucoup à l’UDC sur la soit disant droiture du parti et lesdérives et le laisser-aller des autres, La Gauche espère que ces récents évènements vontcontribuer à ouvrir les yeux des citoyens dans les prochaines invitations à se prononcer dansdifférentes urnes cantonales.

 

Pierre-Yves Maillard évincé, pas une bonne nouvelle pour La Gauche
Nous restons convaincus que dans les circonstances actuelles, et indépendamment despersonnes, les socialistes sont malheureusement juste invités à jouer les simples perroquetsdes projets de droite en participant au Conseil fédéral, et ne devraient plus y participer.Et comme nos camarades s’entêtent à continuer d’y participer, nous avions clairementcommuniqué notre préférence pour Pierre-Yves Maillard. Un candidat plus clair dans sapolitique, plus à même de protéger nos places de travail, et bien plus à gauche qu’AlainBerset. Nous nous attendions donc à la défaite de Pierre-Yves Maillard, pas par un manquede qualités de ce dernier, mais par son positionnement à gauche du parti socialiste. AlainBerset est clairement un militant de l’aile droite et libérale du parti, ce qui plait bien plus auxlobbys, et nous pensons plus particulièrement aux lobbys des caisses maladies, qui peuventaujourd’hui se réjouir de ne pas devoir lutter contre le volontarisme de Pierre-Yves Maillard.La Gauche considère dès lors que si deux socialistes sont toujours au Conseil fédéral, lepeu de socialisme qui y restait, déjà bien étouffé par la majorité de droite, vient maintenantde le quitter, car Mme Sommaruga mène de son côté une véritable politique de harcèlementà l’encontre des requérants d’asile. Quant à l’écart de score entre les deux socialistes, ildémontre bien que nos élus fédéraux ont des ficelles de lobbys toujours plus nombreuses,épaisses, et bien accrochées à leurs mains, et pour La Gauche, ceci n’est pas une bonnenouvelle du tout pour l’écrasante majorité de la population suisse.

Frédéric Charpié – Secrétaire national

 

Le paquet de Simonetta Sommaruga passe le cap de la chambre haute, sa réélection est donc garantie ce mercredi ! Pauvres requérants d’asile…

 

C’est fait, la chambre haute vient d’approuver le paquet de mesures restrictives enmatière d’asile proposées par Simonetta Sommaruga. Ainsi, après être probablementla socialiste préférée de Marine Le Pen, la conseillère fédérale est aussi assurée d’uneréélection mercredi.
Une politique qui rend mal à l’aise, mais qui sont ces abstentionnistes?
Le résultat du vote de la chambre haute sur ce paquet de mesures, dont La Gauche s’est déjàlonguement expliquée sur la cruauté et l’inefficacité, nous laisse pantois. Une petite majorité denos députés ont un avis sur la question, 14 pour, 4 contre, et 16 abstentions !!!Mais qui sont ces abstentionnistes ? Des socialistes gênés, à l’instar du jurassien Claude Hêche, qui regrette que l’on puisse supprimer les demandes d’asile dans les ambassades? Descentristes lucides et possédant un peu d’humanisme ? Des membres de l’extrême droite jalouxqu’une socialiste fasse plus fort qu’un des leurs ? Difficile à déterminer. Mais il serait bon desavoir précisément qui vote quoi au Conseil des Etats, pour que les citoyens en soient informés,on appelle ça de la démocratie.

Christian Levrat, un président encore lucide ?
Vu le contexte politique faisant des socialistes élus au Conseil fédéral les simples perroquetsde la droite, y participer encore est une idiotie. Mais cependant nous distinguons bien la loi, etles projets, et qui fait quels projets. Depuis son élection au Conseil fédéral, Mme Sommarugan’a de cesse de s’en prendre aux requérants d’asile. L’ambiance dans son département estdésastreuse. La Gauche se demande donc quel est encore le degré de lucidité de ChristianLevrat et de son comité directeur, et jusqu’où il compte laisser aller sa conseillère fédérale sansbouger ? Le poisson pourrissant toujours par la tête, tout ça est très inquiétant…

Une Suisse de tradition humaniste, pas un peuple de barbares !
La Suisse, si elle adopte ces mesures, aurait meilleur temps de déclarer ne plus avoir du tout depolitique d’asile! Mais comment pouvons-nous à ce point fouler du pied les droits de l’hommedans notre pays? On veut nous faire croire que maltraiter ainsi des êtres humains est digne d’unétat de droit? Que ceci devrait entrer dans nos coutumes? La Gauche refuse de considérer laSuisse comme un pays de barbares. Nous luttons contre la barbarie, ici, et ailleurs, car notrepays à une tradition d’accueil et de respect. Nous allons donc continuer de nous battre pour cesvaleurs, même si la faiblesse de la minorité à s’insurger contre de telles pratiques nous fait froiddans le dos… Cela restera un devoir pour nous de dénoncer ce genre de politique, bien loin descalculs électoraux nauséabonds, car rien ne justifie jamais de pratiquer de telles maltraitances.Une Suisse déroulant le tapis rouge à des dictateurs pour de l’argent et maltraitant ainsi despersonnes dans une telle précarité a perdu la face, elle est méconnaissable.
Frédéric Charpié – Secrétaire national

 

Le plat préféré du lobbyiste reste encore le mouton

Le 23 octobre 2011, le peuple a décidé de ne rien décider. Il a mollement reconduit les majorités gouvernementales qui nous dirigeaient, recentrant un peu le tout. Seul réel changement, on a cassé un peu du vert de gauche, le vert des lucides pour qui écologie ne peut que s’accorder avec justice sociale et rapports Nord-Sud équilibrés, et on a permis  l’accès sous la Coupole à cet abominable et paranoïde oxymore, les «verts-libéraux». Alors, qu’attendre de ce «nouveau» contexte politique ?

Il est intéressant, passé les promesses électorales, de dresser la liste qui s’allonge du massacre de nos emplois. Le franc fort est l’alibi, la bonne raison, l’explication, la justification, le pot de vaseline indispensable pour faire passer tous les plans de licenciements, y compris les plus abominables.

Alors, qui va pouvoir stopper ce massacre ? Qui va ordonner des mesures fortes en votant une loi d’urgence interdisant tout licenciement en cas de bénéfices de l’entreprise ? Qui va proposer de préserver nos acquis sociaux les plus élémentaires comme le maintien de notre taux de conversion du 2ème pilier ? Et surtout quelle majorité va accepter ces propositions ? Poser ces questions, vu la majorité de pantins bourgeois employés de lobbys siégeant sous la Coupole, c’est déjà y répondre.

La gauche alternative suisse, privée momentanément de parlement, reste bien le dernier ressort anticapitaliste. Nous sommes les farfelus qui voulaient il y a déjà plus de 10 ans taxer les transactions financières ! Et bien c’est avec une grande admiration que nous, farfelus, regardons les Merkosy’s s’agiter vainement, aggravant par des mesures toujours identiques l’enlisement général dans le grand marécage capitaliste. Les pauvres ont pour mission de «sauver l’Europe» chaque semaine…

C’est avec tristesse que nous constatons, qu’après avoir voté en brave troupeau, ce seront les mêmes moutons qui vont devoir passer à la tonte. Mais attention, maintenant, la laine est manquante pour pouvoir assurer aux ultras riches leurs bonus et leur train de vie, donc c’est bien dans le gigot qu’ils vont devoir tailler, l’air de rien… Nous savons que la solidarité ne fonctionne pas pour la majorité des helvètes, car ils se sentent à l’abri du chômage, et de divers aspects de paupérisation de la société, mais là tout le monde est concerné car le gigot, ce sont nos retraites !

Donc, un jour proche, peut-être, le peuple comprendra qu’à préférer voter pour les larbins des lobbys, il vote contre son intérêt. En 2011, le capitalisme, avec sa vieille machine à fabriquer des tétanisés lobotomisés, gavée d’argent pour mener campagne, continue de faire croire que rien n’est possible, et que nous sommes interdépendants de la maladie congénitale des autres. Mais ce n’est pas la réalité ! Nous pouvons encore faire énormément pour rétablir des équilibres perdus, permettre aux plus démunis de vivre décemment, stopper la saignée de la classe moyenne et l’érosion de nos acquis sociaux, aller vers plus d’autonomie et de réelle protection de nos places de travail, vers une meilleure protection de notre agriculture pour viser plus de souveraineté alimentaire, et qui nous en voudra ? Celles et ceux à qui nous aurons rendu l’argent volé en liquidant par exemple les forfaits fiscaux accordés à leurs concitoyens ?

Donc nous gardons courage, avec le recul de l’UDC, le début d’une prise de conscience semble s’amorcer, peut-être accélérée avec une bonne taille dans les retraites, et d’autre prochaines mesures concernant toute la population. Les seules questions valables sont donc maintenant de savoir combien de temps il faudra à ce système capitaliste pour s’écrouler complètement, et combien de privations devront encore vivre les citoyens suisses pour réagir et dire stop à cette politique suicidaire.

Frédéric Charpié – Secrétaire national de La Gauche